Inspirés par Félix et Bianca, les jeunes craquent pour le tennis [VIDÉO]

Ceux qui doutaient que l’exemple d’un Félix Auger-Aliassime ou d’une Bianca Andreescu puisse inciter des jeunes à vouloir taper des balles de tennis devront se raviser. Les inscriptions au circuit de la Coupe Junior Banque Nationale ont augmenté de 50 % depuis dix ans et encore davantage dans la dernière année, selon l’organisateur Louis Lemieux. À un point tel qu’il vient d’ajouter des tournois de calibre B afin de répondre à la demande toujours grandissante.

«Il y a déjà eu du A et du B, mais la Coupe junior était victime de son succès : les inscriptions étaient complétées en très peu de temps et les joueurs de calibre A remplissaient toutes les places», expliquait Louis Lemieux mardi en conférence de presse au Club Avantage Multisports. Pour lui, l’ajout de six nouveaux tournois B cet automne et six autres à l’été 2020 aux tournois A existants répondait vraiment à un besoin créé par l’engouement des jeunes pour le tennis.

«Le B, c’est la base, et la base, c’est essentiel pour développer la nouvelle génération. Les 50 meilleurs au Québec s’affrontent dans le A et les autres s’affrontent dans le B. Le coût est également moins élevé dans le B et les joueurs sont assurés de jouer trois matchs lors d’une étape de compétition, qui se déroule sur une seule journée», explique-t-il.

«Il y a définitivement un effet Félix sur les inscriptions. Tu demandes aux jeunes qui est leur joueur préféré et plusieurs vont répondre Félix Auger-Aliassime. Comme il vient de L’Ancienne-Lorette, il a un impact direct au niveau régional. Il y a deux semaines, quand il est passé au Club Avantage, c’était plein à craquer», poursuit M. Lemieux, qui croit que la région produira éventuellement d’autres joueurs de calibre international. «À court terme, il y aura d’autres Félix. Moi, je suis à la base de la pyramide. Je prends les jeunes et je les amène à la prochaine étape.»

Des jeunes inspirés

Louis Lemieux était d’ailleurs accompagné de trois jeunes habitués de la Coupe Banque Nationale qui grimpent chaque année au classement des meilleures jeunes raquettes du Québec : le Magnymontois Nathan Bélanger ainsi que les sœurs Marilou et Joliane Côté, de Québec. 

«Bien sûr que Félix Auger-Aliassime m’inspire. On voyait beaucoup de gars de Suisse ou d’Espagne parmi les meilleurs au monde, mais de voir un gars de Québec comme lui, c’est une vraie source d’inspiration», indique Nathan, 16 ans. Premier au classement du circuit en 2017-2018 et troisième cette année alors qu’il a participé à moins de tournois, Nathan est maintenant 28e au Québec chez les 16 ans et moins. «J’ai eu deux très bonnes saisons et, à court terme, j’aimerais me qualifier pour les championnats canadiens. Mon but serait éventuellement d’obtenir une bourse dans une université américaine du circuit de la NCAA», poursuit-il.

Marilou et Joliane Côté, âgées respectivement de 15 et 13 ans, ont pour leur part de qui retenir puisque leur père Marc était autrefois entraîneur au Club Avantage. «On a commencé vers l’âge de 6 ans après avoir vu notre père jouer», indique Joliane, 25e au Québec chez les moins de 14 ans. Les deux jeunes filles ont aussi côtoyé Auger-Aliassime alors qu’il débutait son cheminement au Club Avantage. «On le voyait ici et maintenant, c’est vraiment impressionnant de le voir au niveau mondial», signale sa grande sœur qui est 16e au Québec chez les moins de 16 ans.

Les deux joueuses sont aussi grandement inspirées par la Torontoise Bianca Andreescu qui a remporté le US Open il y a quelques semaines. «Elle m’inspire beaucoup et je me dis que je peux faire comme elle si je travaille fort», reprend Marilou, qui a participé au mois d’août à son premier championnat canadien.

Leur père Marc calcule avoir parcouru au fil des années près de 15 000 km en voiture pour accompagner ses filles dans leur passion du sport. «Je crois que j’ai été une semaine chez moi du 24 juin au 1er août», souligne-t-il. C’est parce que Marilou a terminé troisième au tournoi d’Ottawa qu’elle a obtenu un laissez-passer pour les championnats canadiens qui avaient lieu à Gatineau. «Nous étions en vacances à New York quand nous avons reçu l’invitation pour les championnats canadiens. Marilou a donc pris l’avion seule pour la première fois vers Montréal et sa cousine s’est chargée de l’amener à Gatineau», explique le paternel très fier de sa progéniture.