Vincent Breton-Robert a retourné un botté sur une distance de 65 verges pour un touché au deuxième quart, une rare étincelle dans le camp du Rouge et Or.

Gain peu convaincant de 14-1 du Rouge et Or

SHERBROOKE — Le Rouge et Or de l’Université Laval a peiné, ne produisant aucun point à l’offensive, en route vers une difficile victoire de 14-1 sur le Vert & Or vendredi soir lors du match d’ouverture au Stade de l’Université de Sherbrooke.

C’était la première fois que l’offensive du Rouge et Or ne marquait aucun point depuis le match de la Coupe Dunsmore du 15 novembre 2014, une défaite de 12-9 contre les Carabins de l’Université de Montréal lors de laquelle trois bottés de placement avaient constitué la récolte de Laval.

«Je ne crois pas qu’on ait pris le Vert & Or à la légère. Les gars étaient détendus, mais je ne les sentais pas trop détendus non plus. Est-ce qu’on a eu le match qu’on voulait avoir? Non. Notre équipe est meilleure que ça», a déclaré l’entraîneur-chef Glen Constantin.

Le quart Hugo Richard a connu toutes sortes de difficultés, ne complétant que 12 de ses 24 passes. «Il a manqué une couple de lectures, une couple de passes, mais n’oublions pas qu’il avait été laissé à lui-même en début de match», a enchaîné Constantin, refusant de jeter la pierre à Richard.

Le vétéran quart n’était pas de très bonne humeur après la partie. «C’est un match très difficile pour l’attaque. On n’a pas été capables de produire. On avait de la misère au sol et de la misère dans les airs. On est chanceux que notre défensive et nos unités spéciales nous aient gardés dans le match.»

Owens brille... et tombe

Pendant ce temps, le quart du Vert & Or Charles-Xavier Owens complétait sept de ses huit passes et remettait souvent le ballon à son homme de confiance, le porteur de ballon Gabriel Polan, pour faire mieux paraître les locaux.

Un placement raté de Pierre-Antoine D’Astous a permis au Vert & Or de prendre l’avance au premier quart. Quelques minutes plus tard, les Sherbrookois accordaient toutefois un touché de sûreté, permettant aux hommes de Constantin de prendre une avance de 2 à 1 malgré un début de match cahin-caha.

C’est une blessure à Owens, frappé solidement par deux joueurs du Rouge et Or, qui a été le point tournant du match à 9:05 du deuxième quart. On a vu la médecin de l’équipe dire au numéro 5 que son match était terminé, lui qui avait déjà subi une commotion la saison dernière. 

Peu de temps après, Vincent Breton--Robert retournait un botté de dégagement du Vert & Or sur 65 verges pour un touché qui, avec la transformation de David Côté, a procuré une avance de 9 à 1 à l’Université Laval.

Breton-Robert était heureux d’avoir contribué de cette façon à la victoire des siens. «Ça prenait quelque chose pour allumer, alors j’ai eu le ballon, une brèche s’est ouverte et j’ai couru. Tous les blocs ont été parfaits», a déclaré celui qui concédait toutefois que le jeu offensif des siens ne payait pas de mine. «On avait un bon plan, mais on a eu de la difficulté à appliquer le système.»

En remplacement d’Owens, Joé Hudon est loin d’avoir connu le même succès, complétant seulement 6 passes sur 16, et le Vert & Or a accordé un autre touché de sûreté avant la fin du second quart. 

Le Rouge et Or a complété la demie de belle façon avec un placement de 40 verges de Côté pour porter la marque à 14 à 1 quelques secondes avant la mi-temps. Aucun point n’a été marqué en deuxième demie.

Constantin faisait cependant remarquer que son équipe avait souvent été à un jeu de la catastrophe dans la première moitié de la partie et qu’il avait préféré jouer de prudence dans la deuxième moitié. «On a fait nos petites affaires pour se sortir de ce match-là. On n’a pas joué notre standard. Il faut rester humbles et continuer à travailler.»

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MANQUE D'AGRESSIVITÉ

Le coordonnateur à l’attaque du Rouge et Or, Justin Ethier accepte la victoire de 14-1 de ses protégés contre le Vert & Or, mais il estime qu’ils devront dorénavant faire preuve de plus d’agressivité. «Ce n’est pas comme ça qu’il faut gagner. C’est décevant, mais on va bâtir là-dessus. Il faut aussi donner le crédit à la défensive de Sherbrooke. La plus grande déception est notre performance en première demie et au début du troisième quart. On n’avait pas eu d’indicateur lors du match hors concours [contre Guelph], mais des fois ça prend de l’adversité et on n’en avait pas eu lors de ce match hors concours. Le camp d’entraînement de deux semaines n’a clairement pas été une bonne chose pour nous.»

Ethier a eu peur de perdre le joueur de ligne offensive Kétel Assé. Il s’est blessé sur le premier jeu du match, mais il est revenu en fin de partie. «On pratiquait ce jeu depuis un bon bout de temps, mais il a été mal exécuté ce soir. On s’est repris avec une longue passe, un premier essai, mais on a cafouillé par la suite.»