Alex Harvey a été sacré champion du monde au 50 km.

Gala de l'athlète: cinquième sacre pour Harvey?

Des trois Québécois sacrés champions du monde dans un sport individuel, cet hiver, deux proviennent de la région de Québec. Dont le fondeur Alex Harvey, qui a toutes les chances d'être couronné pour la cinquième fois de sa carrière au Gala de l'athlète, mercredi.
Le titre de meilleur athlète de la capitale est remis chaque année depuis 61 ans. Du nageur Jacques Amyot, en 1956, au judoka Antoine Valois-Fortier, l'an dernier, 43 sportifs d'élite différents ont été consacrés jusqu'ici.
Tout indique qu'un membre de ce club sélect ajoutera bientôt à sa collection. Harvey a connu une saison du tonnerre sur le circuit international de ski de fond avec l'or à l'épreuve reine de 50 km des Championnats du monde et cinq médailles en Coupe du monde, dont trois victoires. Ce qui l'a mené au troisième rang du classement cumulatif de la saison de Coupe du monde.
Célébrée pour ses exploits en 2009, 2010, 2011 et 2015, la fierté de Saint-Ferréol-les-Neiges s'approcherait un peu plus des six titres remportés par la kayakiste Caroline Brunet, de 1995 à 2000.
Illustres noms
Outre Brunet et Harvey, le père d'Alex, le fondeur et cycliste Pierre Harvey (3), la biathlonienne Myriam Bédard (3), le patineur de vitesse sur longue piste Gaétan Boucher (2), la plongeuse Sylvie Bernier (2), la skieuse alpine Mélanie Turgeon (2), la cycliste de montagne Marie-Hélène Prémont (2) et la patineuse longue piste Kalyna Roberge (2) sont les autres multiples gagnants au fil des ans.
Harvey fils a toutefois de la compétition. La planchiste de Stoneham Laurie Blouin s'enorgueillit du titre de championne du monde de slopestyle depuis le 11 mars. Karen Paquin (rugby, Charlesbourg) et Katerine Savard (natation, Pont-Rouge) ont chacune rapporté une médaille des Jeux olympiques de Rio, tout comme Nicolas-­Guy Turbide (natation, Cap-Rouge) des Jeux paralympiques. Sans oublier le joueur des Bruins de Boston, Patrice Bergeron (Sillery), qui a disputé son 1000e match dans la LNH au cumulatif saisons et séries.
Calibre relevé
«Nos quatre équipes en nomination pour l'équipe de l'année sont toutes championnes canadiennes. Dans cette catégorie, c'est presque devenu un critère de base», fait valoir le président du comité organisateur du Gala, Denis Fortin, pour illustrer à quel point le niveau s'annonce encore une fois élevé.
Fortin explique que parmi les 200 dossiers de candidature reçus par le comité de sélection, qu'il dirige aussi, pas moins de 46 concernent les catégories de découvertes féminines (29) et masculines (17). Pas facile de réduire le tout à seulement 10 finalistes, cinq gars et cinq filles, et surtout deux gagnants.
«À 16 ans ou moins, les découvertes ont toutes au moins une bonne performance dans un championnat canadien à leur actif. C'est sans aucun doute l'une des catégories où le calibre augmente d'année en année», analyse celui qui est associé au Gala de l'athlète depuis 1989.
Mercredi soir, entre 250 et 275 personnes se réuniront au Complexe Capitale Hélicoptère de L'Ancienne-Lorette pour la remise de 27 prix dans 13 catégories, à compter de 18h, soirée au cours de la laquelle seront distribués 35 000 $ en bourses aux athlètes.
Les quatre vainqueurs des principales catégories d'athlètes individuels se livreront une lutte finale pour l'ultime récompense d'athlète de l'année des régions de Québec et Chaudière-Appalaches.