LeBron James et ses Cavaliers se retrouvent vendredi à une défaite d'un balayage en finale contre les Warriors.

James n'en veut pas aux Warriors

LeBron James se doutait de ce qui pouvait se produire quand Kevin Durant a rejoint les rangs des Warriors de Golden State, une équipe en quête de revanche après avoir gagné 73 matchs en saison régulière en 2016 avant d'échapper le titre de la NBA après avoir mené 3-1 en finale.
James était conscient du potentiel des Warriors, une des équipes les plus redoutables de l'histoire de la NBA. Et même si ses Cavaliers de Cleveland se retrouvent à une défaite d'un balayage en finale, vendredi (21h), il n'en veut pas aux Warriors d'avoir construit une machine imbattable de basketball. Il aurait fait la même chose.
Un jour après que les Cavaliers eurent encaissé un troisième revers en autant de sorties face aux Warriors, James a affirmé qu'il n'avait pas de problème avec Durant, qui a changé l'état des forces en allant rejoindre Stephen Curry, Klay Thompson et Draymond Green dans la baie de San Francisco.
«Ça fait partie des règles. Est-ce que c'est juste? Je m'en fous. C'est bon pour la ligue. Vous n'avez qu'à regarder les cotes d'écoute, l'argent que la ligue fait. Qui suis-je pour décider si c'est juste ou non?»
James a montré la voie à Durant en quittant les Cavaliers en tant que joueur autonome en 2010 pour rejoindre les joueurs étoiles Chris Bosh et Dwyane Wade avec le Heat de Miami. Le trio a atteint quatre finales consécutives et gagné deux fois les grands honneurs.
«Ça fait partie du sport», a ajouté James. «Quand vous avez la chance d'embaucher un des meilleurs joueurs, pourquoi ne pas le faire? Si j'étais propriétaire, je ferais la même chose.» James, qui a déjà exprimé son désir de posséder sa propre équipe un jour, a notamment cité en exemple les Yankees de New York et les Cowboys de Dallas des années 90. 
Après la défaite de 118-113 de jeudi, «King James» avait déjà souligné qu'il considérait Golden State comme l'une des meilleures équipes qu'il ait jamais affrontées. «Je savais que cela allait être l'un des défis les plus difficiles de ma carrière, car ils ont cette puissance de feu, cet état d'esprit, cette faim de victoires. Ils l'ont montré depuis le début des séries, depuis le début de cette finale. Il y a tellement de talent dans cette équipe.»
Séquence record
Questionné sur son avenir, James, qui est âgé de 32 ans, a affirmé qu'il ne savait pas pendant combien de temps il pensait continuer à jouer. «Je veux être compétitif», a déclaré celui qui a inscrit 32 points, 12,3 rebonds et 10,3 aides en moyenne par rencontre depuis le début de la finale. «Je veux pouvoir viser le championnat chaque année. On verra.»
Grâce à leur 15e victoire consécutive, les Warriors possèdent maintenant la plus longue séquence victorieuse en séries de l'histoire des quatre sports professionnels majeurs. S'ils l'emportent vendredi, ils deviendraient la première équipe de l'histoire de la NBA à réussir un parcours parfait en séries. «Tout ce qu'on veut, c'est arriver à 16 victoires, peu importe comment on y arrive, mais pourquoi ne pas y parvenir dès vendredi», a espéré le joueur vedette Stephen Curry.  Avec AFP
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Durant, le joueur parfait à l'endroit parfait
L'ajout de Kevin Durant a fait des Warriors de Golden State une équipe encore plus puissante que l'an dernier, alors qu'ils avaient pourtant 73 matchs en saison régulière, un record.
Les Warriors de Golden State n'ont fait aucune promesse. Et Kevin Durant savait qu'il n'y avait aucune garantie lors de leur rencontre l'été dernier, à New York. Plutôt que de la conquête d'un championnat, il a été question d'avoir du plaisir. 
À une victoire d'un premier championnat de la NBA et possiblement du titre de joueur le plus utile de la grande finale, Durant est le joueur parfait à l'endroit parfait. Jeudi, malgré la présence de LeBron James devant lui, il a réussi un panier de trois points avec 45 secondes pour donner l'avance aux Warriors de façon définitive en route vers un gain de 118-113 lors du troisième match de la finale contre les Cavaliers de Cleveland.
Depuis le début de la série contre les Cavaliers, Durant affiche une moyenne de 34 points par match, lui qui a fait l'objet de sévères critiques lorsqu'il a quitté Oklahoma City pour se joindre à Golden State. Selon plusieurs, il avait opté pour le chemin le plus facile pour mettre la main sur un titre. Mais ce n'est pas ainsi qu'il voyait les choses.
Durant ne pensait pas à la possibilité de gagner des trophées ou de collectionner les bagues de championnat. Il aime jouer au basketball, et il adore la façon de jouer des Warriors. «Rien d'autre ne m'intéressait que d'être entouré de bonnes personnes et de devenir meilleur chaque jour. C'est exactement ce qui est arrivé pendant la saison. Je n'ai pas parlé à ces gars lorsque j'ai pris ma décision, en leur disant : "On est mieux de se rendre en finale et d'être encore en vie à telle date, sinon je ne signe pas." Pour moi, tout ce qui comptait c'était d'avoir du plaisir, de s'améliorer et on verra ce qui arrivera.»  AP