En six saisons dans les majeures, Bobby Jones, actuel gérant des Miners de Sussex County, a compilé une fiche de 14-21. Son plus haut fait d'arme est d'avoir participé à la Série mondiale de 2000 dans l'uniforme des Mets de New York.

Il était une fois Bobby Jones

À sa deuxième saison à la barre des Miners de Sussex County, le gérant Bobby Jones est toujours à la recherche du premier titre de l'histoire de l'équipe. Et quand ce jour viendra, sa collection de bagues de championnat s'enrichira d'une autre importante pièce de collection.
Il était l'instructeur des lanceurs avec les Boulders de Rockland lorsqu'ils ont mis fin à la domination des Capitales, en 2014. Dix ans plus tôt, il avait passé assez de temps dans l'entourage des Red Sox de Boston pour que ceux-ci lui remettent le précieux bijou de la Série mondiale de 2004.
«J'avais signé comme joueur autonome avec les Red Sox, mais je me suis blessé en début de saison. En convalescence, j'avais passé une grande partie de la saison avec eux et ils m'ont remis ma bague», raconte l'homme de baseball de 45 ans.
Jones avait effectué son dernier départ dans les majeures, le 11 avril 2004. Il bouclait ainsi une carrière de six saisons, dont l'une marquée par une participation à la Série mondiale de 2000 qui opposait les Yankees et les Mets de New York. Les Bombardiers du Bronx l'avaient emporté 4-1 contre l'équipe de Jones.
«Toute ma vie, j'ai voulu jouer dans les majeures, et ensuite, y rester. Maintenant, mon but est d'aider les jeunes à atteindre le baseball affilié. La Série mondiale de 2000 reste le moment le plus mémorable de ma carrière. New York est déjà une ville effervescente, c'était de la pure folie. Lorsque les Mets gagnaient, c'était la victoire des cols bleus... J'ai vraiment aimé m'aligner dans la même équipe que de grands joueurs comme Mike Piazza, Robin Ventura et Edgar Alfonzo, il y avait une belle camaraderie dans le vestiaire.»
Même chose lors de son passage chez les Red Sox, où il avait été bien accueilli avec respect par Pedro Martinez, Curt Schilling et Derek Lowe, lanceurs importants dans cette conquête ayant mis fin à la malédiction du Bambino, la précédente conquête de la Série mondiale des Red Sox remontant à 1918, une saison avant l'échange ayant fait passer Babe Ruth de Boston aux Yankees.
Les plus travaillants
«Ce qui est le plus remarquable, c'est de voir que les plus grands joueurs de ces équipes sont aussi les plus travaillants. Lorsqu'on arrivait au stade, Pedro faisait déjà du vélo stationnaire depuis deux heures, Manny frappait des balles à répétition. Ils mettent la barre haute pour quiconque se joint à l'équipe et ceux qui ne veulent pas suivre ne restent pas. Le gérant Terry Francona était aussi un type fort respecté.»
Voilà le concept qu'il tente d'imposer chez les Miners, qui bataillent avec les Champions d'Ottawa pour la quatrième et dernière place donnant accès aux séries de la Ligue Can-Am.
«L'an dernier, à la même période, nous étions quasiment éliminés de la course aux séries, il y a donc une amélioration à ce niveau. Présentement, Ottawa a peut-être la meilleure équipe de la Ligue, mais ça peut changer vite, car depuis le début de la saison, Rockland l'a été, tout comme Québec. On va se battre», indique celui qui rappelle souvent à ses joueurs qu'ils ont la chance d'être payés pour faire ce qu'ils aiment le plus au monde, jouer au baseball.
Fait cocasse, Jones a joué pendant quelques saisons avec son homonyme, Bobby Jones, avec les Mets et les Padres de San Diego. «On avait le même nom, on s'entendait très bien et nos personnalités se complétaient bien. Il était le gars calme de la Californie, j'étais l'intense venant du New Jersey», rigole Bobby Jones, celui des Miners!