Ivan Chekhovich a mené l'attaque du Drakkar avec trois buts et deux aides.

Gain facile de 9-3 du Drakkar sur les Cataractes

BAIE-COMEAU — Le Drakkar a vogué vers une victoire facile mercredi contre les Cataractes de Shawinigan, l’emportant par le pointage sans appel de 9-3. Jusqu’ici en 2018-2019, les Nord-Côtiers n’ont toujours pas goûté l’amertume de la défaite.

Le Drakkar a répondu sans équivoque au départ un peu mou des Cats, marquant trois fois en première et en ajoutant deux autres au début de l’engagement médian. C’était 5-0 après 24 minutes. Mais la nature humaine étant ce qu’elle est, les hommes de Martin Bernard se sont assis sur leurs lauriers et avant la sirène annonçant la fin de la deuxième, l’écart était réduit à deux buts.

Les locaux ont cependant mis fin aux minces espoirs des Cataractes en troisième, enchaînant quatre filets sans réplique, au grand plaisir de la petite foule de 1312 personnes réunies au Centre Henry-Leonard.

«Brouillon et farfelu»

«On était vraiment dans la structure jusqu’à temps qu’on prenne les devants 5-0», a analysé l’entraîneur-chef du Drakkar. «À partir de là, on a commencé à être brouillon et farfelu. Derrière le banc, on se demandait ça sortait d’où, parce qu’on ne trouvait pas ça dans notre plan de match. Mais on a redressé la situation en fin de deuxième et on est revenus forts en troisième.»

Le Russe Ivan Chekhovich a pris les choses en main en offensive, avec une prestation de trois buts et deux passes. Gabriel Fortier (1-2), Nathan Légaré (1-2), D’Artagnan Joly (1-2), Tyler Hylland, Yaroslav Alexeyev, Samuel L’Italien et Shawn Element ont complété le pointage pour les vainqueurs. Pour Alexeyev et L’Italien, il s’agissait de leur premier dans l’uniforme nord-côtier. Jan Drozg et Vincent Senez, avec deux, ont répliqué pour Shawinigan.

«Ivan joue du gros hockey. On voit qu’il est affamé et qu’il en veut toujours plus», a signalé Bernard. «À 19 ans, les leaders offensifs doivent prendre charge de l’équipe et Ivan le fait très bien.»

Lucas Fitzpatrick et Antoine Coulombe ont connu une soirée difficile devant le filet des visiteurs. À leur décharge, leurs coéquipiers ont paru invisibles à plusieurs reprises. À l’autre bout, Justin Blanchette n’a eu que 19 tirs à affronter.

Le Drakkar mettra sa fiche immaculée de 3-0 en jeu vendredi alors qu’il rendra visite aux Olympiques de Gatineau. Jordan Martel fera ses débuts en 2018-2019, lui qui a terminé de purger sa suspension de trois parties.

Soccer

Même casse-tête pour l’Impact et le Toronto FC

MONTRÉAL — Le calendrier de la MLS a peut-être créé un casse-tête à l’Impact de Montréal, mais le Toronto FC ne pourra vraisemblablement pas en tirer profit.

L’Impact a battu ses rivaux ontariens 1-0, mercredi soir, lors du match aller de la finale du Championnat canadien, et il devra maintenant se diriger vers la Californie pour se mesurer au Galaxy de Los Angeles, samedi.

La formation torontoise, qui accueillera le match retour mercredi prochain, aurait pu être avantagée par les déplacements de ses adversaires. Le problème, c’est qu’elle passera elle aussi à l’ouest pour y affronter le Los Angeles FC, la même soirée que le Bleu-blanc-noir.

Alors que l’Impact et le Toronto FC se battent pour une place en séries dans la MLS, le calendrier chargé pourrait venir compliquer les formations partantes, l’utilisation et la santé des joueurs ainsi que la façon d’aborder le deuxième affrontement de cette finale.

«Nous sommes en plein cœur d’une séquence de sept matchs en 22 jours. À nos yeux, il s’agissait de la première demie d’un duel de 180 minutes. C’est pour cette raison que nous avons donné du repos à plusieurs joueurs et que nous avons augmenté le temps de jeu de certains, a expliqué l’entraîneur-chef du Toronto F.C., Greg Vanney. Ce n’est pas une situation facile parce que nous voulons amasser le plus de points possible pour rester dans la course aux séries. Il faut se demander quelle est la priorité et ce que nous souhaitons accomplir.»

La troupe de Vanney occupe actuellement le quatrième rang de l’Association Est avec un total de 45 points, huit de plus que les Montréalais, qui se retrouvent au huitième échelon, à trois points du Revolution de la Nouvelle-Angleterre et de la fameuse ligne rouge donnant accès aux séries.

Des questions chez l’Impact

Dans le camp de l’Impact, ce voyage en Californie soulève des questions quant à l’utilisation du milieu de terrain Ignacio Piatti. L’Argentin de 34 ans a inscrit le seul but du match mercredi, son quatrième du tournoi, et il a joué pendant 90 minutes pour une deuxième fois en quatre jours.

Piatti, qui a raté quatre parties de la MLS au mois d’août en raison d’une blessure à l’adducteur, n’a pris part qu’à neuf matchs cette saison dans le circuit Garber. Sauf que l’entraîneur-chef Wilmer Cabrera n’aura peut-être pas le choix de l’utiliser au maximum, car Bojan Krkic et Maxi Urruti ont subi une blessure et Saphir Taïder sera suspendu pour le match retour en raison d’une accumulation de cartons jaunes.

«Nous avions un plan pour certains joueurs, mais nous n’avions pas prévu les blessures à Maxi et Bojan. Nos joueurs veulent participer aux séries. Ignacio devait rester à Montréal pour bien récupérer et attendre jusqu’à mercredi, mais dans cette situation, il devra possiblement voyager, a déclaré Cabrera. À ce point-ci de la saison, ce n’est pas le moment de se garder frais et dispos. Il faut y aller à fond.»

Malgré l’incertitude des blessés et le calendrier complexe, l’Impact pourra au moins bâtir sur sa performance de mercredi afin de tenter de conclure sa saison sur des notes positives. Pendant leur victoire de 1-0 face au Toronto F.C., les hommes de Cabrera ont montré une intensité et une soif de victoire qui n’étaient pas ressorties depuis quelques matchs, et ce, malgré l’urgence au classement.

«Il faut arrêter d’être trop gentils sur le terrain et avoir une mentalité agressive, a observé Cabrera. Il y a un aspect mental dans le sport. Quand tout commence à bien aller, ça devient contagieux et ça crée un rythme. C’était important de regagner notre confiance et nous devons amener cette énergie et cette mentalité dans la MLS.»

Canadien

Canadien 5/Floride 4: Gallagher marque deux buts

MONTRÉAL — Un jour après avoir vu les joueurs luttant pour un poste mener l'assaut, les vétérans du Canadien ont pris la relève dans une victoire en fusillade de 5-4 face aux Panthers de la Floride, jeudi, lors d'un match préparatoire.

Nick Suzuki, Jordan Weal et Phil Varone ont toutefois clos le spectacle, en marquant tour à tour en fusillade.

Les vétérans du Tricolore avaient été plutôt discrets dans une victoire de 4-3 face aux Panthers mercredi, à Bathurst, au Nouveau-Brunswick. L'entraîneur-chef Claude Julien avait même laissé savoir son insatisfaction à ce sujet après la rencontre et jeudi matin.

Brendan Gallagher a sonné la charge avec deux buts sur des passes d'Artturi Lehkonen à sa première sortie en match préparatoire. Weal a amassé un but et une aide, tandis que Brett Kulak a été l'autre buteur du Canadien. Shea Weber et Suzuki ont aussi été crédités de deux aides.

Suzuki a connu un bon match entre Paul Byron et Weal. Byron n'est toutefois pas ressorti du vestiaire après le deuxième entracte en raison d'une blessure.

Du côté de la défensive, les yeux étaient tournés vers Josh Brook. C'est plutôt son partenaire Kulak qui a retenu l'attention.

En plus de marquer un but, Kulak a obtenu de nombreuses belles occasions de marquer.

Carey Price a été peu occupé et a accordé quatre buts sur 17 lancers.

Owen Tippett, Anthony Greco, Jonathan Ang et Brett Connolly ont battu Price. Samuel Montembeault a effectué 42 arrêts devant le filet des Panthers.

Weal a ouvert le pointage après seulement 61 secondes de jeu. Il a contourné le défenseur Anton Stralman avant de pousser le disque du revers en direction du filet. La rondelle s'est faufilée à travers l'équipement de Montembeault pour aboutir dans l'objectif.

Les Panthers ont répliqué avec 5:18 à faire au premier vingt. Ang a remis à sa droite vers Tippett en entrée de zone. Tippett a ensuite marqué d'un tir des poignets, alors que Price a semblé être pris à contre-pied après avoir peut-être poussé trop fort pour effectuer son déplacement.

Les visiteurs ont ensuite pris les devants 3-1 grâce à deux buts en 1:13 tôt en deuxième période. Greco a profité d'un revirement de Maxim Lamarche, puis Ang a marqué son deuxième but de la soirée quand il a pu se présenter seul devant Price, qu'il a déjoué entre les jambières après une série de dribles.

Gallagher a réduit l'écart à 5:16, puis Kulak a créé l'égalité à 12:29 à la suite d'une passe de Nick Suzuki lors d'une attaque à deux contre un.

Gallagher est revenu à la charge avec 4:55 à faire au deuxième engagement. Artturi Lehkonen a tenté une passe en pivotant dans le coin de la patinoire et Gallagher n'a eu qu'à dévier dans le filet. Le vétéran défenseur des Panthers Keith Yandle a raté sa couverture sur la séquence.

