Quinn Hughes a amassé huit buts et 45 aides pour un total de 53 points en 68 parties.
Quinn Hughes a amassé huit buts et 45 aides pour un total de 53 points en 68 parties.

Hughes, Kubalik et Makar, finalistes au titre de recrue de l'année

NEW YORK - Les défenseurs Quinn Hughes et Cale Makar ainsi que l’attaquant Dominik Kubalik sont les trois finalistes au trophée Calder, remis à la recrue par excellence dans la Ligue nationale de hockey.

Dans l’uniforme des Canucks de Vancouver, Hughes a amassé huit buts et 45 aides pour un total de 53 points en 68 parties. Du coup, il est devenu le troisième défenseur de l’ère moderne, soit depuis la saison 1943-1944, à dominer toutes les recrues pour le nombre de points (seul en tête ou à égalité). Les deux autres sont Brian Leetch, avec les Rangers de New York en 1988-1989, et Bobby Orr, avec les Bruins de Boston en 1966-67.

«Ç’a beaucoup de valeur. Je pense que c’est un grand honneur, surtout cette année parce que beaucoup de joueurs auraient pu se retrouver dans le top 3», a déclaré Hughes, depuis Vancouver, lors d’une vidéoconférence.

«Cette année, nous avions vraiment une bonne équipe. J’ai été chanceux d’être placé dans des situations favorables.»

Sa récolte de 53 points est la plus élevée par un défenseur recrue de la LNH depuis que Nicklas Lidstrom a inscrit 60 points en 80 parties avec les Red Wings de Detroit en 1991-1992.

Hughes a également été le meneur parmi les recrues en 2019-2020 aux chapitres des aides (45), des aides en avantage numérique (22) et des points en avantage numérique (25).

«La régularité qu’il a réussi à afficher cette année est l’aspect de son jeu qui m’a impressionné plus que tout», a déclaré son coéquipier Tyler Myers, lui-même un défenseur et vainqueur du trophée Calder en 2010 avec les Sabres de Buffalo.

«Vous voyez ça souvent chez les jeunes joueurs. Ils ont des hauts et des bas, surtout lors de leurs premières saisons. Quinn a pu jouer avec régularité et à un haut niveau toute la saison. Ça démontre beaucoup de maturité.»

Originaire d’Orlando, en Floride, Hughes espère devenir le deuxième joueur des Canucks en autant de saisons à mériter l’honneur, après Elias Pettersson en 2018-2019. Les Bruins de Boston forment la dernière équipe à avoir réalisé pareil tour de force, grâce à Orr, en 1967, et à Derek Sanderson, en 1968.

De son côté, Makar, avec l’Avalanche du Colorado, a mené les recrues du circuit avec une moyenne de 0,88 point par partie, grâce à une récolte de 12 buts et 38 aides en 57 rencontres.

Il s’est aussi classé parmi les meneurs chez les recrues pour le nombre de buts gagnants (à égalité au premier rang, quatre), les aides (2e, 38) et les points (2e, 50).


« Vous voyez ça souvent chez les jeunes joueurs. Ils ont des hauts et des bas, surtout lors de leurs premières saisons. Quinn a pu jouer avec régularité et à un haut niveau toute la saison. Ça démontre beaucoup de maturité »
Tyler Myers, coéquipier de Quinn Hughes

Hughes et Makar ont tous deux évolué pendant deux saisons à l’université avant de lancer leur carrière dans la LNH.

«Pour nous, je pense que ç’a été la période de temps dont nous avions besoin pour développer notre corps non seulement sur la glace, mais à l’extérieur aussi», estime Makar.

«L’université vous donne l’occasion de jouer avec des joueurs plus âgés et avec plus de maturité.»

L’athlète de 21 ans de Calgary, qui avait participé à dix matchs éliminatoires la saison précédente, tente de devenir le sixième joueur recrue dans l’histoire de l’organisation à mériter le trophée Calder, et le quatrième depuis le déménagement de la concession au Colorado, après Nathan MacKinnon (2013-2014), Gabriel Landeskog (2011-2012) et Chris Drury (1998-1999).

Peter Stastny (1981) et Peter Forsberg (1995) ont remporté le trophée dans l’uniforme des Nordiques de Québec.

Kubalik a été le meneur parmi les recrues avec 30 buts en 68 parties.

Âgé de 24 ans, Kubalik est devenu le premier joueur natif de la République tchèque à mener les recrues de la LNH au chapitre des buts marqués.

«Le but était évidemment de me tailler un poste avec l’équipe parce que quand on vient de l’Europe, c’est toujours difficile», a déclaré Kubalik.

«C’est ce que j’ai fait, et ce fut un bon premier pas. Au début, j’ai eu de bons et moins bons moments, mais j’ai réussi à m’adapter et à gérer certaines situations.»