À 60 ans et avec 37 ans de canot à glace derrière la cravate, Jean Anderson (centre) se prépare à défendre «ses» Coupes des glaces.
À 60 ans et avec 37 ans de canot à glace derrière la cravate, Jean Anderson (centre) se prépare à défendre «ses» Coupes des glaces.

Jean Anderson prêt à défendre ses Coupes des glaces [VIDÉO]

À 60 ans et avec 37 ans de canot à glace derrière la cravate, Jean Anderson se prépare à défendre «ses» Coupes des glaces lors de la première épreuve du circuit qui débute samedi avec la Course de la Banquise de Portneuf. Son équipe a en effet remporté tous les championnats depuis la création du Circuit québécois de canot à glace en 2005 et le fier gaillard ne semble pas prêt de passer la main.

«Combien de temps je vais encore faire du canot à glace? Je ne sais pas... Mon ami Yves Gilbert en fait encore et il a 69 ans! Je serais bien content d’en faire aussi longtemps que lui!», lançait le capitaine de l’équipe Château Frontenac/Le Soleil en conférence de presse mercredi. 

On pourrait croire qu’après avoir gagné 102 courses et toutes les Coupes des glaces en classe Élite ouverte, la plus forte des quatre classes du circuit, le canotier pourrait avoir un peu de difficulté à trouver sa motivation. «Nous, en début de saison, on y va course par course. La coupe, on y pense à mesure que la saison avance. Et l’an dernier, l’équipe Volvo n’était pas très loin derrière nous si je me souviens bien.»

Pour lui, la Course de la Banquise est toujours la plus difficile du calendrier. «Cette course est un sprint, alors c’est plus difficile pour une équipe âgée comme la nôtre», souligne-t-il. Le capitaine Anderson profitera cependant de la profondeur de son équipe pour placer ses plus jeunes coéquipiers dans cette course. Comme on est neuf dans mon équipe et qu’un équipage compte cinq personnes, on modifie notre équipage au gré des courses. Pour les courses moins techniques, on met des plus jeunes avec un bon cardio!», analyse-t-il.

Changements climatiques

Par ailleurs, malgré l’impact des changements climatiques, Anderson ne croit pas que son sport soit en danger. «C’est sûr que cette année, il y a eu beaucoup de redoux et qu’on n’a pas encore pu s’entraîner sur le fleuve. On pratique surtout au lac Saint-Charles. Notre première expérience sur le fleuve sera à Portneuf!»

«Il ne faut cependant pas oublier que les quatre derniers hivers ont été très froids et qu’on ne manquait pas de glace», reprend Jean Anderson. «Les changements climatiques amènent aussi le froid arctique qu’on a eu l’an passé et qui a notamment provoqué, pour la première fois, un embâcle à la course de Sorel.»

Sept épreuves

Cette année, ce sont 355 canotiers et canotières qui prendront part aux différentes épreuves dans les classes Élite ouverte, Élite féminine, Élite mixte et sport, qui regroupe les canotiers qui pratiquent ce sport dans un but récréatif. Après l’épreuve de Portneuf, les canotiers s’affronteront au Défi des glaces de Rimouski le 25 janvier, au Défi canot à glace de Montréal le 1er février, à la Course en canot du Carnaval de Québec le 9 février, à la Grande Traversée Océan/STQ de L’Isle-aux-Coudres le 22 février, à la Course de canot à glace de Sorel-Tracy le 29 février et, finalement, au Grand Défi des Traverseux pour clore la saison à Québec le 7 mars. Ian Bussières