Connolly a relancé le débat à mi-chemin en troisième période, pendant un avantage numérique. Il a bénéficié d'une passe sur réception parfaite de Vincent Trocheck pour dévier le disque dans l'objectif.

Varone a mis fin au débat en fusillade en déjouant Montembeault entre les jambes.

Le Canadien poursuivra son calendrier préparatoire en affrontant les Sénateurs, samedi, à Ottawa.

Rouge et Or

Chénard pourrait être remplacé par Bolduc

Le quart-arrière de cinquième année du Rouge et Or de l’Université Laval, Samuel Chénard, pourrait perdre son poste de partant après seulement trois matchs, dont la difficile défaite contre les Carabins de l’Université de Montréal. Le nom de la recrue Thomas Bolduc, qui était le quart réserviste samedi et s’entraîne désormais avec le groupe 1, a même été mentionné par l’entraîneur-chef Glen Constantin comme éventuel successeur aussi tôt que lors du match de dimanche contre McGill.

«Ce serait mentir de dire que ça ne nous inquiète pas», a déclaré Constantin lors de son point de presse hebdomadaire à propos de la situation de son quart-arrière. Même s’il a complété 62% de ses passes, Chénard ne montre qu’une moyenne de 135,7 verges par la passe par match depuis le début de la saison, la moins bonne performance à ce chapitre chez les quarts-arrières québécois, en plus d’avoir été victime de cinq interceptions. Constantin a ajouté que le coordonnateur de l’attaque Justin Ethier avait parlé de la situation à Chénard.

Bolduc premier en ligne

«Nous allons voir nos autres options. Nous avons quatre quarts-arrières, il pourrait y avoir un nouveau quart-arrière partant et Thomas Bolduc est le premier sur la ligne», a ajouté Constantin. Bolduc, qui est âgé de 20 ans, évoluait en première division collégiale l’an dernier avec les Cougars du Cégep Champlain-Lennoxville. «Au dernier match contre les Carabins, on a démontré certaines carences. Alors, en pratique, on va donner plus de volume à d’autres quarts pour peut-être faire un changement», a déclaré Constantin. Tant lui que le coordonnateur à l’attaque Justin Ethier ont toutefois insisté sur le fait que la décision finale n’était pas encore prise quant au sort de Chénard même si Bolduc s’entraîne avec le groupe 1.

De son côté, Bolduc semblait fort heureux jeudi de s’entraîner avec le groupe 1 quatre semaines après son arrivée avec le Rouge et Or. «C’est certain que j’aimerais être partant. Chaque pratique, je travaille comme si j’étais le partant. Quand j’ai vu que j’étais en uniforme et qu’on était juste deux quarts-arrières samedi, je savais que j’allais avoir la possibilité de voir du temps rapidement», a expliqué celui qui est le fils d’André Bolduc, entraîneur responsable des demis à l’attaque des Alouettes de Montréal. «Je pense que je suis capable d’apporter une bonne distribution de ballon sur le terrain et je mets aussi beaucoup d’emphase sur le fait de protéger le ballon, avec la bonne défensive qu’on a», a-t-il résumé. 

Samuel Chénard avait passé les quatre dernières saisons dans l’ombre du quart Hugo Richard, qui était devenu le partant du Rouge et Or dès son arrivée des rangs collégiaux.

Remparts

Félix Bibeau de retour avec le sourire

Retranché par les Islanders de New York, mercredi, c’est avec le sourire que l’attaquant de 20 ans Félix Bibeau enfilera le chandail des Remparts de Québec, vendredi, pour le premier match de la saison contre les Tigres, à Victoriaville.

Déjà confirmé comme capitaine de l’équipe, Bibeau sera un joueur important dans la jeune formation québécoise. Il pivotera un trio complété à sa droite par Pierrick Dubé et à sa gauche par la jeune sensation de 16 ans, James Malatesta.

«J’ai connu un bon camp, là-bas, je n’ai pas de regret, j’ai fait tout ce que je pouvais et c’est avec le sourire que je reviens à Québec», disait-il, jeudi matin, dans une entrevue téléphonique alors qu’il s’amenait dans la capitale.

Choix de sixième ronde des Islanders, en 2019, Bibeau a été victime de la situation contractuelle du club de la LNH. Il ne restait plus que trois contrats disponibles pour atteindre la limite de 50.

«Les Islanders ne veulent pas faire les choses trop vite. Les deux joueurs repêchés à 19 ans ont été retournés dans le junior. Ils m’ont dit d’aller à Québec, d’être un leader, de travailler fort. Quand j’ai rencontré [le directeur général] Lou Lamoriello, il m’a dit que j’avais un avenir dans le hockey, mais plus important, que j’étais une bonne personne.»

Son attitude était d’ailleurs l’une des raisons ayant poussé le dg des Remparts Patrick Roy à mettre le grappin dessus à la période des transactions, l’hiver dernier. Mais entre-temps, Bibeau s’est imposé comme l’un des meneurs des Huskies de Rouyn-Noranda, vainqueurs de la Coupe du président et de la Coupe Memorial.

«Il s’agit d’une bonne nouvelle pour nous. En même temps, Félix était prêt aux deux éventualités : percer au niveau professionnel et ouvert à l’idée de revenir dans le junior. Il va amener le leadership qu’on a besoin. Dès son arrivée au camp [en août], il avait déjà une prestance. Il possède une belle éthique. Il est devenu le joueur qu’il est, aujourd’hui, parce qu’il a travaillé fort», notait Roy.

Chose promise....

Avant que Bibeau ne parte pour Long Island, Roy l’avait d’ailleurs avisé qu’il serait le capitaine des Remparts s’il revenait à Québec. Chose promise, chose due, le centre de 20 ans portera la lettre emblématique sur son chandail dès le match d’ouverture.

«Patrick me l’avait dit avant que je m’en aille. J’ai eu de bons capitaines à Rouyn-Noranda, je vais m’en inspirer. Nous avons plusieurs bons jeunes, je veux faire preuve de leadership. J’ai été élevé dans l’attitude des Huskies, où chaque jour, on sortait de notre zone de confort», notait l’auteur de 69 points en 63 matchs, l’an passé, et de 29 en 20 matchs éliminatoires.

Sa production en seconde moitié de saison et dans les séries a d’ailleurs pesé dans la balance dans sa sélection au repêchage par les Islanders. Il s’en est fallu de peu pour que le plan original de Roy ne fonctionne pas.

«On n’est jamais à l’abri de ça. On peut avoir un plan, mais parfois, il change. On souhaitait à Félix qu’il puisse évoluer au plus haut niveau», ajoutait le Diable rouge en chef, qui avait prévu un plan B qui restera inconnu.

Bibeau rentre au bercail l’esprit libre, enfin branché sur son avenir immédiat. «C’était dur d’avoir la tête juste à Québec, mais là, je vais l’être à 100 %. Ça va être le fun, j’ai hâte de jouer des matchs, car depuis un bout de temps, j’ai pratiqué en masse.»

F1

GP de Singapour: Lewis Hamilton voudra accroître son avance au classement

SINGAPOUR — Lewis Hamilton souhaite mettre la pression au Grand Prix de Singapour, alors qu’il tente de remporter un sixième championnat des pilotes de Formule 1.

Le pilote Mercedes amorcera la course de dimanche avec une avance de 63 points sur son plus proche poursuivant, son coéquipier Valtteri Bottas.

Comme lors de l’épreuve de l’an dernier, les pilotes doivent s’attendre à de la chaleur accablante et beaucoup d’humidité pour cette course. En plus de la chaleur, un épais brouillard s’est installé au-dessus de la ville et le gouvernement a émis des avis de conditions insalubres de l’air.

Hamilton doit espérer une copie conforme de l’édition 2018, où il a confortablement mené la course du début à la fin, pour augmenter son avance en tête du championnat.

À Singapour en 2018, il était sur une belle lancée, ayant enlevé quatre des cinq courses précédentes. Bien qu’il compte huit victoires en 2019, sa dernière remonte au GP de Hongrie, au début août.

«L’heure de la course et la météo en font une semaine exigeante pour l’équipe, a déclaré le directeur de Mercedes, Toto Wolff, au sujet de l’épreuve disputée en soirée. Le mercure peut facilement grimper à 40 degrés Celsius dans les garages et les niveaux d’humidité sont très élevés. C’est un environnement difficile pour les pilotes et les voitures.»

Hamilton a gagné les deux dernières courses à Singapour. Une victoire dimanche le rapprocherait d’un troisième championnat consécutif et d’un sixième titre au total, un de moins que le détenteur de la marque, Michael Schumacher.

Leclerc sur une lancée

Le pilote Ferrari Charles Leclerc s’amène à Singapour après deux victoires consécutives, ses deux premières en carrière, a Spa-Francorchamps et Monza. Maintenant quatrième au classement, Leclerc avait pris la neuvième place en 2018.

«Singapour est peut-être le circuit le plus difficile pour les pilotes, en raison de la chaleur et de l’humidité, a dit le Français. Après deux fins de semaine positives en Belgique et en Italie, la course de Singapour ne semble pas faite pour nous sur papier, en raison du très difficile tracé, ponctué de plusieurs coins lents et peu de lignes droites. Mais nous allons tout donner.»

Le circuit de 5 km dans Marina Bay est l’est des plus difficiles pour effectuer des dépassements de tout le calendrier. Celui qui décrochera la pole samedi aura donc un avantage certain : huit des 10 derniers vainqueurs étaient partis de la pole.

Max Verstappen, troisième au classement des pilotes, est parti de la première ligne lors des deux dernières années, tandis que Bottas n’a jamais été parmi les trois premiers au départ.

Sebastian Vettel (Ferrari) et Hamilton sont les deux seuls pilotes du plateau à avoir gagné à Singapour, quatre fois chacun.

Mais Vettel, dont le contrat vient à échéance en 2020, n’a pas gagné à ses 22 dernières courses. Il a glissé au cinquième rang du championnat, à 115 points du meneur.

