Dimitry Bivol a eu le dessus sur le boxeur québécois.

Jean Pascal s'incline par décision unanime devant Dmitry Bivol

Dmitry Bivol n'a jamais été défié par Jean Pascal et le boxeur de Saint-Pétersbourg a conservé sa ceinture des mi-lourds de la World Boxing Association (WBA) au Hard Rock Hotel & Casino d'Atlantic City, samedi soir.

Bivol a obtenu la faveur des juges par des pointages de 117-111 et 119-109 - sur deux cartes - pour porter sa fiche à 15-0, avec 11 K.-O.

Pour Pascal (33-6-1, 20 K.-O.), il s'agit d'un quatrième revers à ses huit dernières sorties.

Le Lavallois n'a jamais été dans le coup dans ce combat, étant complètement déclassé par le jab et la vitesse de Bivol, qui a effectué une troisième défense du titre acquis le 4 novembre 2017, alors qu'il avait passé le K.-O. dès le premier round à Trent Broadhurst.

«Je suis vraiment très déçu d'avoir perdu, a déclaré Pascal après le combat, sur les ondes de la télévision à la carte. Je m'étais entraîné très fort. Bivol est vraiment l'avenir de la division. J'avais prédit qu'il serait champion après une séance d'entraînement avec lui. Il ne m'a pas fait mentir.»

Pascal a connu ses meilleurs moments aux neuvième et 10e rounds, mais déjà, il était trop tard et ça n'a pas été suffisant pour lui faire gagner ces rounds sur la carte de deux des trois juges.

La vitesse du champion du World Boxing Council de 2009 à 2011 n'était pas non plus au rendez-vous. S'il est de toute évidence en très grande forme, la vitesse des beaux jours ne l'accompagne plus entre les câbles.

Pendant ce temps, Bivol a livré un combat exemplaire, ne tombant dans aucun des pièges que Pascal a tenté de lui tendre. Méthodique, le Russe a occupé le centre du ring de la première à la dernière seconde et a donné une leçon de boxe à Pascal, qui a encaissé plusieurs dizaines de jabs et de nombreux crochets de droite, souvent lancés en combinaison.

Pascal a été incapable de s'installer à l'intérieur, là où il aurait eu les meilleures chances d'ébranler son adversaire. Le jab de Bivol a tout simplement barré la route de l'aspirant.
Incapable d'installer sa stratégie de boxe, Pascal a tenté de déconcentrer son adversaire à compter du quatrième. En vain. Bivol n'a jamais mordu et Pascal s'est retrouvé dans le pétrin au pointage.

Bivol a d'ailleurs augmenté la cadence à compter du cinquième, martelant Pascal de nombreuses combinaisons. Le scénario s'est répété au sixième. Pascal est d'ailleurs retourné dans son coin en titubant.

Se sachant dans le pétrin, Pascal a amorcé le huitième en force, logeant une puissante combinaison à la tête du champion qui, surpris, a été forcé de reculer. Mais cela n'a pas duré: Bivol a rapidement repris ses sens et a chèrement fait payer cette lancée à Pascal.

Le neuvième round a possiblement été le plus serré de l'affrontement. C'est là que Pascal a pu placer ses meilleurs coups, dont un puissant crochet de droite à la tête de bivol, ainsi que quelques bons jabs. Possiblement le seul round clairement gagné par Pascal, mais Bivol a aussi connu quelques bons moments.

Stéphan Larouche, l'entraîneur de Pascal, a bien souvent tenté de faire comprendre l'urgence de la situation à son protégé, mais celui-ci n'avait tout simplement pas de réponse pour l'énigme Bivol.

Malgré tout, au sortir du ring, le Québécois de 36 ans a refusé de dire qu'il venait de livrer son dernier combat.

«J'ai encore beaucoup d'essence dans le réservoir, a-t-il analysé. Je suis dans une forme exemplaire et j'ai fini le combat en force. (...) Dans la vie, il faut persévérer.»