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Bruno Lachance dans sa Cave aux Sports
Bruno Lachance dans sa Cave aux Sports

Golf: l’histoire du Tournoi des Maîtres racontée avec ses drapeaux

Réal Labbé
Réal Labbé
Collaboration spéciale
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Un dictionnaire peut nous faire découvrir tous les pays du monde avec des illustrations des drapeaux nationaux. La Cave aux Sports peut, quant à elle, nous raconter une partie de l’histoire du Tournoi des Maîtres, grâce à la collection de drapeaux réunis par Bruno Lachance.

Ce passionné de la région de Québec, pour meubler ses loisirs, a commencé à faire de son sous-sol une oasis pour l’amateur de sport qu’il est. «Les débuts de la Cave remontent à janvier 2014, précise ce raconteur hors pair. C’était lors du Super Bowl et j’avais décoré pour l’occasion.»

Dans l’esprit de Bruno, le football n’allait pas être le seul sport représenté dans la Cave. Au fil du temps il a ajouté des items pour totaliser plus de 160 sports qui y ont trouvé une niche, le tout accompagné d’autres souvenirs comme des canettes (vides) de bière de toutes marques ou encore des bouteilles rares de spiritueux.

C’est toutefois le golf, et en particulier le Tournoi des Maîtres, qui détiennent la place d’honneur. Et il vient d’ajouter une collection de drapeaux, signés. «Je n’avais jamais pensé qu’après toutes ces idées que j’ai eues pour décorer la Cave qu’il m’en viendrait une meilleure encore. Et ce sont les drapeaux.»

Plus de 160 sports sont représentés dans la Cave aux Sports de Bruno Lachance.

L’excitation est palpable autant dans ses yeux que dans ses paroles quand il nous entretient de sa dernière trouvaille. Ça se comprend facilement en constatant toute la peine qu’il s’est donnée pour raconter à sa façon une partie de l’histoire du Tournoi des Maîtres. Chaque drapeau est accroché, selon l’ordre chronologique, aux solives de la Cave.

Bruno et son épouse Denise ont eu l’occasion d’assister à quelques Tournois des Maîtres et, évidemment comme tous les spectateurs, ils en rapportaient des souvenirs, entre autres des fanions avec le fameux emblème du Masters et l’année du tournoi. Certains amis lui en ont aussi donnés et il a réussi à réunir tous les drapeaux qui ont été datés, à partir de 1999.  Avant cette année-là, les fanions n’avaient que l’emblème officiel. Sa collection comprend les 22 émis depuis ce temps.

Drôle de hasard, les dates du tournoi de 1999 sont exactement les mêmes que celui de cette année, du 8 au 11 avril. L’Espagnol Jose Maria Olazabal avait alors enfilé l’emblématique veston vert.

Bruno et son épouse Denise ont eu l’occasion d’assister à quelques Tournois des Maîtres et, comme tous les spectateurs, ils en rapportaient des souvenirs,

Le maître de la Cave aux Sports ne s’est pas contenté de juste suspendre le fanion tel quel. Il a ajouté sa touche personnelle avec des photos, dont celle de la remise officielle du veston vert par le précédent vainqueur. Dans ce cas il s’agissait de Mark O’Meara. En haut de la photo du gagnant on retrouve une image du drapeau de l’Espagne et tout en bas le nom d’Olazabal et son pointage total.

Les drapeaux sont tous signés, mais pas nécessairement par le vainqueur de l’année pour la simple et bonne raison qu’il est impossible d’approcher ce dernier après la victoire parce qu’il doit signer sa carte de pointage puis se rendre à la télévision et ensuite assister à la remise officielle pour finalement se diriger vers la salle de presse. À ce moment les spectateurs ont déjà quitté. De plus les joueurs signent très peu d’autographes lors de la semaine du tournoi, sauf quelques-uns lors des rondes d’exercice ou pendant le concours des normales-3 le mercredi.

Lors du tournoi des maîtres 2003, le Canadien Mike Weir a remporté son seul titre majeur en séries éliminatoires contre Len Mattiace.

Toujours est-il que tous les fanions réunis à la Cave aux Sports sont dûment signés et plusieurs officiellement authentifiés. Bruno ne peut s’empêcher d’avoir quelques coups de cœur en regardant certains drapeaux. Comme celui de 2003.

«C’était l’année de la victoire de Mike Weir, dit-il. Il est devenu le premier Canadien à le faire et également le premier gaucher. «Un titre remporté en prolongation aux dépens de Len Mattiace et une ronde finale de 68. Mattiace avait pour sa part joué un superbe 65 pour revenir de l’arrière, rejoindre le golfeur ontarien et forcer la prolongation.»

Ironie du sort le gaucher canadien allait remettre, l’année suivante, le veston vert à un autre gaucher, Phil Mickelson. En pointant du doigt le fanion de 2004, Bruno Lachance, convient qu’il s’agit du drapeau qu’il a eu le plus de difficulté à trouver

«Celui-là est mon véritable coup de cœur. D’abord il porte la signature de Mickelson, très lisible, et celle de son cadet Jim «Bones» Mackay, maintenant commentateur à la télé. Ce qui est encore plus intéressant ce sont les autres signatures sur le fanion, celles de l’équipe de télévision CBS avec en tête le chef d’antenne Jim Nantz et les David Feherty, Vern Lundquist, Dick Enberg, Sean McManus et quelques autres. Il s’agit d’une pièce très chère à mes yeux. Et j’ai placé une photo de Mike Weir qui remet le veston à Mickelson.»

Tous les fanions réunis à la Cave aux Sports sont dûment signés et plusieurs officiellement authentifiés.

Le fanion de 2005 porte, au centre, la signature de Chris DeMarco le perdant devant Tiger Woods en prolongation. «Une loi non écrite, explique encore l’hôte de la Cave aux Sports, veut que seuls les champions du Masters signent le drapeau au centre, dans le logo représentant les États-Unis. DeMarco n’a jamais été champion, mais il s’est permis d’apposer sa signature au centre. Il avait le sentiment d’avoir gagné, mais la performance de Woods grâce à une remontée spectaculaire et surtout un coup d’approche mémorable tombé dans la coupe au 16e trou lui a enlevé un titre qu’il convoitait au plus haut point.»

Bruno Lachance en a long à raconter sur l’histoire collée à chacun de ses 22 fanions. «Denise et moi étions allés une première fois au Tournoi des Maîtres en 2014 et tout passionné de ce tournoi que j’étais, je me disais que j’étais contenté, j’avais vu le terrain, les joueurs, l’organisation. C’était bien correct. Nous avons eu l’occasion d’y retourner en 2017 et là j’ai eu la piqûre. Nous y sommes retournés en 2018 et 2019 et nous l’aurions fait encore l’an passé si ça n’avait été de la COVID.»

Sûrement que le couple aura la chance d’y retourner quand tout sera revenu à la normale et Bruno y trouvera d’autres idées pour ajouter à la Cave aux Sports.