Rouge et or

Le Rouge et Or a des choses à se faire pardonner

Tant pour le Rouge et Or de l’Université Laval que pour l’équipe-de-football-de-l’Université-McGill-qu’il-ne-faut-plus-appeler-les-Redmen, le duel de dimanche au Stade Telus revêt une importance capitale. Les deux équipes ont en effet des choses à se faire pardonner et ont hâte de sauter de nouveau sur le terrain pour présenter, espèrent-elles, un visage différent. Le week-end dernier, le Rouge et Or s’est incliné 23 à 18 contre ses grands rivaux des Carabins de l’Université de Montréal dans un match où son offensive a plutôt mal paru alors que McGill, qui menait 12 à 4 à la demie contre le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, a finalement perdu 16 à 14 sur un touché réalisé avec seulement sept secondes à faire au match. Le Soleil s’est entretenu avec les entraîneurs des deux formations, Ronald Hilaire de McGill et Glen Constantin du Rouge et Or.

Ne pas se laisser imposer un système

Ce que retient Glen Constantin de la défaite contre les Carabins, c’est d’abord de ne pas se laisser imposer un système de jeu par un adversaire. «La semaine passée, on s’est fait dicter ce qu’on pouvait faire è cause de fronts défensifs à sept ou huit joueurs», a déclaré Constantin jeudi, lors de son point de presse hebdomadaire. Après s’être distingués par la course à leurs deux premiers matchs, les porte-couleurs du Rouge et Or avaient ainsi été forcés de miser sur la passe par la défensive hermétique des Carabins et en avaient payé le prix en raison des difficultés vécues par leur quart-arrière Samuel Chénard. «Dans un monde parfait, il faudrait être capable de courir contre des boîtes à sept, à huit et même à neuf. Nous avons des carences au niveau aérien et je pense qu’après notre match de la semaine dernière, McGill va miser là-dessus et fera probablement tout pour tenter de nous faire passer la balle», poursuit l’entraîneur du Rouge et Or. Selon lui, son groupe de receveurs figure parmi les meilleurs au Québec, mais ils devront gagner leurs batailles s’ils veulent connaître du succès. 

Malgré tout, Constantin se défend bien de céder à la panique. «Ce n’est pas la première fois que nous perdons contre Montréal et nous n’avons quand même pas joué un mauvais match défensif avec moins de 300 verges les deux équipes combinées. Nous avons eu une très bonne journée d’entraînement mercredi et je crois que cette défaite a fouetté les joueurs, car ils n’aiment pas perdre. Ces gars jouent aux échecs et aux dominos et ils veulent gagner», illustre-t-il. Le nom du quart-arrière partant pour le match de dimanche n’était toujours pas connu au moment d’écrire ces lignes, Constantin ayant décidé de réserver son choix au terme de la semaine d’entraînement. Samuel Chénard, qui a disputé les trois premiers matchs de la saison, est toujours sur les rangs, mais il pourrait se faire ravir son poste par Thomas Bolduc, une recrue de 20 ans qui figurait parmi les meilleurs quarts de la première division du football collégial québécois l’an dernier. Les quarts David Pelletier et Jean-Philippe Cordero sont également en lice.

En chiffres

  • Rouge et Or de l’Université Laval
  • Fiche: 2-1 (deuxième position)
  • Dernier match: Défaite de 23 à 18 contre les Carabins de l’Université de Montréal
  • Verges gagnées par match: 360.3 (135.7 par la passe 224.7 par la course)
  • Verges accordées par match: 251.7 (154 par la passe, 97.7 par la course)

Remparts

Roy aborde le virage jeunesse des Remparts avec optimisme [VIDÉO]

«On rentre dans un nouveau cycle», reconnaît l’entraîneur-chef et directeur général des Remparts de Québec, Patrick Roy. Mais la présence de neuf recrues, dont cinq joueurs de 16 ans, lui faire voir cette aventure avec optimiste.

«Avec les Malatesta, Gaucher, Truchon, Despatie, Melanson, Sato, etc., il y a de quoi se mettre sous la dent. Les gens qui viendront aux Remparts vont tripper. Je veux que notre marque de commerce soit la vitesse dans notre exécution, l’échec-avant, dans les espaces restreints et la façon de travailler», soutenait le Diable rouge en chef.

Canadien

Canadien: Alex Belzile joue les héros en Acadie

BATHURST — Alex Belzile a marqué en infériorité numérique avec 6:03 à faire en troisième période et le Canadien de Montréal a vaincu les Panthers de la Floride 4-3, mercredi.

La rencontre était présentée à Bathurst à la suite du concours Kraft Hockeyville, remporté par la ville de Renous, également au Nouveau-Brunswick.

Belzile a brisé l’égalité à la suite d’une attaque à deux contre un. Ryan Poehling a filé avec le disque et a habilement contourné un rival avant de remettre à Belzile, posté à l’embouchure du filet.

Matthew Peca, Jeff Petry et Riley Barber ont chacun récolté un but et une aide pour le Canadien. Belzile a aussi obtenu une mention d’aide, alors que Charlie Lindgren a effectué 18 arrêts.

La majorité des attaquants se battant pour un poste chez le Canadien ont bien paru - Belzile, Barber, Peca et Poehling, notamment. Les trios les plus effacés en offensive ont été ceux de Phillip Danault et Jesperi Kotkaniemi.

«Nous avons vu des joueurs qui veulent faire bonne impression bien jouer ce soir, a noté l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. C’est impressionnant, des bons jeunes joueurs qui ont démontré beaucoup de belles choses. Et à la fin, il y a eu un beau but pour la victoire.

«Il ne faut pas oublier aussi qu’il y a peut-être des vétérans qui essaient de reprendre la forme plus lentement que les gars qui veulent se démarquer. En bout de ligne, nous verrons les vraies couleurs de tout le monde à la fin du calendrier préparatoire.»

En défensive, Cale Fleury a connu une bonne deuxième sortie, tandis que Mike Reilly a généré de l’offensive. Reilly a toutefois commis quelques bévues dans sa zone.

«Je me sentais bien lors du premier match, mais je me sentais encore plus à l’aise avec le rythme du jeu cette fois-ci», a indiqué Fleury.

Deux points pour Huberdeau

Jonathan Huberdeau et Evgenii Dadonov ont amassé chacun un but et une aide, tandis que Mike Hoffman a aussi marqué pour les Panthers. Aaron Ekblad et Aleksander Barkov ont récolté chacun deux aides et Chris Driedger a repoussé 15 tirs.

Peca a ouvert la marque après 5:47 de jeu, complétant un bel échange avec Belzile et Jake Evans.

Dadonov a créé l’égalité avec 4:05 à faire, peu de temps après que le Canadien eut écoulé une punition. Jonathan Huberdeau lui a fait une belle passe du revers alors qu’il tombait à la renverse.

Océanic

Serge Beausoleil garde les deux pieds sur la glace

RIMOUSKI — Cette 25e saison de l’Océanic sera-t-elle une année-charnière, ne serait-ce que sur le plan de la maturité de l’équipe? L’entraîneur-chef y croit et la confiance qu’il accorde à sa troupe est fondamentale. Serge Beausoleil évite cependant de pavoiser. «On a encore des croûtes à manger, nuance-t-il. Laissons le processus faire ce qu’il faut et ça va bien aller!»

Le pilote de Rimouski espère voir son équipe s’inscrire dans la continuité. «[…] Je veux continuer à voir sur la patinoire des gars qui apprennent, qui progressent et qui forment une équipe compétitive, souhaite-t-il. […] On est partis avec beaucoup de jeunes et on a progressé de match en match. Chaque match est important. C’est ce qui nous permet d’avancer.»

Si Beausoleil garde la tête froide, il n’en demeure pas moins que les pronostics font de l’Océanic l’une des équipes favorites de la ligue en 2019-2020. «On a eu une bonne saison l’an passé avec 92 points et la saison précédente avec 93, ne peut oublier le directeur-gérant. Il faut avoir encore des standards élevés. Je refuse, par contre, de regarder trop loin. Je pense que le premier quart de la saison sera important. On a quand même une dizaine d’athlètes qui se joignent à notre noyau de joueurs. Il faut les incorporer dans notre façon de faire et dans nos valeurs. Ça prend du temps à mettre en place!»

Alignement d’étoiles

Personne ne peut quand même s’empêcher de voir un alignement d’étoiles pour le club qui sera dans les célébrations et qui compte dans ses rangs le meilleur joueur du circuit, Alexis Lafrenière, et l’un des meilleurs gardiens de but, Colten Ellis, sans oublier le Russe Dmitry Zavgorodniy. «Ça ne fait pas gagner de matchs», tempère Beausoleil, en répétant que son club a une dizaine de nouveaux joueurs et que Maxime Collin est blessé. Celui-ci risque de ne pas regagner l’alignement avant trois ou quatre semaines. Selon Beausoleil, c’est le travail de ses protégés qui fera foi de tout. «Il y a beaucoup de hockey à jouer avant d’arriver au championnat en fin de saison», tient-il à souligner. 

Même si sa troupe s’est inclinée dans tous les matchs hors concours, l’entraîneur n’y voit pas un mauvais présage. «Ce sont des matchs préparatoires», rappelle-t-il, en précisant que Chicoutimi et Moncton ont éprouvé des difficultés, alors que ce sont aussi des équipes favorites. «Donc, il faut faire dans la nuance», requiert-il.

Avant de se sentir fébrile pour l’ouverture de la saison à domicile, le 27 septembre, avec la visite du capitaine des Penguins de Pittsburgh et ancien joueur de l’Océanic, Sidney Crosby, qui verra son chandail être retiré, Serge Beausoleil demeure dans le présent. Il préfère se concentrer sur l’affrontement contre le Drakkar à Baie-Comeau vendredi. «C’est un très beau défi», croit-il, en ne pouvant oublier que la formation de son ancien adjoint, Pierre Rioux, n’a subi aucune défaite en matchs préparatoires.

