Matteo Mancosu célèbre son but à la 19e minute.

Impact: pénalty raté, match nul et controverse

Un but controversé et un penalty raté... Encore une fois, le duel entre l'Impact et le Toronto FC n'a pas déçu alors que les deux équipes ont finalement fait match nul 1-1, mercredi, dans la première manche de la finale du Championnat canadien de soccer.
Le match retour sera présenté mardi le 27 juin, à Toronto. Le Toronto FC aura un léger avantage grâce au but marqué à l'étranger, qui sert de bris d'égalité.
Matteo Mancosu a touché la cible à la 19e minute pour l'Impact, qui a décoché 13 lancers contre 12 pour les visiteurs. Ignacio Piatti s'en voudra particulièrement, lui qui a été imprécis sur un penalty en deuxième demie.
L'Impact a perdu les services du défenseur latéral gauche Daniel Lovitz en première demie, quand son coéquipier Laurent Ciman et le milieu de terrain du TFC Steven Beitashour lui sont tombés dessus. Lovitz a quitté le terrain sur une civière, victime d'une sérieuse coupure à un genou.
L'attaquant du Toronto FC Jozy Altidore a créé l'égalité sur la séquence à la 30e minute, soulevant l'ire des 14 329 spectateurs présents au stade Saputo. L'arbitre Silviu Petrescu n'a jamais arrêté le jeu et les joueurs du Toronto FC n'ont pas sorti le ballon en touche pour permettre aux médecins de rejoindre Lovitz, qui demandait de l'aide.
«Je ne suis pas certain que nos joueurs l'ont vu parce que le jeu se déroulait un peu plus loin,» a affirmé l'entraîneur du TFC, Greg Vanney, à la défense de ses joueurs. «Il faut aussi se rappeler que nous n'avons pas l'obligation de sortir le ballon. L'arbitre avait aussi le pouvoir d'arrêter le jeu.»
Blessure «dégueulasse»
Du côté de l'Impact, l'entraîneur-chef Mauro Biello a expliqué que Lovitz avait une énorme coupure sur un genou, qualifiant la blessure de «dégueulasse». Onze points de suture ont été nécessaires pour refermer la plaie. «Il était au milieu de la surface de réparation et si vous avez vu les images du genou, c'est assez spectaculaire. Si la même chose se produit, nous allons savoir quoi faire. J'ai dit le fond de ma pensée au quatrième officiel. C'est assez incroyable. J'aurais pu comprendre si l'incident était survenu plus haut sur le terrain, en retrait du jeu. Mais là, c'était au coeur de la surface. C'est décevant.
«Mais il reste un autre match. Il va y avoir plus de 30 000 personnes dans le stade pour les encourager et nous avons l'intention de gâcher la fête.»