Le quart-arrière des 49ers de San Francisco, Jimmy Garoppolo, est l’une des principales raisons pour lesquelles les Niners sont invaincus après trois semaines d’activités pour la première fois en 21 ans. Ils affronteront, lundi soir, les intrigants Browns de Cleveland.

Garoppolo démontre enfin son potentiel

SANTA CLARA — Jimmy Garoppolo n’a pu franchir le troisième match de sa première saison complète en tant que quart-arrière no 1 des 49ers de San Francisco.

Une blessure à un genou a mis abruptement fin à sa saison, ainsi qu’aux espoirs des 49ers de retourner en séries éliminatoires.

Garoppolo est de nouveau en santé et après avoir mis du temps à retrouver ses repères, il semble de nouveau être en mesure de répondre aux immenses attentes des 49ers. Après tout, ils lui ont offert un mirobolant contrat de 137,5 millions $US même s’il n’avait effectué que quelques départs en carrière dans la NFL.

Sauf que «Jimmy G» est l’une des principales raisons pour lesquelles les Niners sont invaincus après trois semaines d’activités pour la première fois en 21 ans. Ils disposeront maintenant de l’occasion de démontrer de quel bois ils se chauffent sur la plus grande scène nationale, lundi soir, lors du duel entre les 49ers (3-0) et les intrigants Browns de Cleveland (2-2).

«Ce sera excitant; beaucoup d’adrénaline, a admis Garoppolo. Le [stade] Levi’s vibrait la dernière fois lorsque les Steelers [de Pittsburgh] étaient en ville, et nous nous attendons à la même chose cette fois-ci. L’ambiance sera électrique, ça c’est certain.»

Ce sera le premier départ de Garoppolo en heure de grande écoute depuis qu’il a effectué son premier départ dans la NFL, lors du match d’ouverture des Patriots de la Nouvelle-Angleterre en 2016. Tandis que Tom Brady purgeait une suspension, Garoppolo a lancé une passe de touché et amassé 264 verges de gains dans un gain de 23-21 contre les Cardinals de l’Arizona. La curiosité des observateurs envers lui avait été piquée.

Il s’est blessé la semaine suivante dans une victoire contre les Dolphins de Miami, et n’a jamais obtenu d’autre départ avant d’être échangé aux 49ers au milieu de la saison 2017.

Garoppolo a pris les rênes d’un club en difficulté en fin de saison, et il a signé cinq victoires consécutives. Ces résultats lui ont permis de décrocher le poste de quart no 1, ainsi qu’un lucratif contrat.

Après avoir connu son lot d’ennuis en début de saison l’an dernier, Garoppolo s’est blessé contre les Chiefs de Kansas City, l’empêchant de faire la démonstration qu’il avait sa place parmi l’élite du circuit Goodell.

Aujourd’hui, après un calendrier préparatoire en demi-teinte et une performance modeste dans la victoire des siens en lever de rideau de la saison contre les Buccaneers de Tampa Bay, Garoppolo semble enfin en mesure de démontrer son potentiel.

Il a lancé deux passes de touché et récolté 296 verges de gains dans une victoire contre les Bengals de Cincinnati, avant de se moquer du rideau de fer des Steelers de Pittsburgh la semaine suivante pour obtenir 277 verges de gains et orchestrer la progression victorieuse des 49ers dans un gain de 24-20. C’est ce genre de performance, alors qu’il est sous pression, qui a permis à Garoppolo d’obtenir le respect de ses coéquipiers.

«Jimmy est extrêmement tenace, a admis le centre-arrière Kyle Juszczyk. S’il commet une erreur, il ne se laisse pas démoraliser, il ne baisse pas les bras et ne modifie pas son style de jeu. Il est toujours prêt à effectuer un gros jeu. J’adore ça, j’adore la confiance qu’il a envers ses ailiers espacés.»

Les Browns aussi

Ce sera aussi une autre occasion pour le quart étoile des Browns Baker Mayfield de démontrer son étoffe sur les ondes de la télévision nationale.

Le premier choix universel au repêchage de 2018 a connu un départ canon dans la NFL, fracassant la marque de Peyton Manning pour un quart recrue avec 27 passes de touché en 14 matchs. Il a démontré sa précision, sa vision du jeu ainsi que sa capacité à narguer ses adversaires — un trait de caractère qui fait le délice des partisans des Browns, et suscite la colère de ses détracteurs.

Après avoir été encensé pendant la saison morte et la décision des Browns d’ajouter l’ailier espacé étoile Odell Beckham fils à leur formation, le début de campagne de Mayfield ne s’est pas déroulé aussi rondement qu’à sa saison recrue.

Les Browns ont entamé le calendrier avec une fiche de 1-2, mais Mayfield a rebondi en lançant une passe de touché et en amassant 342 verges de gains dans une éclatante victoire de 40-25 contre les Ravens de Baltimore. Ce gain a propulsé les Browns à égalité en tête de la section Nord de l’Association américaine, et redonné espoir à ceux qui répétaient sans cesse l’été dernier qu’il fallait les surveiller de près cette saison.

«Ce qu’on oublie parfois, c’est que les gars autour de lui ont augmenté leur niveau de jeu, a noté l’entraîneur-chef Freddie Kitchens. Je l’ai déjà dit, et je le répète, les succès d’un quart-arrière dépendent beaucoup des gars qui l’entourent. L’autre jour, la plupart d’entre eux ont fait leur boulot. C’est ce que je m’attends de mes joueurs. Fais ton boulot. Fais ce que tu dois faire, fais-le comme tu es supposé le faire, au moment où tu dois le faire. C’est assez simple.»