Drakkar

La transition en marche chez le Drakkar

BAIE-COMEAU — Le Drakkar de Baie-Comeau entreprendra la saison 2019-2020 comme en étant une de transition. Comme le veut le cycle de reconstruction du hockey junior majeur, il y aura des hauts et surtout des bas. À ce chapitre, la fiche parfaite de l’équipe en matchs hors concours (six victoires en autant de sorties) n’est pas nécessairement significative.

«C’est bien beau, la fiche au camp d’entraînement, mais ça ne donne aucun point au classement», a d’ailleurs tempéré le directeur général Pierre Rioux, embauché cet été après le congédiement de Steve Ahern. «On amorce une année de transition, avec tout ce que ça implique.»

NFL

Eli Manning savait que son poste pourrait être en jeu

EAST RUTHERFORD — Même s’il n’est pas heureux d’avoir perdu son poste de quart partant, Eli Manning a avoué qu’il savait qu’il y avait des chances que l’entraîneur-chef des Giants de New York, Pat Shurmur, donne une promotion à Daniel Jones si l’équipe connaissait un mauvais départ.

Manning a déclaré mercredi qu’il avait accepté son nouveau rôle de quart substitut et a assuré qu’il avait l’intention de supporter Jones et de faire tout en son pouvoir pour aider les Giants (0-2) à gagner des matchs.

Baseball

Felipe Vazquez gardé en détention

PITTSBURGH — Le releveur étoile Felipe Vazquez des Pirates de Pittsburgh était détenu en Pennsylvanie, mercredi, après avoir été accusé de nombreux méfaits pour avoir prétendument admis aux enquêteurs qu’il avait tenté d’avoir une relation sexuelle avec une mineure chez elle en 2017.

Vazquez a été accusé d’agression sexuelle, contacts illégaux et corruption d’une mineure, tous des délits criminels aux yeux de la loi, ainsi que d’attentat à la pudeur d’une adolescente âgée de moins de 16 ans. Le Baseball majeur l’a placé en congé administratif.

F1

Les maux de tête de Stroll en qualifications se résorbent

Les séances de qualifications ont souvent donné des maux de tête à Lance Stroll depuis son arrivée en Formule 1, il y a trois ans. Mais ceux-ci sont peut-être en voie de se résorber.

Ainsi, depuis la traditionnelle pause estivale, Stroll est méconnaissable en qualifications. Il a d’abord accédé à la deuxième portion d’une séance (Q2) au Grand Prix de Belgique plus tôt ce mois-ci, avant de participer à Q3 pour la première fois depuis belle lurette au Grand Prix d’Italie il y a deux semaines.

Des résultats qui tranchaient avec son piètre rendement en première moitié de saison. Faut-il rappeler qu’en date du Grand Prix de Grande-Bretagne, à la mi-juillet, Stroll n’avait pas franchi Q1 pendant 14 week-ends de course consécutifs, une disette qui remontait à 2018. D’ailleurs, ce revirement de situation n’est pas le fruit du hasard selon le directeur de l’équipe Racing Point, Otmar Szafnauer.

«Nous avons toujours cru que nous serions beaucoup plus forts après la pause estivale, et les résultats à Spa et Monza sont de bonnes indications pour notre progression lors des prochaines courses, a-t-il dit. Il reste encore sept courses au calendrier — c’est le tiers de la saison —, et plusieurs opportunités d’inscrire des points importants.»

À condition bien sûr que Stroll convertisse ses chances en course. Une chose qu’il n’a pu faire au Grand Prix d’Italie, après avoir été victime d’une bête erreur de pilotage de Sebastian Vettel. Le pilote de la “Scuderia” a accroché Stroll alors qu’il tentait de revenir en piste, après avoir commis un tête-à-queue à la sortie d’un virage. Le Québécois se dirigeait alors vers un autre top 10, mais sa sortie de piste — qui a entraîné une pénalité aux deux pilotes — l’a éventuellement relégué au 12échelon.

«Nous nous présentons à Singapour sur une bonne erre d’aller, après avoir enregistré de bons résultats. Nous avons été malchanceux à Monza, car nous n’avons pu placer nos deux voitures dans le top 10, mais nous avons tiré de nombreuses leçons positives pour la suite de la saison», a évoqué Szafnauer.

Une piste qui donne des maux de tête

Si Stroll croit avoir réglé ses maux de tête en qualifications, il devra toutefois se méfier de ceux qu’il pourrait ressentir en piste. Le pilote âgé de 20 ans a raconté plus tôt cette semaine une anecdote qu’il a vécue pendant la course dans la cité-État d’Asie du Sud-Est l’an dernier.

«C’est une piste passablement bosselée, où tu dois attaquer chaque virage pour trouver quelques dixièmes de seconde. Il faut vraiment pousser la voiture à sa limite. Je me souviens d’avoir eu de gros maux de tête après la course l’an dernier».

De plus, la configuration de la piste n’est pas de tout repos, foi du pilote de Mont-Tremblant.

«Singapour est probablement l’épreuve la plus exigeante du calendrier — du moins, d’un point de vue physique, a reconnu celui qui y avait terminé 14e l’an dernier, et huitième à sa saison recrue chez Williams en 2017. Pour y être prêt, je m’entraîne dans une chaleur intense et je mise beaucoup sur les exercices d’endurance.

«C’est une longue course, elle dure environ deux heures, donc c’est aussi un test pour la concentration. La piste est étroite, les murets sont près, donc il n’y a pas de place à l’erreur. Si tu mets une roue hors-piste, alors tu te retrouves dans le mur. C’est tout un test», a-t-il assuré.

Patinage artistique

Tessa Virtue et Scott Moir accrochent leurs patins [VIDÉO]

Les patineurs canadiens Tessa Virtue et Scott Moir ont annoncé qu’ils prenaient leur retraite à la fin novembre.

Dans une vidéo publiée tard mardi soir sur Twitter, les deux patineurs ont annoncé qu’ils mettaient un terme à leur carrière après 22 années passées ensemble. Ils avaient enflammé le Canada lors des derniers Jeux olympiques d’hiver à Pyeongchang, en Corée du Sud.

«Nous ne savions pas comment vous l’annoncer, mais je crois que le meilleur moyen pour nous de le faire c’était ici, sur la patinoire, puisque c’est notre chez-nous, a expliqué Moir. On croit que c’est le bon moment pour dire au revoir, pendant qu’on aime encore le sport.»

«Merci pour votre soutien. Ça nous a beaucoup touchés «, a ajouté Virtue, âgée de 30 ans.

Les deux athlètes amorceront une dernière tournée, Rock the Rink Tour, le 5 octobre à Abbotsford, en Colombie-Britannique, et elle se conclura le 23 novembre à St. John’s, à Terre-Neuve.

Les Québécois auront la chance d’assister pour une dernière fois à une prestation des deux athlètes. Virtue et Moir seront de passage à la Place Bell à Laval, le 14 novembre, et à Québec, au Centre Vidéotron, le lendemain.

Les Ontariens ont fait vivre toute une gamme d’émotions aux Canadiens en Corée du Sud, quatre ans après s’être contentés de la médaille d’argent en danse aux JO de Sotchi. Virtue et Moir ont battu leur propre record du monde dans le programme court, avant de vaincre leurs grands rivaux, les Français Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron. Au passage, ils ont également décroché une médaille d’or dans l’épreuve par équipes.

Le couple canadien avait décroché sa première médaille d’or olympique en danse aux JO de Vancouver, en 2010.

Ils ont aussi été sacrés champions du monde à trois reprises (2010, 2012 et 2017).

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Remparts

Pierrick Dubé prêt à assumer ses responsabilités chez les Remparts

À 18 ans, Pierrick Dubé devrait être l’un des piliers de l’attaque des Remparts. Et le plus français des joueurs québécois de l’équipe est prêt à assumer les responsabilités qui viennent avec son expérience.

Auteur de 17 buts, l’an passé, Dubé veut poursuivre sa progression offensive, sans toutefois se fixer des objectifs précis.

«Chaque année, je veux faire mieux que la saison précédente. Mais avant les chiffres, c’est l’attitude qui compte. Je veux jouer comme je peux le faire, et comme ça, de bonnes choses vont arriver», disait le choix de première ronde (18e) en 2017.

À sa première campagne, Dubé n’avait pas vu beaucoup d’action comme joueur de 16 ans. La confiance fragile, il a connu un lent départ à sa deuxième saison avant de connaître une meilleure seconde moitié de calendrier, où il s’est retrouvé à l’aile de Philipp Kurashev, alors meilleur attaquant des Remparts. Pendant le présent camp, le numéro 72 formait un trio en compagnie du vétéran de 20 ans Félix Bibeau et de la recrue de 16 ans James Malatesta.

«Je ne veux pas mettre de pression sur “Dubbie”, je veux qu’il continue à progresser comme il l’a fait en deuxième moitié de saison en nous forçant la main pour le faire jouer avec Kurashev. Je pense que sa saison à 17 ans fut profitable pour lui et j’ai confiance qu’il en connaisse une bonne», indiquait Patrick Roy.

Voir les choses dans leur ensemble

Le principal intéressé, dont la mère vit en France et le père à Sept-Îles, était bien d’accord avec son entraîneur-chef. Mais à l’approche du premier match de la saison, il préférait voir les choses dans leur ensemble au lieu de se concentrer sur lui-même.

«Nous avons une équipe jeune, mais on a du talent, et je pense qu’on va être capable de causes des surprises. On veut rendre nos partisans fiers de leur club, on veut avoir du monde à nos matchs et ça va nous prendre de bonnes performances, mais tout passe d’abord par le travail à l’entraînement», disait celui qui veut aussi mettre ses deux années d’expérience au service de ses jeunes coéquipiers qui font leurs premiers pas dans la LHJMQ. 

