Georges Saint-Pierre se battra au Madison Square Garden, samedi soir, face au Britannique Michael Bisping.

GSP «encore plus en forme qu’il en a l’air»

Georges Saint-Pierre «est encore plus en forme qu’il en a l’air», selon Samuel Gagnon. L’homme de Québec est bien placé pour parler : depuis près de deux ans, il prodigue ses conseils à la grande vedette des arts martiaux mixtes pour l’aspect karaté de son entraînement.

Membre de l’entourage de l’ancien champion chez les 170 livres de l’Ultimate Fighting Championship (UFC), Gagnon sera au Madison Square Garden, samedi soir, pour le très attendu combat entre le Québécois et le Britannique Michael Bisping. Malgré les quatre ans d’absence de St-Pierre depuis son dernier combat contre Johny Hendricks, Gagnon demeure persuadé que la discipline de son «élève» lui permettra de faire abstraction de sa longue période d’inactivité.

«C’est sûr qu’il y a toujours un facteur stress après une si longue absence», admet le propriétaire des Studios Unis de Val-Bélair, qui a passé du temps avec GSP pas plus tard que la semaine dernière. «Mais pour avoir été avec Georges depuis presque deux ans, je peux dire que c’est un mordu de l’entraînement. Je crois qu’il s’est entraîné plus fort [pendant son absence] que des gars qui se préparaient à des combats.»

Samuel Gagnon, qui s’occupe de la partie karaté de l’entraînement de Georges Saint-Pierre, assure qu’il n’est pas rouillé malgré sa longue absence.

Le Québécois plus complet

Selon Gagnon, un long duel sera à l’avantage du Québécois. Bisping est reconnu pour sa force de frappe, son agressivité. Mais ce sont là ses seuls avantages sur GSP, croit Gagnon, qui voit en son «collègue» d’entraînement un athlète plus complet. «C’est un gars stratégique. Il va pouvoir amener le combat là où il veut. Si ça ne va pas à son goût debout, il va l’amener au sol. Si ça ne va pas au sol, il va l’amener debout. […] Georges est intelligent, il ne prendra pas de risques», analyse le karatéka.

La différence de taille entre les deux pugilistes — Bisping mesure 1,85 m, St-Pierre 1,78 m — ne devrait pas être un facteur déterminant, croit Gagnon. Surtout si le combat se déroule au sol, où le Québécois est réputé premier de classe.

Autre élément intrigant : le poids. St-Pierre a passé toute sa carrière chez les 170 livres, où il a défendu son titre neuf fois consécutives. Le duel de samedi se déroulera à 185 livres. «Georges est habitué de se battre contre des plus grands et plus gros», remarque toutefois Gagnon. Mais pas contre aussi gros que Bisping.

Étant donné toutes ces circonstances qui semblent jouer contre St-Pierre, une victoire samedi ajouterait à son aura. GSP (25-2) occupe déjà une place de choix dans l’histoire des arts martiaux mixtes, mais une victoire samedi devrait lui permettre de devenir un incontournable dans la conversation sur le meilleur de tous les temps. Une réalité aussi vraie pour Bisping (30-7), doit-on ajouter.