Étienne Chouinard et Guillaume Blais, du programme sport-études en badminton, ont été réunis en double il y a moins d’un an. Ils n’ont pas tardé à s’imposer sur la scène provinciale en gagnant les trois derniers tournois du Grand Prix junior Black Knight/Ashaway.

Guillaume Blais et Étienne Chouinard: une combinaison gagnante

Tous deux membres du programme Sport-études en badminton du Rouge et Or, Guillaume Blais et Étienne Chouinard n’avaient jamais joué en équipe avant que l’entraîneur Étienne Couture ait l’idée de les réunir en double il y a mois d’un an. De beau projet, l’association des deux joueurs se révéla être une combinaison gagnante, les deux athlètes gagnant les trois derniers titres chez les 19 ans et moins du Grand Prix junior Black Knight/Ashaway.

«Dans ma tête, comme on s’entraînait déjà ensemble, c’était comme logique que l’on joue ensemble», avoue Guillaume. «J’avais déjà un partenaire quand on m’a proposé d’évoluer avec Étienne. J’ai tout de suite vu que l’on pourrait faire de grandes choses ensemble, que nos chances de succès étaient très bonnes. D’ailleurs, notre objectif cette année est de gagner le championnat provincial.»

«Pour ma part, je ne croyais pas que de faire équipe allait être aussi bénéfique pour nous deux, ajoute Étienne. Mais nous jouons très bien depuis quelques semaines. Nous avons une très belle fiche et nous sommes très fiers de ce que nous avons accompli.»

Les deux joueurs ne cachent pas qu’avec leurs récents succès est venue une certaine pression. Malgré des débuts prometteurs et une progression constante, le tandem n’attirait pas l’attention comme il le fait maintenant. Surtout que lors de la conquête de leurs trois titres, ils n’ont pas perdu une seule manche. Quand ils amorcent un tournoi, ils figurent dorénavant parmi les favoris.

«On sent maintenant un petit peu plus de pression», mentionne Guillaume. «Mais je trouve que l’on a une bonne manière de se distancer de celle-ci. On veut juste jouer au badminton. C’est à ça que l’on est bon.»

«Moi je ressens un peu de pression, confie Étienne. Mais quand on est sur le terrain, je me dis qu’on est comme tout le monde et que le destin va nous emmener là où on doit aller.»

Ensemble au cégep

Originaire de Rivière-du-Loup, Étienne a commencé à jouer au badminton pour le plaisir avec son frère dans la cour arrière de la maison familiale. Rapidement, il a été charmé par la dépense énergétique à la pratique de ce sport ce qui l’a incité à se joindre à l’équipe de son école. Ces succès l’ont emmené s’entraîneur une fois par semaine avec le Rouge et Or. Il y a quelques mois, ils ont incité ses parents à déménager dans la Vieille capitale. «Ce fut une décision familiale, explique Étienne. Elle fut unanime. Et mon père travaillait déjà à Québec.»

De son côté, Guillaume était membre d’un programme sport-études en tennis de table. Membre de l’équipe du Québec, il bifurqua cependant vers le badminton où il fut attiré par l’atmosphère. «J’ai plus d’amis en badminton et le social est bon. J’aime m’entraîner avec l’équipe du Rouge et Or parce que l’on se connaît tous et on se pousse à être meilleurs.»

Tous deux élèves au niveau secondaire, mais dans des écoles différentes, Blais étudie à l’école Cardinal-Roy alors que Chouinard est au Collège Saint-Charles-Garnier, les deux raquettes songent à fréquenter le même cégep question de pouvoir défendre les couleurs de la même équipe collégiale et de pouvoir s’entraîner encore plus souvent ensemble. Ils ont arrêté leur choix sur le Cégep de Sainte-Foy.

«Ils ont une très bonne équipe. Ça fait trois fois qu’ils gagnent le championnat provincial», lance Guillaume. «On va donc essayer d’aller booster leur équipe», ajoute-t-il à la blague.

Que des avantages

Pour Étienne, le fait de jouer encore plus souvent avec son partenaire n’aurait que des avantages. «Une chose est sûre, ça pourrait nous aider à progresser encore plus vite», indique Étienne. «Ça nous permettrait de nous connaître encore mieux et de nous empêcher de commettre des erreurs.»

«Il n’y aurait plus de zone grise dans notre jeu. On se complèterait encore mieux et on pourrait exploiter encore davantage nos points forts», conclut Guillaume.»

S’ils visent à court terme le championnat provincial de leur catégorie, Blais et Chouinard caressent aussi d’autres grands objectifs. Ainsi Guillaume aimerait bien évoluer pour le Rouge et Or de l’Université Laval. «Un bel objectif à long terme ça serait de prendre part aux Universiades, que ça soit en simple ou en double, et de gagner matchs là-bas. Ça serait un bel accomplissement.»

«À court terme, j’aimerais jouer avec les Dynamiques du cégep de Sainte-Foy avoue de son côté Étienne. Et je me vois peut-être jouer à l’université avec le Rouge et Or... et aller aux Universiades parce que c’est vraiment une belle expérience.»

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DEUX ATHLÈTES D'EXCEPTION

Étienne Couture, l’entraîneur-chef du programme sport-études en badminton du Rouge et Or, ne tarit pas d’éloges lorsqu’il est question de Guillaume Blais et Étienne Chouinard, deux jeunes raquettes réunies en double qui se sont notamment imposées lors des tournois juniors du Grand Prix Black Knight/Ashaway.

«Ça faisait quatre, cinq ans qu’il n’y avait pas eu un joueur de ce niveau-là», mentionne Couture. «Et le fait qu’ils soient deux rend la situation un peu spéciale aussi. Mais ce qui la rend également spéciale, c’est que Guillaume et Étienne sont deux excellentes personnes.

«Il y a des athlètes qui se distinguent par leurs résultats sportifs, mais quand tu vas voir au-delà de ça, tu ne trouves rien. Guillaume et Étienne sont deux garçons extraordinaires, des personnes bienveillantes, compréhensives et soucieuses des autres. Et ça, c’est une belle combinaison quand tu as des athlètes d’exception.»

Connaissant bien le potentiel des deux jeunes et ayant senti les possibilités de succès qu’auraient les deux raquettes si elles évoluaient en double, Couture a rencontré ses deux joueurs et leurs parents afin de leur exposer son projet.

«Je pense que c’était naturel de chercher à unir Guillaume et Étienne. Mais je n’ai pas cherché à imposer quoi que ce soit. On a mis nos idées sur la table. Et on a convenu que c’était la meilleure option.»

Interrogé sur ses ambitions les plus folles pour ses deux joueurs, Couture a indiqué qu’il n’avait pas le choix de rêver gros de manière à déjà commencer à planifier l’avenir. «Mais rêver gros implique de gros moyens financiers, un engagement, et beaucoup d’autres choses.

«Heureusement, dans ces deux cas-là, les parents sont vraiment soutenants au niveau de l’investissement de temps et d’argent. C’est incroyable ce qu’ils font.»