Mikaël Grenier
Mikaël Grenier

Grenier retournera courir en Europe

Mikaël Grenier n’est pas trop inquiet concernant son avenir à court terme en course automobile.

«Disons que j’ai une bonne idée de ce qui se passe. Il ne reste que quelques détails à régler. Normalement, je devrais courir avec l’écurie Emil Frey Racing, avec qui j’en serai à ma troisième saison, et je devrais avoir le même coéquipier. L’équipe a signé une entente de plusieurs saisons avec Lamborghini et elle devrait retourner en GT World Challenge. Je ne suis donc pas trop stressé de ce temps-ci.»

Deuxième au championnat de la série International GT Open, à quelques points des gagnants, ses coéquipiers d’Emil Frey Racing, et ayant aidé son écurie à remporter le championnat d’équipe, Grenier a tourné la page sur sa saison en course automobile avec la satisfaction du devoir accompli. Car même si quelque part, cette deuxième place était un peu désappointante pour lui et son coéquipier Norbert Siedler, qui menaient au classement avant de connaître un week-end de courses désastreux en Autriche où ils pas récolté de points à cause d’un problème mécanique, elle était valorisante puisque les deux pilotes avaient dû se battre pour aider leurs coéquipiers à conquérir le championnat tout en résistant aux poussées des équipes les suivant au classement. Elle avait aussi permis à son écurie de mettre la main sur le titre. 

«L’objectif était vraiment de gagner le championnat d’équipe. C’était ce que l’on nous avait demandé au début de la saison. En bout de ligne, nous sommes très contents.»

À sa deuxième campagne avec Emil Frey Racing en 2019, Grenier s’est retrouvé au volant d’une Lamborghini. Tout un changement comparativement à l’année précédente, où son écurie avait une entente avec le programme Lexus-Jaguar. «Il y a donc eu beaucoup de changements. Ça s’est fait de bonne heure dans l’année, soit en février, mais assez tard pour les préparatifs. Normalement en février, on a commencé à faire les essais. 

«On savait donc pas trop à quoi s’attendre pour les premières courses et c’était un peu stressant pour tout le monde. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’équipe avait décidé de courir en Internationale GT Open, un championnat un peu moins compliqué — il n’y a pas d’épreuves d’endurance — avec moins de week-ends de courses pour s’habituer aux voitures au lieu, du GT World Challenge. L’équipe a fait un très bon travail et ç’a super bien été. On a eu une très bonne saison en général.»

La GT World Challenge

Grenier n’a pas caché qu’il aimait beaucoup la formule de la série GT World Challenge où le calendrier est composé de cinq fins de semaine de deux courses sprint et de cinq autres d’épreuve d’endurance. Et même s’il prend beaucoup de plaisir à prendre part des courses sprints, il avoue avoir un faible pour les épreuves d’endurance.

«Surtout les 24 heures parce que, oui ça prend un peu de chance pour gagner — il faut que la mécanique tienne et quand il y a des neutralisations de course, il faut qu’elles arrivent au bon moment, car dépendant de la stratégie de l’équipe, elles peuvent faire mal ou aider —, mais il faut aussi tout faire parfaitement pendant 24 heures. C’est un beau challenge. Et rouler la nuit, c’est assez spécial. Surtout à Spa, il y a zéro lumière, on roule dans la forêt.

«Les 24 heures de Spa, je l’ai fait à deux reprises. C’est ma course préférée. C’est l’évènement GT dans le monde. Il y a 70 voitures, juste des GT. Il n’y a pas de prototypes. Alors c’est assez difficile. Et c’est aussi un circuit exigeant. Passer 24 heures là dessus, c’est une expérience assez spéciale.»

Heureux de sa situation, Grenier a indiqué que son rêve de courir en monoplace appartenait depuis longtemps au passé. Il a dit espérer pouvoir continuer à courir longtemps en GT, une série très forte et très populaire en Europe dans laquelle tous les grands constructeurs sont impliqués comme McLaren, Porsche, Mercedes, BMW, Ferrari, etc.

«Quand j’étais jeune et que je faisais du karting, je voulais aller en Europe. Et c’est là que je cours maintenant. Je suis donc très heureux.»