Même s’il a été crédité de la défaite, le partant des Capitales Arik Sikula a eu un excellent départ, effectuant 118 lancers en sept manches.

Jackals 3/Capitales 2: l’histoire se répète

Opposés à un jeune lanceur qui faisait ses débuts professionnels, les Capitales de Québec n’ont pas su profiter de la situation et se sont inclinés par la marque de 3 à 2 lundi soir au Stade Canac face aux Jackals du New Jersey.

Le jeune gaucher des Jackals, Anthony Auletta, a eu beau blanchir les Caps pendant quatre manches, il leur avait fourni quelques occasions de marquer que les protégés de Patrick Scalabrini n’ont pas su saisir.

«On avait affaire à un lanceur inexpérimenté. Il avait un bon bras, mais il était un peu erratique et il nous a donné des ouvertures. Nous n’avons pas été capables de le faire payer. Malheureusement, ça s’est répété en cinquième quand nous avions trois gars sur les buts et un seul retrait et que nous n’avons pas réussi à faire mieux qu’un point», a commenté Scalabrini après la partie au sujet du ballon-sacrifice de TJ White qui a permis aux siens de s’inscrire au pointage.

Sikula solide

Même s’il a été crédité de la défaite, le partant des Capitales Arik Sikula a eu un excellent départ, effectuant 118 lancers en sept manches. Ayant eu à se sortir de situations difficiles à quelques reprises, le Californien n’a permis que deux points, le premier sur un circuit de Conrad Gregor en première manche et le second sur un sacrifice d’Alfredo Marte qui a permis à Demetrius Moorer de croiser le marbre en troisième manche.

«Sikula s’est mis dans le trouble à quelques reprises, mais, chaque fois, il a réussi à s’en sortir avec de gros lancers face à des frappeurs dangereux. Il s’est bien battu, c’est un bouledogue. Même après 118 lancers, il voulait revenir. Il avait eu droit à un plus long repos et je crois que ça a paru», a repris le gérant.

Les Jackals ont réussi à marquer un autre point face au releveur Seth Davis quand Richard Stock a poussé Conrad Gregor au marbre avec un simple en huitième manche. Un circuit en solo de Jhalan Jackson a permis aux Caps de réduire à nouveau l’écart à un seul point dès leur retour au bâton, mais la remontée s’est arrêtée là.

Frustrant

«C’est très frustrant que ça se termine comme ça, car c’est un match qu’on aurait dû gagner. On ne dormira pas bien encore une fois», a enchaîné Scalabrini alors que son équipe s’éloigne à sept matchs et demi d’une présence dans les séries avec seulement 19 parties à jouer cette année.

«On essaie de garder ça positif et d’avoir du fun, vivre le moment présent. On le sentait ce soir que plusieurs gars se mettaient de la pression sur les épaules», poursuit le gérant.

Scalabrini a également refusé de lancer la pierre à ses joueurs pour des décisions sur les sentiers qui ont causé des retraits tôt dans le match. «Ce sont des courses agressives, les gars ont essayé de générer des choses. Je ne peux pas leur en vouloir d’être trop agressifs, car, souvent, je trouve qu’on est trop passifs», conclut-il.

NOTES 

Le voltigeur cubain Stayler Hernandez n’était pas de l’alignement partant et a été retiré à son unique présence comme frappeur suppléant en neuvième manche. Scalabrini avait décidé de donner congé à son vétéran puisque l’équipe venait de se taper un autre voyage en autobus après la série contre Rockland... 

Les partants pour les trois prochains matchs contre les Jackals seront Scott Richmond mardi, Karl Gélinas mercredi et Austin Chrismon jeudi... 

Le match de lundi était le premier cette année où Patrick Scalabrini pouvait compter sur une formation complète alors que plusieurs joueurs ont visité la liste des blessés depuis le début de l’année. Les Caps ont d’ailleurs déjà utilisé 53 joueurs depuis le début de la saison...

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L'AVENTURE DU BASEBALL TCHÈQUE

Lundi, les partisans des Capitales renouaient avec Zach Wilson pour la première fois depuis la saison dernière. Le joueur de premier but vient terminer la saison à Québec après avoir vécu l’aventure du baseball dans un pays plus connu pour ses joueurs de hockey et de soccer : la République tchèque.

«Disons que c’est un type de baseball différent. C’est un bon calibre, mais je dirais que ce n’est pas aussi fort que la ligue Can-Am. Il y a quelques bons joueurs cependant», a expliqué Wilson avant la partie à propos de l’Extraliga tchèque, la ligue où il évoluait avec l’équipe des Dragons de Brno.

Reconnu comme un bon frappeur, Wilson a littéralement brûlé la ligue en frappant dans une moyenne de ,394 avec 18 doubles, 13 longues balles et 57 points produits dans un circuit où les gros cogneurs sont Matej Hejma, un natif de Prague qui a déjà évolué dans l’organisation des Twins du Minnesota il y a une dizaine d’années, et le voltigeur américain Terrell Joyce, qui était dans l’organisation des Astros de Houston jusqu’en 2014.

«Il y a huit équipes dans cette ligue et il y en a deux qui sont rétrogradées dans un calibre inférieur et deux des ligues inférieures qui montent chaque année», poursuit-il.

«Il y a seulement quelques joueurs qui viennent d’Amérique, mais il y a beaucoup d’Australiens qui jouent là-bas. C’est d’ailleurs un ami australien qui est entraîneur des lanceurs là-bas qui m’a demandé si j’avais le goût d’essayer le baseball tchèque», indique l’ancien joueur de l’organisation des Yankees de New York.

Popularité à la hausse

Même si les gradins ne sont pas remplis à tous les matchs, Wilson a pu constater que la popularité de ce sport était à la hausse au pays de Jaromir Jagr et Dominik Hasek. «Ça grandit. Il y a un joueur tchèque dans l’organisation des Orioles de Baltimore, Martin Cervenka, et sa présence stimule beaucoup l’intérêt pour le baseball au pays», raconte-t-il à propos du receveur de 27 ans qui a atteint le niveau AAA cette année.

Il faut dire que la République tchèque n’a pas eu la chance de fournir bien des joueurs aux ligues majeures par le passé. En effet, seulement quatre joueurs nés sur le territoire actuel de ce pays ont goûté aux ligues majeures, le dernier en lice étant Carl Linhart, un natif de la ville de Zborov qui a disputé trois parties avec les Tigers de Detroit en 1952.

«Les ligues majeures tiennent beaucoup de camps en République tchèque, c’est un marché qu’ils essaient de développer», précise toutefois Wilson, qui était tout sourire après avoir rejoint les Capitales en fin de semaine.

«J’étais demeuré en contact avec Pat [le gérant des Capitales Patrick Scalabrini] durant l’été. Mon idée a toujours été de venir terminer la saison à Québec. J’ai aimé mon expérience en République tchèque, mais je ne suis pas certain que j’y retournerais.»