Chantal Lachance

Gestev sans Chantal Lachance

Toute l’histoire de Gestev a commencé avec le vélo de montagne en 1991, avec la première Coupe du monde de vélo de montagne. Pour Chantal Lachance, son parcours avec l’entreprise se terminera avec les Championnats du monde de cette semaine.

Après 30 ans dans l’organisation d’événement, la cofondatrice de Gestev se tourne vers de nouveaux défis. 

«Je finis là où j’ai commencé. Le vélo de montagne, on a fait ça pendant 6 ou 7 ans avant de se diversifier avec d’autres sports. On finit avec 29 ans d’événements au Mont-Sainte-Anne et on a vraiment de quoi être fiers», souligne Mme Lachance.

Il n’y aura personne pour la remplacer, ses tâches seront divisées à l’interne et Gabriel Fontaine-Leclerc, le directeur général actuel, assumera la présidence de l’entreprise, il travaille aux côtés de Mme Lachance depuis février 2018.

«Je suis fière de l’équipe en place. Je ne peux pas avoir plus confiance en l’entreprise, sinon je ne serais jamais partie. J’ai une pleine appréciation de comment j’ai fini les choses.»

La femme d’affaires quittera complètement le monde de l’événementiel. À 54 ans, elle souhaite explorer d’autres domaines.

«J’ai encore plein de gaz pour développer quelque chose d’autre. Ça fait plusieurs mois que la réflexion est entamée, j’avais déjà commencé à en parler l’automne dernier avec le président de notre division chez Québecor, Martin Tremblay. Je peux juste être méga reconnaissante de comment les choses se sont passées.»

Fibre entrepreneuriale bien vivante

Gestev appartient à la division de Québecor sports et divertissement depuis 6 ans.

«On a vendu notre entreprise à Québecor, mais ce n’était jamais dans les plans de partir, c’est moi qui aie eu un appel pour d’autres défis. On était au sein d’une grande entreprise, ce n’était pas la même chose que de gérer une petite entreprise… et je me suis rendu compte que j’aimais ça», avoue-t-elle.

Elle laisse derrière son entreprise, mais assure qu’elle et Patrice Drouin ont amené Gestev là où ils le voulaient. Elle restera dans le décor. Son complice de toujours, M. Drouin, avait d’ailleurs lui aussi quitté l’entreprise en avril dernier.

«Dans un sens l’intégration avec Québecor, c’est exactement ce qu’on voulait, on travaillait déjà beaucoup avec eux et on voulait que Gestev s’en aille ailleurs», termine Mme Lachance.