Volleyball

Da Costa, un vent de fraîcheur pour les filles du Rouge et Or

Les joueuses de l’équipe féminine de volleyball de l’Université Laval considèrent comme un «vent de fraîcheur» la venue de Danny Da Costa comme entraîneur du Rouge et Or après une saison éprouvante où l’ex-entraîneur Olivier Caron, dont les relations n’étaient pas au beau fixe avec ses joueuses, a quitté dans des circonstances troubles en décembre.

«Le changement d’entraîneur est un vent de fraîcheur», a confié Maud Chapleau mardi, en marge de la conférence de presse du Défi SSQ qui aura lieu samedi au PEPS pour donner le coup d’envoi à la saison. L’attaquante n’a cependant pas voulu s’étendre sur le départ de Caron. «Je n’ai pas le droit d’en parler, car toutes les joueuses ont dû signer des feuilles où on s’engageait à garder le silence là-dessus», a-t-elle ajouté, avouant cependant que certaines joueuses avaient songé quitter l’équipe l’an dernier. «Mais je n’en fais pas partie», précise-t-elle. 

«Certaines filles, dont des joueuses d’expérience, m’ont dit que c’était la première année qu’elles ne se sentaient pas stressées», indique pour sa part Da Costa, précisant du même souffle que les relations entre les joueuses et Justin Boudreault, qui a assuré l’intérim avant son arrivée, étaient excellentes.

Défi

«Je pense qu’il y a assez de stress en situation de match qu’on n’a pas besoin d’aller en ajouter ailleurs», poursuit le nouvel entraîneur. «Mais il y a quand même une façon de s’entraîner qui demeure importante», ajoute celui qui a dû repartir de zéro après être arrivé en poste au mois de mai en plus d’avoir à composer avec un alignement réduit de 12 joueuses, dont trois liberos, deux passeuses et seulement sept attaquantes, toutes positions confondues.

«C’est un défi d’arriver à la dernière minute, d’apprendre à connaître les filles qui ont eu trois coachs en un an. Certaines ont gradué, certaines ont quitté, certaines sont venues proches de quitter, mais l’organisation a fini par réussir à les garder. Il me faut maintenant instaurer un mode de fonctionnement. J’essaie des choses avec mon alignement qui compte quand même quelques bonnes joueuses de troisième et quatrième année comme Maud Chapleau, Anne-Sophie Tanguay et Émie Gaboury. Je vais y aller un match à la fois. Il y a une cohésion d’équipe et une relation avec le personnel d’entraîneurs à rebâtir.»

Système non conventionnel

Da Costa devra aussi bâtir un nouveau système de jeu avec des effectifs réduits de façon à éviter les blessures qui pourraient laisser l’équipe en situation précaire. «À l’Université, on joue toutes les semaines, alors je leur laisse plus de temps de récupération. Pour le reste, j’ai regardé beaucoup de vidéos de l’an dernier pour voir les forces et les faiblesses et j’ai vu entre autres que si on n’avait pas un bon premier contact, l’adversaire savait toujours où la balle allait. J’essaie de trouver des solutions à cela avec un nouveau système qui n’est pas un système standard», a-t-il expliqué en se gardant de donner les détails de sa stratégie.

La façon de voir les choses de Da Costa plaît à Maud Chapleau, meilleure marqueuse de sa conférence l’an dernier et membre de la première équipe d’étoiles du Réseau de sport étudiant du Québec pour une deuxième année consécutive. «Je pense que son système de jeu non conventionnel est parfait pour notre équipe», précise celle qui veut tourner la page sur l’an dernier, où le Rouge et Or n’a pas atteint la finale du Québec. «C’était la première fois depuis que je suis avec l’équipe et je n’ai pas le goût de revivre ça», poursuit-elle en précisant qu’elle ne se met tout de même pas toute la pression sur les épaules. «Je sais qu’il faut que je garde mon rôle de leader. De la pression, il y en a, mais j’essaie de ne pas m’en mettre davantage, car je ne voudrais pas que ça nuise à mon jeu», conclut-elle. 

Baseball

Un autre Yastrzemski au Fenway Park

BOSTON — Pour la première fois en plus de trois décennies, un «Yaz» patrouillait le champ gauche au Fenway Park, mardi.

Mike Yastrzemski des Giants, petit-fils de la légende des Red Sox Carl Yastrzemski, un membre du Panthéon, y était avec San Francisco comme visiteurs, à Boston.

Le voltigeur de 29 ans savait que ce serait spécial. Son grand-père a joué au champ gauche à son tout dernier match, le 2 octobre 1983. Il a obtenu sept Gants d’or en carrière, évoluant tout près du légendaire Monstre Vert.

«J’en ai rêvé pendant toute ma vie [d’un premier match à Fenway], a dit Mike dans l’abri, plus de quatre heures avant le match. C’est toujours un rêve de jouer ici quand vous venez de la Nouvelle-Angleterre.»

Avant de parler aux médias, le jeune «Yaz» et son grand-père ont pu discuter ensemble en marchant, au champ extérieur.

«C’était fabuleux, a dit Mike. Nous avons chacun pris des nouvelles. Normalement, je n’ai pas l’occasion de le voir pendant la saison, alors c’est un bonus.»

Le gérant des Giants, Bruce Bochy, a décidé de la position qu’aurait Mike en défense.

«Il a beaucoup joué au champ gauche [une quarantaine de matchs]. Je voulais qu’il y soit [mardi], a dit Bochy. Ça va être un beau moment pour beaucoup de gens ici. Ça va rappeler ce que son grand-père a accompli. Ça va rappeler de beaux souvenirs.»

Belle ovation

Mike a reçu une belle ovation comme premier frappeur du match.

Carl, âgé de 80 ans, a passé toute sa carrière de 23 ans avec les Red Sox. Il a pris sa retraite avec 3419 coups sûrs, 452 circuits et 1844 points produits. Il a réussi la Triple couronne en 1967, étant nommé le joueur le plus utile de l’Américaine, cette année-là.

Yastrzemski a été intronisé au Temple de la renommée en 1989. Les Sox lui ont dédié une statue en 2013, près de l’entrée menant aux sièges du champ droit.

Mike a grandi en banlieue de Boston, mais ce n’est qu’au secondaire qu’il a réalisé l’impact qu’a eu son grand-père auprès des partisans, ce statut de légende.

Mike a joué dans l’organisation des Orioles pendant six ans avant d’être échangé à San Francisco, en mars. Avant le match il frappait pour ,265 en 96 matchs, avec 19 circuits et 51 points produits.

Il sait qu’il aura bien des souvenirs de son premier match à Fenway.

«Il n’y a rien de mieux que ça, a-t-il confié. Tout le monde rêve de rentrer chez soi et de jouer dans sa ville natale. C’est un séjour spécial pour moi.»

Baseball

Felipe Vázquez des Pirates de Pittsburgh arrêté pour sollicitation d’une mineure

PITTSBURGH — Le releveur étoile Felipe Vázquez des Pirates de Pittsburgh a été arrêté, mardi, sous des accusations de possession de pornographie et sollicitation d’une mineure. Le Baseball majeur l’a placé en congé administratif.

Vázquez a été appréhendé par la police de l’État de Pennsylvanie sous un chef d’accusation de pornographie informatique/sollicitation d’un mineur et un chef pour avoir fourni du matériel obscène à des mineurs. Sa comparution était prévue plus tard, mardi.

Le Ministère de l’Intérieur de Floride a annoncé qu’il avait ouvert une enquête sur Vázquez, âgé de 28 ans, en août, après avoir appris l’existence d’une relation sexuelle présumée entre Vázquez et une adolescente vivant dans le comté de Lee, en Floride. Vázquez, qui vit à Saint-Cloud, en Floride, et la victime ont commencé leur relation lorsque la jeune fille avait 13 ans, ont annoncé les autorités.

La fillette, aujourd’hui âgée de 15 ans, aurait reçu en juillet un texto de Vázquez dans lequel il se livrait à un acte sexuel. Vázquez a également envoyé un message à la jeune fille pour lui demander si elle voulait le rencontrer en vue d’avoir une relation sexuelle après la fin de la saison de baseball, selon la police.

Les autorités ont arrêté Vázquez et l’ont emmené à la prison du comté d’Allegheny après avoir exécuté un mandat de perquisition, mardi matin, dans son appartement de Pittsburgh. La police a déclaré avoir saisi des appareils électroniques qui seront utilisés dans le cadre de l’enquête. Vázquez sera extradé en Floride.

Vázquez, un Vénézuélien sélectionné à deux reprises pour le match des étoiles, présente une fiche de 5-1, une moyenne de 1,65 et 28 victoires préservées cette saison.

«Nous prenons cette affaire, et ces accusations en particulier, extrêmement au sérieux», a déclaré le président des Pirates, Frank Coonelly, dans un communiqué.

Le bureau du commissaire a mis Vázquez en congé administratif dans le cadre de sa politique en matière de violence domestique, d’agression sexuelle et de maltraitance d’enfants.

Vázquez a signé un contrat de quatre ans d’une valeur de 22 millions $US avec les Pirates avant la saison 2018. L’équipe détient des options pour 2022 et 2023.

Canadien

Charles Hudon satisfait de sa performance

Après le premier match préparatoire du Canadien, Charles Hudon a pu rentrer chez lui avec le sentiment du devoir accompli.

Hudon a passé 13 minutes et 22 secondes sur la patinoire, dont 1:13 en avantage numérique. Il a tenté cinq tirs, dont deux ont atteint la cible. Il a également appliqué trois mises en échec, mais a commis un revirement.

