Même si l’organisation de l’Avalanche s’est dite satisfaite de son rendement la saison dernière, le défenseur Samuel Girard a travaillé fort cet été pour ajouter du muscle à sa charpente pour s’assurer un poste régulier au sein de la brigade défensive au Colorado.

Girard veut assurer sa place au Colorado

L’été avait commencé de bien mauvaise façon pour Samuel Girard, qui a été impliqué dans un accident de voiture — heureusement sans conséquence —, en juin. Pendant une fraction de seconde, le petit défenseur de l’Avalanche du Colorado s’est endormi au volant, finissant sa course dans un parapet. Une trajectoire à l’inverse de son parcours fulgurant vers la LNH, dont les portes se sont ouvertes à lui dès l’âge de 19 ans.

Au terme d’une première saison professionnelle fertile en rebondissements, Girard ne peut que dresser un bilan positif de son entrée dans le grand circuit. Déjà, en octobre, il causait la surprise en amorçant la campagne avec les Predators de Nashville, qui en avaient fait leur choix de deuxième ronde (47e au total), en 2016.

«Mon rêve, c’était de jouer le plus rapidement possible, mais c’est sûr que si quelqu’un m’avait dit que j’allais jouer dans la LNH à 19 ans, j’aurais dit que ça se peut, mais que ce n’est pas sûr. C’est quand même difficile de commencer à jouer à cet âge-là, particulièrement pour un défenseur de petit gabarit.

«Mon travail en tant que joueur, ç’a toutefois toujours été de faire mentir ce monde-là et de pouvoir faire le métier que je voulais faire dans la vie», a raconté vendredi l’arrière de 5’10”, rencontré au Centre sportif de Sainte-Foy, où se déroule le Boot Camp jusqu’à dimanche.

Après avoir disputé cinq matchs avec les Predators, la «Tornade de Roberval» était toutefois échangée à l’Avalanche dans un pacte à trois équipes qui envoyait Matt Duchene à Ottawa. Le défenseur a été le premier surpris.

«Tu n’y penses jamais en tant que joueur, que tu peux te faire échanger. Ce sont des choses que tu ne contrôles pas. Mais c’est sûr que lorsque je me suis fait échanger, j’étais sous le choc un petit peu. Après ça, tu n’as tellement pas le temps de penser. Ça s’est fait tellement vite! Ç’a pris trois heures et j’étais déjà rendu dans l’avion pour aller là-bas», s’est-il rappelé.

Sur son billet d’avion, deux mots : Denver, Colorado. Était-ce une bonne nouvelle, pour l’ancienne gloire des Cataractes de Shawinigan, qui quittait une équipe de premier plan pour joindre une formation amorçant un virage jeunesse?

«À Nashville, ils ont le meilleur groupe de défenseurs de la Ligue nationale, alors c’était un petit peu plus dur pour moi de me trouver un poste dans le top 4. Quand j’ai su que j’étais échangé au Colorado, je savais qu’ils étaient jeunes et qu’ils étaient en reconstruction, mais ça reste qu’ils sont bons aussi. J’étais donc vraiment content.»

Un poste à gagner

Avec l’Avalanche, Girard a, pour le plus grand plaisir de ses nouveaux patrons, continué de s’imposer, disputant 68 matchs dans l’uniforme bourgogne et bleu.  «J’ai eu une bonne saison. Ils ont été très contents de ce que j’ai fait. De ma fin de saison aussi. Ils m’en ont parlé dans mes rencontres de fin d’année.

«Je me suis blessé [au haut du corps] en séries éliminatoires, mais malgré cela, ils étaient vraiment satisfaits de mes 15 derniers matchs et de mes séries aussi. Ils ont vraiment aimé de la manière que j’ai joué et ils veulent que j’arrive avec la même mentalité l’année prochaine», a-t-il confié.

Le poste du défenseur à caractère offensif n’est pas assuré pour autant. C’est pourquoi il a sué à grosses gouttes tout l’été pour ajouter un peu de muscle sur sa charpente et de poids sur la balance.

«J’ai travaillé beaucoup là-dessus, cet été. Je voulais arriver prêt pour mon camp d’entraînement. Sur le plan personnel, j’estime que j’ai eu une bonne saison comme recrue. J’ai fait 23 points en saison régulière. C’est pas si pire, mais cette année, je veux avoir encore une meilleure saison. Tout joueur de hockey veut toujours avoir une meilleure saison d’année en année. Ça va être encore mon objectif, cette année», a terminé Girard, dont l’entraînement estival est supervisé par le préparateur physique du Lightning de Tampa Bay, Marc Lambert, à Montréal.