Jean Pascal s'est mesuré à Steve Bossé, vendredi, à la Place Bell.

Jean Pascal poursuivra sa carrière chez les mi-lourds

LAVAL — Jean Pascal a pris sa décision : sa carrière se poursuivra à 175 livres, où il se voit redevenir champion du monde.

«C'est pour ça que je veux continuer; j'ai encore du "gaz dans la tank", a-t-il imagé après son choc face à Steve Bossé, vendredi, à la Place Bell. C'est certain qu'on a des choses à travailler mon entraîneur et moi, mais c'est ça l'objectif de ma carrière : redevenir champion du monde pour le peuple québécois.»

Pascal (33-5-1, 20 K.-O.) compte d'ailleurs se tenir prêt.

«À la boxe, les choses viennent rapidement, on ne sait jamais. On ne peut pas dire deux, trois, ou un combat. Je vais me garder prêt, j'aime me tenir au gym, comme ça, si le téléphone sonne demain matin, je serai prêt.»

«Je suis convaincu que c'est le cas : s'il recevait une offre demain, il serait prêt. Il n'aurait pas besoin d'autres combats», a ajouté Yvon Michel, qui pourrait bien se retrouver de nouveau partenaire d'affaires avec l'ex-champion du World Boxing Council (WBC).

«Jean est indépendant, mais bientôt, nous aurons peut-être trois champions du monde de la division chez GYM, a-t-il dit en référence à Adonis Stevenson (WBC), Artur Beterbiev (International Boxing Federation) et Eleider Alvarez, qui pourrait mettre la main sur le titre de la World Boxing Organization (WBO), face à Sergey Kovalev, le 4 août prochain. Si ce n'est pas immédiatement en championnat du monde, j'aurai de la place pour lui dans mes galas.

«Tout ce dont Jean a besoin, c'est une date, un adversaire et du temps pour se préparer.»

Peu importe qui seront les détenteurs des différentes ceintures après le 4 août, Pascal les connaît tous très bien.

«[Dmitry] Bivol [champion de la World Boxing Association] a été mon partenaire d'entraînement pour mes combats face à Kovalev; Artur a aussi été un partenaire d'entraînement, alors les deux, je les connais très bien. Tous les champions de ma division, je les connais bien finalement, peut-être même un futur champion aussi en Eleider. Je n'ai pas vraiment de choix, de favori. C'est à moi d'être prêt.»

Bossé à l'écart pour quelques mois

Quant à Steve Bossé (1-1, 1 K.-O.), il devra s'absenter du ring pour au moins quatre mois.

Le combattant de Saint-Jean-sur-Richelieu s'est infligé une déchirure partielle du biceps droit à l'entraînement, au Kronk Gym, à Detroit, il y a de cela près de six semaines et devra passer sous le bistouri lundi.

«En quelque part, j'ai été chanceux dans ma malchance, car après six semaines, le tendon meurt. Le docteur m'a dit que la date limite se trouvait autour du 25, 26 juillet», a expliqué Bossé, qui semble également souffrir d'une fracture du côté droit de la mâchoire en raison des nombreuses gauches que lui a servies Pascal.

Bossé souhaite prendre le temps d'analyser cette défaite avant de statuer sur son avenir. Mais s'il désire poursuivre l'aventure en boxe, Michel aura de la place pour lui.

«Ce qui s'est passé [vendredi] soir, c'est exactement ce que je pensais qu'il allait se passer entre Pascal et Bossé. Steve se bat pour gagner, mais il n'a seulement qu'un combat d'expérience. Si Steve Bossé veut persister à boxer, il pourrait être une vedette en boxe professionnelle. [...] Si Jean ne l'avait pas pris au sérieux, il aurait pu avoir une mauvaise surprise.»