Auteur du temps le plus rapide des essais libres, un chrono qu’il a réalisé lors de la seconde séance, Valtteri Bottas a devancé son coéquipier Lewis Hamilton au classement par 424/1000e de seconde.

Grand Prix de France: les Mercedes affichent leurs couleurs

Les Mercedes ont dominé les premières séances d’essais libres du Grand Prix de France de F1 vendredi, Lewis Hamilton échappant à une pénalité qui aurait pu avoir de lourdes conséquences pour sa course dimanche.

C’est le quintuple champion du monde le matin puis son coéquipier Valtteri Bottas l’après-midi qui ont réalisé les meilleurs temps. Le Finlandais a été le seul à passer sous 1 min 31 secondes lors de la deuxième séance avec un temps de 1:30.997 devançant Hamilton de 424/1000e.

«Nous avons fait des changements positifs entre les séances et je me sentais beaucoup plus à l’aise lors de la 2e et c’est pour cela que j’ai amélioré mes temps», a souligné le pilote finlandais qui a remporté deux courses cette saison pour cinq à Hamilton sur les sept déjà disputées.

Derrière, on retrouve les Ferrari de Charles Leclerc et Sebastian Vettel et le surprenant Lando Norris (McLaren-Renault) qui précède Max Verstappen (Red Bull-Honda).

Les séances d’essais libres du vendredi sont davantage destinées à préparer les qualifications du samedi et la course du dimanche. Une troisième séance d’essais libres aura lieu samedi matin avant les essais qualificatifs.

Hamilton a eu chaud

Hamilton a commis une rare erreur de pilotage pendant la deuxième séance, après qu’il eut perdu la maîtrise de l’arrière de sa voiture et fauché une borne fluo à l’intérieur d’un virage. En conséquence, il a fait une légère escapade hors-piste, sans dégâts sur sa voiture. Le pilote Red Bull Max Verstappen le suivait, et il l’a évité en visitant brièvement une zone de dégagement.

Après avoir ouvert une enquête, les commissaires de la course ont décidé de ne pas le pénaliser, estimant que la «manœuvre n’était pas particulièrement dangereuse [...] et n’avait pas gêné de manière durable Max Verstappen pendant le reste de la séance».

Hamilton a pour sa part estimé qu’il «pensait avoir bien redressé les choses» sans accorder plus d’importance à l’incident.

Celui-ci évoque toutefois celui du dernier GP du Canada entre lui et Sebastian Vettel qui a valu au pilote Ferrari une pénalité de 5 secondes lui faisant perdre la course au profit de celui de Mercedes.

Mercedes a gagné les sept premières courses de la saison  Hamilton a signé cinq victoires, contre deux pour Bottas —, et l’équipe allemande a de nouveau été supérieure à la Scuderia vendredi.

«Les pneus se désagrègent trop vite», s’est lamenté Leclerc sur les ondes de la radio de Ferrari en fin de séance, alors qu’il chaussait des gommes tendres.

Hamilton a aussi exprimé ses préoccupations en début de séance, en mentionnant que ses pneus avant n’étaient pas balancés correctement.

Difficile pour Stroll

Ce fut un après-midi difficile pour Racing Point. Le Québécois Lance Stroll s’est contenté du 18e chrono à 2,9 secondes de Bottas. Stroll a terminé deux rangs derrière son coéquipier Sergio Perez.

Plus tôt vendredi, Hamilton avait signé le meilleur temps de la première séance d’essais libres, avec un écart de 0,069 seconde devant Bottas.

Vettel accuse déjà un déficit de 62 points sur Hamilton, et il n’a grimpé sur la deuxième marche du podium qu’à deux reprises cette saison — dont au Grand Prix du Canada, il y a deux semaines.

Hamilton, qui convoite un sixième championnat du monde, a gagné les trois dernières courses et mène par 29 points devant Bottas.

La dernière séance d’essais libres aura lieu samedi matin, suivie des qualifications sur le circuit Paul-Ricard.

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PÉNALITÉ DE VETTEL À MONTRÉAL: LA DEMANDE DE RÉVISION REJETÉE

MONTRÉAL — La demande de révision formulée par Ferrari, à la suite de la pénalité qui a privé le pilote Sebastian Vettel de la victoire au Grand Prix de Formule 1 du Canada il y a deux semaines, a été refusée par la FIA, vendredi.

La FIA a déterminé qu’il n’y a «pas de nouveaux éléments significatifs» dans les preuves fournies par la Scuderia lors d’une audience tenue vendredi en marge du Grand Prix de Formule 1 de France.

«Nous sommes tous très déçus et mécontents. Nous sommes mécontents, chez Ferrari, et nous sommes déçus pour nos partisans et notre sport, a déclaré le directeur de l’équipe Ferrari Mattia Binotto devant les garages de l’équipe italienne vendredi. Nous ne ferons pas d’autres commentaires.»

Quant à Vettel, il a confié sur les ondes de la BBC qu’il est «déçu personnellement, et pour l’équipe», car il avait l’impression que la décision des commissaires serait renversée.

Lundi, l’écurie Ferrari avait demandé une révision puisqu’elle avait de nouvelles informations à divulguer qui n’avaient pas été prises en compte lors de la décision initiale, selon elle.

L’équipe aurait refusé de préciser la nature de ces informations, mais celles-ci devraient comprendre un nouveau témoignage de Vettel ainsi que des données de géolocalisation qui n’étaient pas disponibles lorsque les commissaires de piste ont rendu leur décision.

De plus, une analyse vidéo effectuée par un pilote représentant la chaîne Sky Sports était considérée comme un nouvel élément de preuve, mais «elle n’était pas significative et utile» selon la FIA. Dans cette vidéo, tournée à partir d’une caméra montée sur le casque de Vettel, on voit l’incident de son point de vue, mais la FIA a déterminé «que cette scène était déjà disponible à partir d’autres angles de caméra». La Presse canadienne