Antoine Sale, 17 ans, entend bien représenter son frère Julien, gagnant du tournoi l’an dernier.

Huit joueurs sous la normale au Duc de Kent

Huit joueurs seulement ont pu afficher un pointage sous la normale lors de la première ronde du 85e tournoi Duc de Kent qui se déroule au club de golf Royal Québec, à Boischatel.

Émile Ménard (Pinegrove) est celui qui est sorti du lot avec un pointage de 69, trois coups sous la normale. Jérémie Marquis (Grand Portneuf), Antoine Sale (Rivermead) et Brandon White (Camelot) le suivent de près avec des pointages de 70.

«J’ai commencé en force, a souligné le meneur et vainqueur du tournoi il y a deux ans. Après le neuf d’aller, j’étais à trois coups sous la normale et j’ai gardé ce pointage pour le reste de la rencontre. C’était important de rester patient et aujourd’hui, ce fut payant. J’étais bien confiant en mon jeu, surtout que je connais bien le terrain et que j’ai appris beaucoup de ma victoire ici.»

Tenu éloigné du golf à cause du travail, le joueur du club Pinegrove avait hâte à la saison estivale. «Cet hiver, je me suis ennuyé énormément du golf, surtout que j’avais pris une année sabbatique. J’ai recommencé à jouer et les qualifications pour l’interclubs à mon cours s’étaient bien déroulées pour moi. J’ai décidé de m’inscrire au Duc, et à l’interclubs, j’ai remporté mes trois matchs. Ma confiance était là.»

Ménard aurait pu ajouter à son avance. «J’ai raté trois belles occasions sur les trois derniers trous. Le parcours se jouait difficile aujourd’hui, le vent était vraiment capricieux et c’était important de garder la balle dans l’allée.»

Émile Ménard partira donc dans le dernier groupe mardi. «Être en tête pour la dernière ronde, c’est une pression de plus, mais j’ai bien hâte de me retrouver sur le premier tertre de départ.»

L’honneur de la famille Sale

Antoine Sale entend bien représenter son frère Julien, vainqueur l’an dernier du Duc de Kent, présentement aux États-Unis pour y disputer un tournoi amateur.

«Il m’a dit de défendre le trophée à sa place, a mentionné le jeune homme de 17 ans. Je vais essayer de faire mon gros possible.»

C’était pourtant mal parti pour le joueur originaire de la France. «Je suis vraiment fier de moi car j’ai complété ma ronde à 70, deux sous la normale, car après les quatre premiers trous, j’avais déjà concédé trois coups à la normale.»

Conseil de papa

Le déclic s’est produit au cinquième trou. «C’est là que tout a changé pour moi. Mon coup de départ a atteint l’herbe longue et c’est là que mon père est arrivé avec un conseil judicieux. Il m’a juste dit de jouer sans que j’aie de regret à la fin de la ronde, de rester dans le moment présent.»

Petit à petit, il a repris les coups qu’il avait donnés au terrain dans les premiers trous.

«J’ai réussi à retrancher cinq coups à la normale sur les huit derniers trous. J’ai vraiment connu un bon neuf de retour.»

Antoine dit s’inspirer de son aîné Julien. «Il est mon idole et quand je m’entraîne en sa compagnie, c’est vraiment profitable pour moi car je peux comparer mon jeu au sien. Il y a également mon père Benoist qui est mon cadet cette année. Il nous a initiés au golf dès notre jeune âge et lui-même a une longue expérience dans ce sport même si aujourd’hui il ne joue plus de façon compétitive. Par contre, nous disputons plusieurs rondes ensemble.»

Antoine Sale se présente au premier tertre de départ d’un tournoi sans se donner d’objectifs de pointage. «J’essaie de me donner des buts que je peux atteindre au niveau mental et au niveau stratégique. C’est important de demeurer dans le moment présent.»

Les deux Étienne

Tous deux du club Pinegrove, Étienne Brault et Étienne Papineau ont ramené des pointages identiques de 75, trois au-dessus de la normale.

 «J’étais très fatigué, a lancé Papineau. J’ai beaucoup voyagé ces derniers temps et je crois que j’ai manqué d’énergie et de patience. Je vais tenter de me reprendre demain.»

Quant à Étienne Brault, il a parlé de sa pire ronde de l’été. «Mes coups de départ étaient corrects, mes coups d’approche ordinaires et mon jeu sur les verts était terrible. J’avais de la difficulté à figurer la vitesse des verts.»

Les départs de la ronde finale se font à partir de 7h30 jusqu’à 11h30 mardi.

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UNE VISITE AU DORAL

Samuel Breton-Gagnon vivra une belle expérience dans une dizaine de jours quand il participera à l’International Junior Optimist Championship, du 21 au 26 juillet, au club de golf Doral, devenu depuis quelques années une propriété du président des États-Unis Donald Trump. Samuel est le fils de Julien Gagnon, ex-gouverneur des Remparts de Québec et de Marie-Josée Breton. Sa présence au championnat international, dans la catégorie 14-15 ans, est due à sa victoire au championnat provincial Optimiste qui avait lieu sur le parcours de Glendale. Au Doral, il disputera une ronde sur chacun des parcours Blue et Gold, avant le couperet.  

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LE VENT JOUE DES TOURS

David Tweddell (Lac-Saint-Joseph) a disputé sa moins bonne ronde de la saison avec un pointage de 77. «C’était difficile mentalement, dit-il. Je suis arrivé stressé et à cause de mes succès dernièrement, j’avais un peu plus d’attente et quand on joue au Duc de Kent, ça ajoute de la pression. Par contre, une fois le premier trou fini, tout était correct au niveau de la confiance. Par la suite, j’ai réussi à aller chercher d’importants coups roulés. Je n’ai jamais disputé une ronde au Royal Québec avec autant de vent. C’est ce qui explique plusieurs hauts pointages.»

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DEUX TROUS À OUBLIER

Deuxième l’an dernier, Mathieu Bélanger (Royal Québec) prenait le départ à bonne heure pour la première ronde. Tout semblait bien aller pour lui puisqu’il avait retranché deux coups à la normale sur le premier neuf. «J’étais bien parti, mais il a fallu que je fasse un double bogey au 10e trou et un autre au 15e pour que ma ronde devienne moins bonne. Au 17e, une normale 4, mon coup de départ s’est arrêté sur le bord du vert, mais je n’ai pu faire mieux que la normale. Je ne pensais pas vraiment à ce que j’avais fait l’an passé, je me concentrais sur le moment présent.» Tout est encore permis pour la ronde finale s’il connaît un départ comme celui de lundi.