Marie-Claude Pelland-Marcotte

Gros après-midi de travail pour la marqueuse Marie-Claude Pelland-Marcotte

Gros après-midi de travail pour la Québécoise Marie-Claude Pelland-Marcotte, vendredi, à Toronto.
À son premier match en séries éliminatoires, la marqueuse officielle s'est tapé les 14 manches de la rencontre entre les Rangers du Texas et les Jays, finalement remportée par les visiteurs 6-4 au bout de près de cinq heures. «Ça ne finissait plus!» a rigolé la native de Cap-Rouge lorsque jointe par Le Soleil, en début de soirée.
Pelland-Marcotte avait marqué huit matchs pendant la saison régulière, sa première chez les Jays. Cette fan de baseball - ses trois frères ont joué, et elle aussi - s'était fait la main chez les Capitales de 2008 à 2014, alors qu'elle était la remplaçante du marqueur régulier, Stéphan Lévesque. Elle a ensuite travaillé lors des deux matchs des Jays au Stade olympique de Montréal en mars 2014.
La deuxième femme
Un stage en hémato-oncologie l'ayant conduite à Toronto, elle a offert ses services aux Jays. La pédiatre est ainsi devenue «marqueuse de relève» pour l'équipe. Et seulement la deuxième femme à faire ce boulot dans l'histoire du baseball majeur.
Et la voilà qui participe aux premières séries de l'équipe torontoise en 22 ans. Elle avoue avoir été nerveuse, hier, mais ce n'est rien de nouveau. «Je suis tout le temps nerveuse. C'est plein de monde qui connaît beaucoup le baseball. Tu ne veux pas te tromper», explique celle qui décide, par exemple, si la balle échappée par le joueur de troisième-but sera une erreur ou un coup sûr.
Les Jays lui ont déjà demandé de travailler lors du match no 5, qui aura lieu seulement si les hommes de John Gibbons renversent la vapeur au Texas. Elle ignore pourquoi elle a soudainement autant de «présence sur les buts», mais elle ne s'en plaint pas. «Je le prends comme une gâterie!»