L'artiste Jean-François Baril, qui n'a pas eu la chance de participer au Tournoi pee-wee, est heureux que son fils Nathan puisse vivre l'expérience.

Jean-François Baril, père et fan avant tout

«Le hockey c’est ma passion. J’aurais voulu, quand j’étais jeune, faire partie d’un programme de hockey comme celui dans lequel mon fils Nathan évolue. Il est chanceux de vivre ça. C’est vraiment une belle expérience pour les petits gars.»

Artiste aux nombreux talents, Jean-François Baril était de passage au Centre Vidéotron mercredi afin d’encourager fiston qui défend les couleurs du Noir et Or de Mortagne au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec. Une présence qui n’avait rien d’exceptionnelle pour lui. Malgré un horaire professionnel chargé, il s’est toujours impliqué comme coach dans les équipes pour lesquelles son garçon a évolué, à l’exception de cette saison. 

«On a toujours du temps pour nos enfants. Et moi, je suis un petit gars dans l’âme et du hockey j’en mange. Je l’écoute à la télé et je joue encore deux fois par semaine. Donc je trippe à être avec eux autres.

«Ma fille a fait de la gymnastique pendant longtemps, maintenant elle fait de la danse, et je suis là autant. Nos enfants, ce sont nos enfants, on les encourage. Mais je ne peux pas m’impliquer, je ne connais rien dans le hip hop. Et je ne pense pas qu’on voudrait que je fasse les chorégraphies [rire].»

Baril avoue qu’il s’en est fallu de peu pour que la carrière de hockeyeur de Nathan ne dure qu’un hiver. «Il a pleuré la première année quand je lui ai mis l’équipement sur le dos. Je ne l’ai pas forcé et il est allé faire du karaté. Il a cependant continué à jouer sur la patinoire que je faisais en arrière de la maison. Un jour, il a décidé de faire du hockey libre. Je lui ai dit : “Pas de problème”. Aujourd’hui, il joue pee-wee AAA et il est premier compteur de la ligue. C’est la preuve qu’il ne faut pas les forcer.»

Efforts récompensés

Baril n’a jamais eu la chance de jouer au Tournoi pee-wee. Natif de Maskinongé, en Mauricie, il aurait dû aller à Trois-Rivières afin de faire du hockey élite, ce qui n’était pas possible pour lui. Il a joué toute sa carrière dans les classes récréatives. Il profite donc pleinement de son passage au Centre Vidéotron.

«Je suis vraiment content pour Nathan et pour son équipe parce que je sais que le Tournoi pee-wee était un objectif en début d’année. Et ils ont travaillé fort pour accumuler des victoires. Alors, le crédit est à eux. Moi je trouve juste beau de voir aller Nathan. Il est discipliné, il se couche tôt, il mange bien, il s’entraîne. C’est plaisant que ses efforts soient récompensés par de beaux événements comme ça. Et on se rendra où on se rendra. Personnellement, je ressens énormément de fierté et j’ai du fun au bout.»

Comme c’est souvent le cas quand il se retrouve dans un lieu public, Baril a fait tourner des têtes, mercredi. Bien des gens avaient reconnu la vedette. Mais il insiste. Quand il est à l’aréna, il est le père de Nathan. «Je suis fan. C’est mon joueur préféré, le Noir et Or c’est mon équipe, la formation que je suis parce que le Canadien est poche cette année.»

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DÉPART TARDIF COÛTEUX

Opposé au Collège Marie-de-l’Incarnation, le Royal de l’école Cardinal-Roy a mis plus d’une période à se mettre en marche et les Panthères en ont profité pour inscrire trois buts et se sauver avec une victoire de 3 à 0. «Les joueurs ont possiblement été impressionnés par l’événement, l’envergure du match et l’ambiance», a expliqué l’entraîneur-chef Keven Borgia-Pelletier. «Mais en deuxième et en troisième, ils ont quand même bien répondu et l’attitude était positive. Si on avait joué en première moitié de match comme l’a fait dans la deuxième, le résultat aurait pu être différent. Les gars n’ont pas fait une aussi mauvaise job que ça. Ils ont quand même travaillé fort. Mais il y a plein de choses que l’on peut corriger. Et ils le savent.»

Malgré sa défaite, le Royal demeure positif en vue de sa prochaine sortie au Tournoi, un match qui aura lieu au Pavillon de la jeunesse, le vendredi 16 février à 13h45. «Ce sont les gars eux-mêmes qui l’ont dit : “Le trip de la première game est fait.” Maintenant on passe à autre chose et on revient au hockey. On est capables de rivaliser avec n’importe qui ici.»