Habitant le Maryland, Sylvain Côté possède son bateau, «l’Espadon», avec lequel il organise des excursions en haute mer et pêche le thon rouge.

Sylvain Côté: marquer l’histoire

Il en est passé des hockeyeurs au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec, qui célèbre cette année son 60e anniversaire. Du nombre, seulement une poignée ont marqué l’histoire de l’évènement. Sylvain Côté est l’un de ceux-là. Originaire de Québec, il a été, en 1978 et de 1979, le chouchou des amateurs qui ont rempli à craquer le vieux Colisée à chacun des matchs qu’il a disputés avec l’équipe de DSNCO (Duberger-Les Saules-Neufchâtel-Charlesbourg Ouest).

«Ce sont de bons souvenirs», explique le défenseur reconnu pour ses habiletés et son puissant lancer frappé qui terrorisait les gardiens. «C’est quelque chose que je ne pourrai jamais oublier. Chez nous, le Tournoi pee-wee était une tradition. Mes parents gardaient des jeunes qui jouaient au tournoi. Très tôt, j’ai pu réaliser l’ampleur de l’événement. J’ai été chanceux de pouvoir y prendre part et de gagner la finale deux années de suite.»

Côté ne croit pas que c’est à cause de lui que les amateurs de hockey de Québec s’étaient rendus si nombreux pour assister à ses matchs. Il est d’avis que c’est pour la formation de DSNCO qu’ils avaient vibré, une équipe locale, très talentueuse ayant obtenu le support de la ville de Québec et de sa région.  

«Jouer au Tournoi pee-wee a été un événement marquant dans ma carrière. J’étais bien heureux que mon fils puisse vivre cette aventure-là (2013) qui, comme ça a été le cas chez moi, grandirait avec lui toute sa vie durant», mentionne le défenseur qui rappelle que tout au long de ma carrière, il a eu la chance de jouer avec des équipes compétitives, dirigées par d’excellents entraîneurs, ayant connu beaucoup de succès. «J’ai gagné un championnat dans le midget AAA avec les Gouverneurs de Sainte-Foy avant de perdre en finale de la Coupe Air Canada, le championnat de la LHJMQ avec les Olympiques de Hull et j’ai joué dans une finale de la Coupe Stanley avec les Stars.»

Capitaine Sylvain Côté

Coté a accroché ses patins en 2002. Son utilisation ayant été limitée à un match pendant le premier mois du calendrier, il a rencontré le dg des Capitals afin de parler de son avenir.

«Être laissé de côté match après match, ce n’était pas la manière que je désirais terminer ma carrière. Alors les Caps ont un peu facilité ma retraite.»

Mais si Côté aimait toujours autant jouer au hockey, ce ne fut pas véritablement un choc pour lui d’arrêter. Après 18 saisons, il savait que la retraite s’en venait et il avait déjà commencé à se préparer pour son après carrière. Accrocher ses patins fut donc moins douloureux. 

«C’est sans regret que j’ai pris ma retraite. J’avais évolué 18 saisons dans la Ligue nationale, joué plus de 1000 matchs (1171) et j’avais eu la chance de prendre part à une finale de la Coupe Stanley. J’ai donc eu une belle carrière. J’ai été très discipliné pour être dans un bon état physique et mental pour jouer aussi longtemps et j’ai été chanceux au niveau des blessures. Je suis fier. Ma carrière est le fruit de ma grande motivation, de mon travail et de mon amour pour le hockey et de la compétition.

«En fait, j’ai un regret et c’est de ne pas avoir gagné une Coupe Stanley. Mais je ne crois pas que cela jette de l’ombre sur ma carrière. Plusieurs excellents joueurs de la LNH n’ont même pas eu la chance de participer à la finale. Pour la gagner la Coupe, il faut que la terre, le soleil et les étoiles soient tous alignés.»

Grand amateur de pêche en haute mer, un sport qu’il a découvert au milieu des années 90, Côté avait, en 2002, pris des arrangements pour se faire construire un bateau de pêche, l’Espadon, qui lui permettrait  de pratiquer son sport favori et même lancer sa propre entreprise d’excursions. Sa retraite lui a permis de s’impliquer dans sa construction et d’acquérir les connaissances pour en assurer lui-même l’entretien aujourd’hui.

«Comme la plupart de mes clients sont des gens que j’ai connus il y a plusieurs années, ils sont au courant de mon passé. On parle donc beaucoup de hockey. C’est la même chose avec la personne que j’ai engagée pour conduire mon bateau, un grand amateur de hockey et un fan des Capitales.»

Adepte de la pêche sportive dans laquelle il s’est signalé dans différentes compétitions, Côté a aussi commencé à s’adonner à la pêche commerciale du thon rouge de l’Atlantique (Bluefin Tuna)  en Caroline du Nord, une activité qu’il peut pratiquer entre janvier et mars.

«C’est le fun d’emmener des gens pêcher. Mais quand on aime la pêche, on veut aussi prendre soi-même du poisson. La semaine dernière, on a attrapé deux thons rouges dont un est de très très bonne qualité. Il sera vendu dans le cadre d’une enchère au Japon.»

Même s’il est très occupé par ses activités professionnelles, Côté s’intéresse toujours au hockey. Il suit assidument les activités de la LNH et assiste régulièrement à des matchs des Capitals. De plus il participe à des activités de promotion du hockey.

«J’ai recommencé à jouer il y a un an. Avant, je disputais un match par année avec des anciens. Maintenant, je joue tous les vendredis matin. C’est du hockey récréatif. Nous avons une belle gang et beaucoup de plaisir.»

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QUESTIONS/RÉPONSES

Q  Fait marquant

Ma participation à la finale de la Coupe Stanley avec Dallas en 2000.

Q  Coach marquant

Simon Robitaille qui m’a coaché durant atome, bantam et midget AAA à Québec. Il a été une bonne inspiration et m’a aidé beaucoup sur la patinoire, mais aussi hors glace au niveau de la préparation physique.

Q  Victoire la plus mémorable

R  Le championnat de la LHJMQ avec les Olympiques de Hull (1986). On avait battu les Voltigeurs de Drummondville en finale et on avait fini les séries avec une fiche de 15 victoires, aucune défaite. La camaraderie que l’on avait avec tous les joueurs, des plus jeunes jusqu’aux plus vieux, c’était vraiment spécial. C’est une des raisons de notre victoire.

Q  Dans 20 ans

R  Dans 20 ans, je vais avoir 73 ans. J’espère être encore en santé pour pouvoir courir les arénas avec mes petits-enfants. J’aimerais beaucoup faire ça.

Q  Rêve

R  Je fais beaucoup de tournois de pêche et j’en ai déjà gagné certains, comme le Tuna Tournament à Ocean City, deux années consécutives. Et j’ai eu une deuxième place à Mid-Atlantic 500. Celui que j’aimerais maintenant gagner, c’est le Annuel White Martin Open, au début d’août, à Ocean City.