NFL

Eli Manning perd son poste de quart partant

EAST RUTHERFORD — Eli Manning est relégué au rôle de réserviste et l’ère Daniel Jones est sur le point de commencer chez les Giants de New York.

L’entraîneur Pat Shurmur a révélé, mardi, que le sixième choix au repêchage de la NFL devient le quart partant des Giants, au détriment du joueur par excellence du Super Bowl à deux reprises.

Cette décision survient moins de 24 heures après que Shurmur ait refusé de confirmer que Manning demeurerait le quart partant après un début de saison difficile où l’équipe a subi deux défaites d’affilée. C’est la sixième fois en sept ans que les Giants amorcent la saison avec une fiche de 0-2.

Manning, âgé de 38 ans, est le quart partant des Giants depuis qu’il a remplacé Kurt Warner après neuf matchs à la saison 2004, l’année où il a été échangé aux Giants par les Chargers de San Diego, qui en avaient fait le premier choix.

Manning a guidé les Giants à la conquête du Super Bowl en 2007 et 2011, battant Tom Brady et les Patriots de la Nouvelle-Angleterre chaque fois.

«Eli et moi avons parlé ce matin, a expliqué Shurmur. Je lui ai dit que nous apportions un changement et que nous allions faire appel à Daniel comme partant. J’ai aussi parlé à Daniel. Eli était visiblement déçu, comme on peut s’y attendre, mais il a ajouté qu’il agirait comme il l’a toujours fait, c’est-à-dire en bon coéquipier, et qu’il continue à se préparer à aider cette équipe à gagner. Daniel comprend le défi à relever et il sera prêt à jouer dimanche.»

Seulement quatre touchés

Manning a complété 56 de ses 89 passes pour des gains de 556 verges, deux touchés et deux interceptions pour un coefficient d’efficacité de 78,7 %. Mais les Giants n’ont inscrit que quatre touchés, malgré une moyenne de 420 verges.

«Finalement, c’est une décision qui, à mon avis, était la meilleure pour l’équipe en ce moment, a poursuivi Shurmur, qui en est à sa deuxième saison avec les Giants. Je l’ai dit depuis mon arrivée ici, j’aime beaucoup Eli. Son éthique de travail, sa préparation, son intelligence du jeu. Il démontre toutes les qualités que j’ai rarement vues chez un joueur. Et Eli a travaillé aussi fort qu’il est possible de le faire pour se préparer en vue de la saison. Cette décision est prise davantage pour permettre à Daniel de progresser.»

La question de savoir quand Jones allait devenir le quart numéro 1 alimentait les conversations depuis que les Giants l’ont repêché. Elles se sont intensifiées quand le joueur issu de l’Université Duke, âgé de 22 ans, a complété 29 passes de ses 34 passes pour des gains de 416 verges, deux touchés et aucune interception en matchs préparatoires.

L’allusion à un changement imminent a été soulevée, lundi, et dès le lendemain Shurmur a relégué au rôle de substitut le joueur qui a été la tête d’affiche de l’organisation ces 15 dernières années.

Manning, qui dispute une 16e saison avec les Giants, un record d’équipe, savait qu’un changement représentait une possibilité.

«Nous avons une fiche de 0-2 et nous cherchons des réponses, a-t-il expliqué, lundi. Je comprends, nous avons réclamé un gars très tôt au repêchage et nous ne gagnons pas, ces choses vont arriver. Je dois juste continuer à travailler et faire mon travail.»

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MARIOTA DOIT SE RELEVER CONTRE LES JAGUARS

Canadien

New Jersey 2/Montréal 4: premier test réussi

On n’a qu’une seule chance de faire une bonne première impression. Et Cayden Primeau n’a pas raté son occasion.

Seulement 92 secondes après son entrée dans la rencontre, Primeau y est allé d’un arrêt spectaculaire aux dépens de Blake Coleman, Jake Evans a ensuite brisé l’égalité tard en troisième période et le Canadien de Montréal a commencé son calendrier préparatoire en battant les Devils du New Jersey 4-2, lundi.

Primeau a fait son entrée avec 9:52 à faire en deuxième période. Il s’est distingué peu de temps après, y allant d’un déplacement vers sa gauche pour frustrer Coleman.

«Ils arrivaient à deux contre un. Je sais que je dois respecter le tireur, surtout à ce niveau, mais je pensais que [Nico Hischier] allait faire la passe, a raconté Primeau, qui a repoussé 16 des 17 tirs dirigés vers lui. Je me suis préparé et j’ai poussé aussi fort que possible pour réussir le déplacement.»

La foule a félicité Primeau en scandant son nom.

«Je n’ai pas pu m’empêcher de sourire, a dit Primeau au sujet de la réaction de la foule. J’étais envahi par les émotions. C’était incroyable.»

Primeau a aussi réalisé un bel arrêt en troisième période, frustrant Kyle Palmieri, qui s’était fait oublier derrière la défensive montréalaise.

«Il a mis de la vie dans les estrades, a dit l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, au sujet de Primeau. Il a connu un bon match. Pour un jeune gardien, il s’est bien débrouillé.»

Lehkonen-Drouin-Domi

Artturi Lehkonen, Nate Thompson et Nick Cousins ont été les autres buteurs du Canadien. Carey Price a stoppé huit des neuf tirs dirigés vers lui en 30:08 de jeu.

Will Butcher et Michael McLeod ont fait mouche pour les Devils. Mackenzie Blackwood a cédé deux fois contre 13 tirs lors des deux premiers engagements. Evan Cormier a repoussé 11 lancers en troisième période.

Lehkonen obtient l’occasion depuis le début du camp de jouer dans un rôle offensif en compagnie de Jonathan Drouin et Max Domi. Il a été crédité du premier but de la rencontre après 2:29 de jeu, quand un tir de Shea Weber l’a atteint avant de franchir la ligne des buts.

Thompson a doublé l’avance des locaux à 8:14 du premier tiers, profitant d’un retour après une belle attaque orchestrée par Cale Fleury et Cousins.

Butcher a réduit l’écart avec 1:35 à faire au premier vingt, vers la fin d’un avantage numérique. Il a déjoué Price à l’aide d’un tir des poignets précis et vif du côté du bouclier.

Cage abandonnée

Les Devils ont profité d’un peu de chance pour créer l’impasse après 1:55 de jeu en troisième période. La rondelle a fait un bond inattendu contre la bande dans le territoire du Canadien pour revenir vers le devant du filet. Puisque Primeau s’était compromis, McLeod a pu tirer dans une cage abandonnée.

Evans a relancé le Tricolore avec 2:38 à faire, alors que le Canadien jouait en infériorité numérique. Evans a volé le disque à Damon Severson à la ligne bleue du Tricolore et s’est échappé. Il a déjoué Cormier à l’aide d’un tir frappé du côté de la mitaine.

Cousins a complété la marque dans un filet désert avec 53,8 secondes à écouler.

Le Canadien disputera son prochain match préparatoire mercredi, à Bathurst, au Nouveau-Brunswick, dans le cadre du match Kraft Hockeyville. Les Panthers de la Floride seront les adversaires du Tricolore.

Sports

Commotions cérébrales: Audrey Robichaud et le projet du Dr Dupré

L’ex-skieuse acrobatique de Québec Audrey Robichaud a décidé d’imiter plusieurs autres personnalités sportives de la région de Québec : elle s’associe à l’initiative projetsportif.org du neurologue Nicolas Dupré qui vise à amasser 325 000 $ d’ici la fin de 2019 et 6 millions $ sur trois ans afin d’appuyer un projet de recherche pour prévenir les maladies résultant des commotions cérébrales à moyen et long terme.

Celle qui a pris sa retraite en 2018 est maintenant entraîneuse de l’équipe de ski du Centre de ski Le Relais de même qu’au programme sport-études en ski acrobatique. Elle avoue que, même si les commotions cérébrales chez les athlètes sont une cause qui lui tient à cœur, c’est un peu par hasard qu’elle s’est retrouvée associée au projet du Dr Dupré. «Ma tante est amie avec quelqu’un qui travaille à la Fondation du Centre hospitalier universitaire et m’a recommandée. J’ai accepté tout de suite, car les commotions cérébrales font un peu trop partie du sport», explique celle qui a commencé sa collaboration lundi soir en donnant une mini-conférence au restaurant La Cage de Lebourgneuf en compagnie du Dr Dupré.

Chanceuse

Audrey se considère comme chanceuse même si elle a subi quelques commotions durant sa carrière. «Il est arrivé que je doive prendre une ou deux semaines de repos, mais je n’en ai jamais eu une qui m’empêche de faire des choses ou qui ait eu des répercussions à long terme. Par contre, j’ai vu d’autres athlètes être obligés d’arrêter leur carrière à cause de ça, certains dont les commotions ont eu des répercussions sur leur vie en général, notamment des retours aux études qui sont plus difficiles à cause de cela», raconte l’ex-spécialiste des bosses en entrevue avec Le Soleil.

Plus près d’elle, son amoureux, le skieur américain Bradley Wilson, a subi une sévère commotion il y a quelques années, non pas sur les pentes de ski, mais après une très vilaine chute à vélo de montagne. «Il est passé par-dessus son guidon, il s’est rentré la tête vers l’intérieur et a roulé un peu sur la nuque. Il a été chanceux dans sa malchance car il aurait pu se briser le cou. Il s’est réveillé un peu mêlé dans l’ambulance, il ne se souvenait plus de s’être rendu à l’ambulance avec son vélo. Heureusement, il s’en est bien remis, mais ça a été long», confie celle qui dit s’intéresser encore davantage aux commotions cérébrales depuis cet événement.

Son travail d’entraîneuse et ses études en intervention sportive à l’Université Laval l’amènent aussi à garder cette question au cœur de son quotidien. «C’est très différent d’il y a 15 ou 20 ans. Aujourd’hui, il y a vraiment un suivi et un protocole et tout est pris beaucoup plus au sérieux. C’est une bonne chose, car ce sont des blessures à la tête qui peuvent sembler invisibles, mais elles ont des effets bien réels», poursuit Audrey.

