À sa première saison à la barre du Blizzard, Frédéric Parent pourra notamment compter sur les attaquants Alex Labbé et Fabrice Drouin.

Frédéric Parent : nouveau rôle, même gars

Ce n’est pas parce qu’il campe un nouveau rôle que Frédéric Parent sera un homme de hockey différent.

«Quand je suis arrivé devant eux, les joueurs n’ont pas dit, Fred a dont bien changé. Je vais rester le même gars», raconte le nouvel entraîneur-chef du Blizzard du Séminaire Saint-François (SSF) en marge du début de saison de la Ligue de hockey de développement midget AAA du Québec.

Parent a succédé à Martin Laperrière à la barre du SSF après le retour de celui-ci comme entraîneur associé à Patrick Roy avec les Remparts de Québec. Un choix logique, puisqu’il a fait ses classes comme adjoint pendant les 12 dernières saisons.

«Avec Serge [Beausoleil], j’étais plus jeune, mais avec Bryan [Lizotte] et Martin [Laperrière], j’avais carte blanche avec les défenseurs, ils déléguaient beaucoup. La différence, c’est qu’au lieu d’avoir six ou sept gars à m’occuper, j’en aurai 20», dit celui qui connaît l’organisation de fond en comble.

Même s’il occupe un nouveau poste, Parent se sent déjà à l’aise en prévision de son baptême de feu, vendredi (19h), au Complexe sportif multifonctionnel de Saint-Augustin-de-Desmaures. Pour l’occasion, il renouera avec d’anciens joueurs et collègues, comme Alex Chiasson (récent vainqueur de la Coupe Stanley), Bryan Lizotte (promu entraîneur-chef du Titan d’Acadie-Bathurst), Alexandre Alain (mis sous contrat par le Rocket de Laval) et Jakob Pelletier (médaillé d’or du Mondial des moins de 18 ans), tous invités à l’ouverture locale.

«Je n’ai pas de stress en particulier. Ce n’est pas comme si j’arrivais dans une nouvelle équipe, un nouveau calibre. Je maîtrise les règlements du midget AAA, je connais bien la philosophie de l’école, je n’ai pas une période d’adaptation à faire.»

Mêmes standards

Ça ne l’empêche pas d’être fébrile à l’idée de briser la glace contre les Estacades de Trois-Rivières. Après avoir participé aux deux récents championnats de division du SSF et à la conquête de la Coupe Jimmy-Ferrari en 2016-2017, il tient à maintenir le même niveau d’excellence de l’organisation au passé prestigieux.

«Les standards ne changeront pas. Nous avons eu du succès ces dernières années, et j’aspire toujours à finir premier de notre division, mais en même temps, c’est plus notre façon de jouer qui me préoccupe. En plus de bons résultats sur la glace, la réputation du programme est importante à mes yeux et je tiens à ce que nos joueurs aient aussi du succès sur le plan académique.

«En bout de ligue, on dirige les meilleurs joueurs de ce groupe d’âge de la région, il y a une responsabilité qui accompagne cela. On pense aux succès de l’équipe, mais aussi au développement personnel de chaque jeune.»

Il misera sur la présence de plusieurs vétérans ayant participé à des camps de la LHJMQ. Les retours des Philippe Jacques, Fabrice Drouin, Shaun Mahoney, Brendan Tremblay, Jonathan Béland, Xavier Brisebois et Philippe Larue, la semaine dernière, lui offrent  un bon mélange avec les six recrues de 15 ans et plusieurs de 16 ans ayant percé l’alignement.

«Il n’y a pas eu de grandes surprises, on savait qu’un joueur comme William Dufour se taillerait un poste à Rouyn-Noranda. Nous avons un bon noyau à l’attaque. Je ne sais pas si nous allons avoir la même facilité à marquer, mais on a un bel équilibre à l’attaque. Il n’y a pas de vedette, ce sera donc à chacun de se démarquer.»

Après Trois-Rivières, vendredi, le Blizzard sera l’hôte des Chevaliers de Lévis, dimanche (13h), toujours à leur domicile de Saint-Augustin-de-Desmaures.

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Mathieu Turcotte entreprendra vendredi sa quatrième saison derrière le banc des Chevaliers de Lévis.

CHEVALIERS : LES PROMOTIONS FONT PARTIE DU JEU  

Pour une troisième année d’affilée, trois joueurs des Chevaliers de Lévis ont été promus dans la LHJMQ. «Qu’on le veuille ou non, ça crée des trous dans l’alignement, mais on est habitués, ça fait partie du jeu», soutient l’entraîneur-chef Mathieu Turcotte.

Il entreprend sa quatrième saison derrière le banc des Chevaliers, anciennement connus sous le nom des Commandeurs, qui n’ont pas toujours affiché de stabilité avant son arrivée. L’an dernier, le club de la Rive-Sud a terminé au quatrième rang, mais a conservé la troisième meilleure fiche de la Ligue midget AAA.

«Il est difficile de savoir où on se situera. Lors des deux dernières saisons, on a perdu un joueur de 16 ans au profit de LHJMQ, et nous avons encore des joueurs qui pourraient potentiellement remonter après Noël. Alors, ce n’est qu’à ce moment qu’on aura une idée de nos objectifs d’équipe.»

Il aborde la saison régulière de la même façon que par le passé, l’éthique de travail, la combativité et la progression étant les éléments de base de sa philosophie. Il alignera une formation plutôt jeune avec huit joueurs de 15 ans, mais aucun de 17 ans. «On n’a pas l’équipe la plus mature en âge, mais je suis encouragé par le talent qu’on a. Mais encore là, le talent ne donne rien si on ne travaille pas.»

L’attaquant de 16 ans William Veillette est de retour, contrairement à ses coéquipiers de l’an passé Pier-Olivier Roy (Gatineau), Xavier Bourgault et Antoine Coulombe, qui joueront tous deux à Shawinigan. Les Chevaliers prédisent un bel avec à Joshua Roy et Olivier Nadeau, deux attaquants de 15 ans.

«Ils sont parmi les meilleurs joueurs de 15 ans de la Ligue», estime Turcotte, à quelques jours du premier match de la saison, dimanche, contre le SSF à Saint-Augustin. Les Chevaliers disputeront d’ailleurs leurs cinq premiers matchs sur la route avant de faire leur entrée à l’aréna de Lévis, le dimanche 16 septembre.