German Rubtsov prend le chemin du Nouveau-Brunswick. Il a été échangé au Titan d’Acadie-Bathurst, jeudi matin.

German Rubtsov échangé à Bathurst

Les Saguenéens ont effectué une transaction majeure avec le Titan d’Acadie-Bathurst, jeudi matin, en envoyant German Rubtsov sur la péninsule acadienne en retour des droits de Vladimir Kuznetsov, de l’espoir Christophe Farmer et des sélections de première, deuxième et troisième rondes en 2020.

En plus de Rubtsov, les Sags cèdent un choix de deuxième tour en 2020. La transaction n’est toutefois pas finale puisque plusieurs clauses entrent en ligne de compte. Le parcours du Titan en séries éliminatoires et la venue ou non de Kuznetsov à Chicoutimi pourrait modifier les modalités du pacte. Le Russe a pris la décision de ne pas revenir à Bathurst en début de saison, préférant jouer dans son pays natal. Son utilisation limitée dans des circuits mineurs l’inciterait à revenir en Amérique du Nord, mais son contrat compliquerait les choses.

« Mon plan A est Kuznetsov parce qu’il se retrouve sur notre liste, mais j’ai un plan B et un plan C, a fait savoir l’entraîneur-chef et directeur général des Saguenéens, Yanick Jean. Je n’écarte aucune possibilité. »

Vladimir Kuznetsov a joué la dernière saison avec le Titan d’Acadie-Bathurst, avant de retourner en Russie au terme de la campagne.

Le retour de Zhukenov ?

Questionné à savoir s’il étudiait l’idée de rapatrier Dmitry Zhukenov à Chicoutimi, Yanick Jean est demeuré évasif, affirmant qu’il ne fermait la porte à aucune option. Après deux saisons avec les Saguenéens, Zhukenov est retourné en Russie pour poursuivre sa carrière de hockeyeur. Il a notamment joué huit matchs dans la Ligue continentale avec l’Avangard d’Omsk, avant d’être rétrogradé dans la MHL, un circuit inférieur.

Pour revenir à l’échange de German Rubtsov, Yanick Jean a exprimé sa satisfaction pour plusieurs raisons. D’abord parce que la transaction lui permet d’obtenir un espoir offensif en la personne de Christophe Farmer, un joueur apprécié par les dépisteurs des Saguenéens, également parce que le départ de Rubtsov libère une place de joueur européen à Chicoutimi. 

« Je ne dis pas qu’on va avoir un joueur européen d’ici une semaine, mais on va tout faire pour en entrer un d’ici un certain temps », a confirmé Yanick Jean.

Le retour obtenu est un autre élément qui fait dire au patron hockey des Sags que la transaction lui donne satisfaction. De plus, la présence plus que probable de German Rubtsov au prochain Championnat mondial de hockey junior fait en sorte que le Russe va quitter son équipe junior pendant plus d’un mois, à partir de décembre. D’où la transaction qui survient à plus d’un mois du début de la période des échanges dans le circuit Courteau.

« Le fait que Rubtsov quittait au début décembre a fait bouger les choses, a exprimé Yanick Jean. Si Rubtsov était resté ici jusqu’à la date limite des transactions, possiblement qu’on aurait attendu plus longtemps. Étant donné qu’il partait, on ne pouvait pas passer à côté de la transaction parce qu’elle allait chercher plusieurs facteurs qu’on visait. »

Les performances en demi-teinte de Rubtsov depuis son retour du camp des Flyers de Philadelphie n’a pas été un élément déclencheur, a par ailleurs assuré Yanick Jean. Lorsque les Flyers ont signifié leur volonté de retourner Rubtsov chez les juniors, ils ont demandé aux Saguenéens s’ils prévoyaient transiger le choix de première ronde en 2016 advenant le cas où les Sags n’aspiraient pas aux grands honneurs.

« Je suis convaincu que German est capable de travailler plus fort que ça parce qu’il l’a fait quand il est arrivé avec nous la saison dernière, a mis en contexte Yanick Jean. C’est un meilleur joueur que ce qu’il nous a montré depuis le début de la saison. Je n’ai aucun doute qu’il va bien faire à Bathurst. »

Le temps de travailler

Tous les choix impliqués dans l’échange avec le Titan sont pour le repêchage de 2020. Une question de laisser du temps au directeur général du Titan, Sylvain Couturier. 

« C’était important de laisser le Titan travailler en vue de s’améliorer, a mentionné Yanick Jean. Quand tu fais une transaction, tu essaies que ce soit bon pour les deux organisations. Quand les deux partis sont contents, c’est plus facile de faire un autre échange par la suite. »