«Pour un entraîneur, il y a toujours un professionnel de la santé qui nous dit si un athlète est prêt à revenir ou non. Et quand un jeune fait un retour progressif, j’y vais par étapes. Je ne commence pas par lui faire faire des doubles backflips!» illustre-t-elle.

Après-carrière

Par ailleurs, pour l’olympienne qui avait pris part aux Jeux de Turin, Sotchi et PyeongChang, l’après-carrière se déroule plutôt bien. «La compétition ne me manque pas tant que ça, mais davantage les voyages et mes coéquipiers. Je crois avoir fait mon deuil de l’excellence sportive que j’avais atteint à l’époque. Je suis heureuse de demeurer associée à mon sport, mais mon focus a rapidement changé du fait d’être un athlète à celui d’entraîner des athlètes et de reprendre mes études. La première année, j’avoue que ça faisait longtemps que mon cerveau n’avait pas été autant sollicité, mais maintenant, j’ai repris le rythme», avoue-t-elle en riant.

Elle confie être un peu jalouse des jeunes qui profitent aujourd’hui du programme sport-études en ski acrobatique, qui n’existait pas à ses débuts. «J’aurais vraiment tripé. Imagine : ils vont à l’école le matin et ensuite, ils skient tout l’après-midi!» poursuit celle qui dit s’inspirer d’un peu tous ses entraîneurs du passé.

«Quand je suis devenue coach, je voulais que ce soit un départ à zéro. Oui, j’utilise mon expérience d’athlète, mais je me suis toujours dit que j’étais ici pour apprendre et prendre de l’expérience. Maintenant, je veux être une entraîneuse que mes athlètes auront vraiment aimée et dont ils se souviendront. J’ai eu beaucoup d’entraîneurs dans ma vie et j’essaie de réunir les pièces du puzzle en sachant ce qui a marché et ce qui n’a pas marché», termine-t-elle.

Cyclisme

Mondiaux de cyclisme: rendez-vous de champions dans le Yorkshire

Deux cents mètres : c’est tout ce qu’il a manqué à Julian Alaphilippe à Québec puis à Mont­réal, deux jours plus tard, pour remporter une des deux courses canadiennes dont il avait fait «un bon test» à deux semaines des Championnats du monde dans le Yorkshire (29 septembre).

«Les sensations reviennent bien», a assuré le puncheur qui avait affiché son objectif avant le tandem canadien : «se faire plaisir et être là dans le final». Objectif atteint pour le no 1 mondial qui aurait pu jouer la gagne à Québec avec une meilleure entente entre Peter Sagan, Greg Van Avermaet et Diego Ulissi. Et même remporter le Grand Prix de Montréal dimanche sans le sacrifice du triple champion du monde slovaque dans le groupe de chasse qui a avalé Alaphilippe juste avant la ligne.

«J’ai bouché le trou tout seul, a reconnu Sagan sur Instagram. Cet effort m’a coûté et je n’ai plus eu assez d’énergie dans les jambes pour disputer le sprint.»

Au-delà du résultat brut, une 8e place à Québec et une 13e à Mont­réal, le Français est chaque fois passé tout proche de l’emporter — à 200 m près — grâce à une attaque tranchante dans les tout derniers kilomètres.

L’Alaphilippe du printemps n’aurait sans doute pas fait de quartier sur les rives du Saint-Laurent, mais une saison longue et sensationnelle — qui «restera peut-être comme la plus belle de ma carrière», prédit-il — est passée par là.

Plus de fraîcheur

Pris dans le tourbillon d’un Tour de France aussi magnifique qu’éreintant avec trois semaines d’Alafmania, 14 jours en jaune et deux victoires d’étape, le Français n’a pas touché son vélo pendant près de deux semaines en août et Montréal n’était que son sixième jour de course depuis cette pause.

Certes, au même moment l’année dernière, il avait gagné le Tour de Grande-Bretagne puis celui de Slovaquie, mais il était arrivé avec bien plus de jours de compétition dans les pattes à Innsbruck après sa coupure post-Tour (précisément 13) et n’avait pu suivre le tempo dans la dernière ascension du circuit.

«D’un point de vue personnel, c’est sûr que je manquais un peu de fraîcheur», a reconnu rétrospectivement Alaphilippe au Canada.

«L’enchaînement Tour de Grande-Bretagne puis Tour de Slovaquie, ça a été des super souvenirs, mais ce n’était peut-être pas la meilleure option pour le Mondial», a-t-il estimé.

Cette fois, il a donc préféré miser sur un programme allégé : «Là, j’aurai une approche différente. Ça ne va peut-être pas tout changer, mais j’aurai fait le maximum.»

La sélection belge connue

Greg Van Avermaet et Philippe Gilbert en leaders, avec Remco Evenepoel en garant de la relève : la Fédération belge de cyclisme a publié lundi sa sélection.

Sept jours après que le sélectionneur Rik Verbrugghe a dévoilé une première liste de cinq noms, Tim Wellens (Lotto), Tim Declercq et Yves Lampaert (Deceuninck) viennent compléter l’équipe.

Ils seront épaulés par Oliver Naesen (AG2R La Mondiale) et Dylan Teuns (Bahrein-Merida).

Parmi les nouveaux visages, Remco Evenepoel (Deceuninck) honorera sa première sélection à 19 ans, un an après ses deux titres (course en ligne et contre-la-montre) chez les juniors.

Sur le parcours vallonné des Mondiaux, Philippe Gilbert (Deceuninck), champion du monde 2012 et double vainqueur d’étape sur la Vuelta, et Greg Van Avermaet (CCC), vainqueur dimanche du Grand Prix de Mont­réal, seront les deux coureurs les plus expérimentés.

Les dernières victoires belges sur l’épreuve sur route remontent à 2012 (Gilbert à Valkenburg aux Pays-Bas) et 2005 (Tom Boonen à Madrid).

Les Championnats du monde se dérouleront entre le 22 et 29 septembre dans le Yorkshire.

NFL

Saison terminée pour «Big Ben»

PITTSBURGH — La saison de Ben Roethlisberger est terminée. Sa carrière peut-être aussi.

Le quart-arrière des Steelers de Pittsburgh devra être opéré pour une blessure au coude droit, ce qui met un terme à la 16saison du vétéran de 37 ans après seulement deux semaines.

Roethlisberger a secoué le bras après avoir lancé deux passes alors que les Steelers étaient aux commandes à la fin de la première demie. Il est demeuré sur le terrain jusqu’à la fin de la séquence, mais il a suivi la deuxième demie depuis le banc avec une casquette de baseball blanche sur la tête alors que son remplaçant, Mason Rudolph, assurait la relève.

L’entraîneur-chef, Mike Tomlin, a révélé que Roethlisberger s’est soumis à un examen de résonance magnétique, dimanche soir. Les médecins de l’équipe ont déterminé qu’il avait besoin d’une intervention chirurgicale, qui sera pratiquée plus tard cette semaine.

Roethlisberger, qui a dominé la NFL pour les gains par la passe la saison dernière, a signé une prolongation de contrat en avril jusqu’à la fin de la saison 2021. Il est le quart partant des Steelers depuis qu’il a remplacé Tommy Maddox lors de la deuxième semaine à sa saison recrue en 2004.

Dimanche, il s’agissait de sa 218e présence en carrière, au deuxième rang de l’équipe riche d’une histoire de 87 ans. Il détient le record d’équipe dans presque toutes les catégories de statistiques par la passe, y compris les verges (56 545), les touchés (363), les passes tentées (7230) et les passes complétées (4651). Son palmarès est de 144-71-1 comme partant et de 13-8 en séries éliminatoires. Il a guidé les Steelers à deux conquêtes du Super Bowl et à une participation au match de championnat.

Moment phare de l’histoire du football

Sa passe de touché de six verges à Santonio Holmes avec 35 secondes à jouer au Super Bowl 2008 contre les Cardinals de l’Arizona a offert aux Steelers leur sixième titre et elle est considérée comme l’un des moments phares de l’histoire du match de championnat.

«Prions pour mon ami Ben en vue de sa prochaine intervention chirurgicale, a gazouillé le receveur espacé JuJu Smith-Schuster peu après l’annonce du diagnostic de Roethlisberger. Tellement triste d’entendre la nouvelle, mais nous allons tenir bon pour toi.»

Roethlisberger n’a pas été particulièrement efficace lors de la défaite contre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre en lever de rideau de la saison. Il était 8 en 15 pour des gains de 75 verges, dimanche, même s’il a complété cinq de ses six passes lors de sa dernière poussée de la saison, dont au moins deux après avoir grimacé de douleur.

Les Steelers (0-2) devront maintenant s’en remettre à Rudolph, réclamé en troisième ronde du repêchage de 2018. Rudolph a complété 12 de ses 19 passes pour des gains de 112 verges avec deux touchés et une interception contre les Seahawks à ses premières remises en carrière en saison régulière. Les Steelers affrontent les 49ers à San Francisco (2-0) dimanche prochain.

«J’ai pleinement confiance en moi, en tant que meneur de l’équipe pendant les matchs, a confié Rudolph, dimanche après-midi. Tout se résume à cela. Si [Roethlisberger est absent pendant un moment], je suis prêt à prendre le relais.»

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BREES SOUFFRE D'UNE DÉCHIRURE LIGAMENTAIRE

Canadien

Un premier test pour le trio de Jonathan Drouin, Max Domi et Artturi Lehkonen

MONTRÉAL — Le Canadien disputera un premier match préparatoire, lundi soir, quand les Devils du New Jersey seront de passage au Centre Bell, et Artturi Lehkonen aura une première occasion de se faire valoir aux côtés de Jonathan Drouin et Max Domi.

