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Pour la troisième course consécutive en autant d'épreuves en 2021, Lewis Hamilton et Max Verstappen se sont battus roues contre roues.
Pour la troisième course consécutive en autant d'épreuves en 2021, Lewis Hamilton et Max Verstappen se sont battus roues contre roues.

Hamilton contre Verstappen, le temps des courbettes

Raphaëlle Peltier
Agence France-Presse
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PORTIMAO - Rivaux annoncés sur une saison, le taulier de la F1 Lewis Hamilton et l'aspirant champion Max Verstappen n'ont pour le moment que des mots positifs l'un envers l'autre, mais pour combien de temps?

La scène se produit en conférence de presse après la victoire d'Hamilton devant Verstappen au Portugal dimanche.

Pour la troisième course consécutive en autant d'épreuves en 2021, les pilotes Mercedes et Red Bull se sont battus roues contre roues pour gagner, ce qui ne s'était jusque-là que trop rarement produit.

Interrogé sur un commentaire de l'ancien équipier d'Hamilton devenu consultant Nico Rosberg, Verstappen balaye: «Je n'ai pas besoin de Nico pour savoir combien Lewis est bon. Je sais qu'il est très bon, sinon il n'aurait pas gagné autant de championnats (7, un record partagé avec l'Allemand Michael Schumacher, NDLR).»

Un éloge qui fait écho à une entrevue donnée au site spécialisé Autosport un peu plus tôt, en avril. «Il y a d'autres personnes très, très bonnes en F1 qui auraient eu de très bons résultats dans la même voiture, mais vu la façon dont Lewis a gagné parfois des courses très piégeuses, comme en Turquie l'an dernier, (...) il est définitivement l'un des meilleurs de l'histoire», disait alors le Néerlandais.

Quant à Hamilton, qui rêvait en août dernier «d'une lutte super serrée avec (Verstappen et la Ferrari de Charles Leclerc) parce que c'est ce qui (le) motive», il n'a pas changé d'envie. «Je pense que ça va être ainsi toute l'année, ce qui est incroyablement excitant», commentait-il dimanche.

Et l'échange de compliments — assez rare dans un sport plutôt porté sur la guerre psychologique — de se poursuivre.

«À la limite mais propres»

Verstappen : «J'ai toute confiance en bataillant contre Lewis, nous nous laissons toujours suffisamment de place.»

Hamilton : «Je confirme. C'est une question de respect. Nous sommes tous les deux durs mais justes. C'est ce qui fait les belles courses et les grands pilotes. Je pense que nous allons rester à la limite mais propres.»

Vraiment? Rares sont les grandes rivalités en Formule 1 qui sont restées «propres», à l'image de celle qui a opposé l'Autrichien Niki Lauda et le Britannique James Hunt dans les années 70.

Entre le Brésilien Ayrton Senna et le Français Alain Prost, les choses ont tourné au vinaigre à la fin des années 80, de même qu'entre Hamilton et Rosberg dans les années 2010.

Le Britannique et Verstappen «n'ont pas encore franchi la ligne rouge, car le risque de perdre des points est trop grand», estimait le patron de Mercedes, Toto Wolff, au Portugal. «Mais le face-à-face va continuer et la rivalité peut certainement s'accroître... ou non.»

D'autant que si «Mad Max» s'est assagi depuis ses débuts en F1 en 2015, il n'a pas la réputation d'être le pilote le plus courtois sur la piste.

Et il semble en outre disposer enfin cette année de la voiture capable de gagner le titre, pour la première fois depuis longtemps, alors qu'il est présenté comme un futur champion du monde depuis qu'il a remporté son premier GP avec Red Bull courant 2016.

Avant un large changement de règlement en 2022, il n'a pas de temps à perdre.