Gabriel Diallo était trop fort pour son adversaire Mathieu Brisson, qu'il a battu 6-3, 6-2 en finale pour remporter le titre masculin du tournoi Louis-Després, vendredi.

Gabriel Diallo trop fort au Louis-Després

Gabriel Diallo était trop fort pour la compétition au 23e tournoi Louis-Després. Le prometteur tennisman de 16 ans a complété le travail vendredi soir en surclassant Mathieu Brisson 6-3, 6-2 en finale, au Club Avantage.

Le longiligne athlète — il mesure déjà plus que les 6’3’’ accolés à son nom — n’a perdu que 19 jeux en six matchs pendant le tournoi, qui couronne officieusement le meilleur joueur de la région de Québec.

«Ça représente beaucoup, sachant que l’an passé je l’avais joué et que ça ne s’était pas passé comme je le voulais», a commenté Diallo, vaincu au troisième tour par ce même Brisson, en 2017. «Je suis content, j’ai pu rebondir. […] J’ai su rester concentré du début jusqu’à la fin. Tous les matchs, du premier au dernier. Chaque jeu, chaque set, j’ai gardé la même concentration.»

Diallo a commencé le tennis «vers 9-10 ans». Son savoureux accent lui vient d’un père africain, d’une mère ukrainienne et d’une enfance montréalaise.

Comparé à Auger-Aliassime

Il y a un petit buzz autour de lui. Pendant l’entrevue avec Le Soleil, des enfants l’observaient tout près, épiant ses faits et gestes comme s’il était Rafael Nadal. Il est comparé à Félix Auger-Aliassime, d’un an son aîné et 178e joueur mondial. Il est d’ailleurs entraîné par le père de Félix, Sam, nouveau propriétaire de l’Académie de Tennis Hérisset-Bordeleau. Diallo n’est peut-être pas au même niveau que la fierté de L’Ancienne-Lorette au même âge, mais son potentiel est immense.

Et il compte suivre ses traces. «Mon objectif, c’est vraiment de percer chez les pros», lance-t-il sans détour. «Chaque année, avoir un meilleur classement au Québec, au Canada. Et un jour, être un joueur stable du top 10 de l’ATP.»

Étudiant en secondaire 5, Diallo fait l’école à la maison depuis trois ans. «Ça me permet vraiment d’augmenter le volume d’entraînement, analyse-t-il. C’est vraiment ça qui m’a fait progresser au niveau où je suis maintenant.»

Vendredi soir, dans un Club Avantage bien rempli et parfois plus bruyant que le veut la tradition du tennis, le premier favori a brisé son adversaire à zéro dans la sixième partie de la première manche, complétant ensuite le set avec un imparable coup droit en décroisé.

Dans la deuxième partie de la deuxième manche, Diallo a surmonté un 0-40, seulement pour voir Brisson le briser malgré tout. Mais le futur gagnant a remporté les cinq jeux suivants, dont trois par bris de service. Il a complété son match avec un coup similaire au dernier de la première manche.

Bel exemple d’esprit sportif, Brisson, deuxième favori du tournoi, a renversé en sa défaveur un appel de l’arbitre dans les derniers moments de la rencontre.