Lehkonen a commencé le camp sur ce qui a été qualifié de deuxième trio par l'entraîneur Claude Julien. Le Finlandais âgé de 24 ans a toutefois vu sa production diminuer au fil des ans, passant de 18 buts à ses débuts avec le Canadien, à 12 l'année suivante, puis à 11 l'hiver dernier.

Julien a répété depuis le début du camp qu'il espérait voir Lehkonen augmenter sa contribution à l'attaque.

Les autres trios seront ceux de Nick Cousins, Nate Thompson et Dale Weise; Charles Hudon, Nick Suzuki et Jordan Weal; ainsi que Riley Barber, Jake Evans et Phil Varone.

En défensive, le capitaine Shea Weber sera en uniforme et fera la paire avec Victor Mete. Le jeune Josh Brook jouera à la droite de Brett Kulak, tandis que Xavier Ouellet et Cale Fleury compléteront la brigade du Tricolore.

Carey Price et Cayden Primeau seront les gardiens du Canadien.

Du côté des Devils, seulement quelques vétérans ont fait le voyage. Les spectateurs pourront néanmoins voir à l'oeuvre Nico Hischier, Kyle Palmieri, Will Butcher et Damon Severson.

Les Québécois Brandon Gignac et Xavier Bernard seront aussi en uniforme face au Canadien.

Le défenseur P.K. Subban et l'attaquant Jack Hughes, sélectionné au premier rang du dernier repêchage, seront plutôt en action à Newark, au New Jersey, face aux Bruins de Boston.

Football

Le football à 12 de retour chez les benjamins

Après une trêve d’une saison, le football à 12 joueurs est de retour pour les jeunes de première et deuxième secondaire qui évoluent dans la catégorie benjamin à l’initiative de cinq écoles des régions de Québec, la Chaudière-Appalaches et la Mauricie qui ont relancé la formule qui existait depuis plusieurs années.

«L’an dernier, le Réseau de sport étudiant a décidé que c’était du football à 8 pour les secondaire 1 et 2, alors cette année on a travaillé très fort pour pouvoir ramener le football à 12. Le Réseau de sport étudiant a ramené son offre de service avec du football à 9 chez les atomes et les benjamins tout en nous permettant de faire du football à 12 au niveau benjamin avec une limite de poids chez les secondaire 2 pour garder ça sécuritaire», explique Dominic Picard, l’entraîneur du Blizzard du Séminaire Saint-François, qui est très heureux de voir revenir la formule dans laquelle il a été formé au football canadien.

Tennis

Andreescu célébrée dans sa ville natale

La Canadienne Bianca Andreescu, qui a remporté les Internationaux des États-Unis face à Serena Williams, a été honorée dimanche lors d’un rassemblement dans sa ville natale en Ontario.

«Je suis vraiment bénie», a lâché la joueuse de 19 ans, tout sourire, en prenant la parole lors du rassemblement organisé pour souligner sa victoire.

«Je n’y suis pas arrivée du jour au lendemain. Il y a eu beaucoup de travail acharné et de sueur, beaucoup de difficultés», a-t-elle confié.

«Si je peux le faire, si Serena (Williams) peut le faire, si Roger (Federer) peut le faire, si les Raptors peuvent le faire, alors vous aussi», a-t-elle clamé à la foule de plusieurs centaines de personnes.

La clé de sa ville natale, Mississauga, située en banlieue de Toronto, lui a été remise par la mairesse et une rue va être renommée en son nom.

«Bianca est une inspiration pour tous les Canadiens, mais particulièrement pour les jeunes Canadiens, car elle a montré que les jeunes peuvent faire tout ce à quoi ils aspirent», a exulté lors du rassemblement le premier ministre Justin Trudeau, en campagne électorale pour un deuxième mandat.

Première Canadienne à remporter un Majeur dans l’ère moderne (depuis 1968), elle a privé par la même occasion Serena Williams d’un 24e titre record en Grand Chelem, après un match tendu sur la fin qu’elle a remporté 6-3, 7-5, plus tôt en septembre.

Grâce à cette victoire, Bianca Andreescu a été propulsée de la 200e place du classement WTA il y a un an, a atteint le top 5.

Avant la victoire de Bianca Andreescu, les Raptors de Toronto sont devenus en juin dernier la première équipe non-américaine à remporter le titre de la NBA.

Le slogan de l’équipe de basket de Toronto, «We the North» («nous le Nord») a d’ailleurs été détourné pour souligner la victoire de la joueuse devenant «She the North» («elle le Nord»).

Baseball

Les Jackals champions

Les Jackals du New Jersey ont remporté le championnat des séries éliminatoires de la Ligue Can-Am de baseball indépendant, samedi. Ils devenaient ainsi les sixièmes champions différents à soulever le trophée Arthur E. Ford lors des six dernières saisons.

Ils ont enlevé la bataille du New Jersey en battant les Miners de Sussex County en quatre matchs d’une série trois de cinq. En avance 2-1 dans la finale, les Jackals ont vaincu les Miners par 8-7 dans le quatrième match pour ainsi enlever tout espoir à cette équipe de répéter son exploit de 2018.

Il s’agissait du tout premier championnat des Jackals depuis la renaissance de la Ligue Can-Am, en 2005. Ils avaient auparavant remporté trois championnats d’affilée de la Ligue Northeast, en 2002, 2003 et 2004, un circuit dans lequel les Capitales de Québec évoluaient.

Brammer ferme la porte

Dirigés pour une deuxième année par Brooks Carey, les Jackals menaient 8-2 à un certain moment dans ce match avant de voir les Miners revenir de l’arrière.

Le releveur Dylan Brammer a cependant fermé la porte pendant les trois dernières manches pour obtenir sa quatrième victoire préservée des séries. Il a obtenu le dernier retrait en forçant Jose Brizuela à frapper un ballon au champ droit avec les buts remplis, en fin de neuvième manche.

La Ligue Can-Am se démarque par sa parité depuis quelques années, et le championnat remporté par les Jackals en est une autre preuve éloquente. Depuis 2014, les six équipes qui composent ses rangs ont inscrit leur nom sur le trophée, soit les Boulders de Rockland (2014), les Aigles de Trois-Rivières (2015), les Champions d’Ottawa (2016), les Capitales de Québec (2017), les Miners de Sussex County (2018) et les Jackals (2018).

La semaine 2 de la NFL en images

NFL

Bills 28/Giants 14: un jeune quart prometteur

EAST RUTHERFORD — Le meilleur jeune quart de la NFL dans l’État de New York est peut-être celui qui joue pour la ville la moins flamboyante.

Oubliez Sam Darnold, des Jets, ou l’héritier d’Eli Manning, Daniel Jones, avec les Giants, car Josh Allen a aidé les Bills de Buffalo à commencer la saison avec une fiche de 2-0 pour une première fois depuis 2014.

Allen a lancé une passe de touché et il en a inscrit un au sol, propulsant les Bills vers un gain de 28-14 aux dépens des Giants, dimanche.

L’entraîneur-chef des Giants, Pat Shurmur, avait placé les projecteurs sur Allen lorsqu’il a dit que le quart des Bills avait le potentiel pour devenir un partant dans la NFL. Certaines personnes ont eu l’impression que Shurmur insultait le septième choix au total en 2018.

Shurmur et Allen ont discuté avant le match et ils ont tous les deux eu l’impression qu’il s’agissait d’une tempête dans un verre d’eau.

«Tout le monde a droit à son opinion et je sais qu’il ne disait pas ça de la mauvaise façon, a affirmé Allen. Je veux simplement me concentrer sur ce que fait notre équipe.»

Et les Bills font bien les choses. La défensive a été efficace après avoir permis un touché de 27 verges à Saquon Barkley, lors de la première séquence offensive des Giants, et l’attaque a obtenu 388 verges totales sans commettre un revirement. Allen en avait commis quatre la semaine dernière.

Le quart des Bills mène aussi la charge grâce à ses habiletés par la passe et par la course. Allen a inscrit un touché au sol de six verges et il a lancé une passe de touché de 14 verges à Isaiah McKenzie.

«Il n’a pas besoin d’une motivation supplémentaire, a déclaré le vétéran receveur des Bills Cole Beasley à propos de son quart. Il est motivé chaque semaine. Des gens l’ont dénigré dès le début. Ce n’est rien de nouveau pour lui.»

Plongeon d’une verge

Devin Singletary a réussi un touché à la suite d’une course de 14 verges et Frank Gore a scellé l’issue de la rencontre grâce à un plongeon d’une verge alors qu’il restait un peu moins de six minutes à écouler. Les Bills ont complété le balayage au MetLife Stadium, battant les Giants une semaine après avoir défait les Jets. Allen a terminé la partie avec 19 passes complétées en 30 tentatives et avec des gains aériens de 253 verges. Il est devenu le premier quart des Bills depuis Jim Kelly, en 1992, à obtenir 200 verges par la passe lors de sept matchs de suite.

Du côté des Giants (0-2), Barkley a parcouru 107 verges au sol. Manning a lancé une passe de touché de quatre verges à TJ Jones. La formation de New York a perdu ses deux premières sorties de la saison pour une sixième fois depuis 2013.

«Nous avons de bons partisans et ils méritent des victoires, a insisté Shurmur. Pour le moment, nous n’avons rien gagné cette saison. Nous devons faire notre possible pour gagner et les aider à se sentir mieux.»

Manning a complété 26 de ses 45 passes pour des gains de 250 verges et il a été victime de deux interceptions. Il a été hué après avoir lancé sa deuxième interception de la rencontre, en fin de quatrième quart. «Évidemment, ce n’est pas la façon dont nous voulons commencer la saison, a dit Manning. Nous devons continuer à nous battre afin de trouver des façons de jouer du meilleur football.»