L’entraîneur de golf Jean-Hubert Trahan profitera aussi de la participation de Fred Colgan au programme de mentorat de l’INS. En fin de semaine, il accompagnait Geneviève Jobin, Sarah-Ève Rhéaume, Élizabeth Labbé et Anne-Léa Lavoie dans les allées du club Lorette.
L’entraîneur de golf Jean-Hubert Trahan profitera aussi de la participation de Fred Colgan au programme de mentorat de l’INS. En fin de semaine, il accompagnait Geneviève Jobin, Sarah-Ève Rhéaume, Élizabeth Labbé et Anne-Léa Lavoie dans les allées du club Lorette.

Fred Colgan vise un Centre national de golf à Québec

Dans l’espoir d’établir un Centre national de développement à Québec d’ici deux ans, l’entraîneur de golf Fred Colgan vient d’accéder au programme de mentorat de l’Institut national du sport du Québec. Toute l’équipe de l’AGFC profitera de l’encadrement offert par Albert Marier, gestionnaire sportif de renom ayant notamment fait sa marque au baseball.

Colgan enseigne le golf depuis déjà 30 ans. Un premier reportage réalisé par Le Soleil avec lui, en 1989, avait jeté les bases de ce qui allait devenir l’Académie de golf Fred Colgan. Depuis, l’AGFC a largement dépassé les frontières régionales.

Au fil des ans, le programme qu’il dirige a développé deux joueuses ayant accédé à la LPGA, le plus important circuit professionnel de golf féminin, soit Sara-Maude Juneau et Anne-Catherine Tanguay. Et présentement, deux produits de l’AGFC font partie de l’équipe nationale, soit Sarah-Ève Rhéaume (senior) et Jean-Philippe Parr (développement).

«Le golf est un sport de plus en plus reconnu, notamment en raison de sa présence aux Jeux olympiques. Au niveau national, on sent que c’est plus dynamique, on a accès à différents programmes. L’objectif du programme de mentorat de l’INS est d’avoir toutes les ressources nécessaires pour développer nos athlètes de haut niveau et d’en placer d’autres sur l’équipe nationale dans les prochaines années», explique celui dont l’académie emploie cinq entraîneurs à plein temps.

Et cette précision est importante, car Colgan ne s’est pas lancé dans ce cette aventure juste pour lui. Il le fait aussi pour ceux qui l’entourent et son absence sur la photo de groupe démontrait bien que la cause était plus grande que la personne.

«Albert va faire des interventions individuelles avec tous les entraîneurs, pas juste moi, il assistera à nos entraînements, nous accompagnera à nos camps. J’ai été assez intelligent, il y a quelques années, pour engager de jeunes coachs bien formés, curieux, et qui peuvent bien gagner leur vie avec un salaire décent. Si on veut suivre la parade, il faut continuer à se développer, nous aussi», précise-t-il.

Colgan pense notamment à Jean-Hubert Trahan, qui est à la fois le conjoint, l’entraîneur, l’agent et le «caddie» d’Anne-Catherine Tanguay, qui a joué sur le circuit de la LPGA, ces dernières saisons. «Un entraîneur qui a beaucoup de potentiel», note celui qui rêve de voir les meilleurs espoirs de l’Est du Canada se développer à Québec.

«On commet les mêmes erreurs d’il y a 30 ans en déracinant les jeunes de leur milieu, même chose pour les coachs, ça n’a pas de sens de passer 180 jours sur la route. Alors on essaie de provoquer des choses.»

«Toujours quelque chose à apprendre»

Colgan et ses collègues de l’AGFC voient plus loin que les cibles du champ de pratique du club Lorette, base principale de l’académie. Ils ont les yeux rivés sur les nouveautés, sur l’évolution du golf.

«On a toujours quelque chose à apprendre. Dans les années 1990 et 2000, ça avançait lentement, mais aujourd’hui, ça progresse à une vitesse exponentielle. Pendant la pandémie, [le professionnel de la PGA] Bryson DeChambeau a pris 20 livres de plus, il frappe ses coups de départ à 340 verges en moyenne, la balle peut rouler jusqu’à 370, son élan est de 130 milles à l’heure et la balle sort plus de 190 m/h, on est rentré dans un autre univers.»

La pandémie a aussi permis à tous d’apprivoiser les rencontres virtuelles. Ainsi, l’AGFC offrira des conférences à ses entraîneurs avec des spécialistes internationaux dans divers aspects du jeu, qu’ils se trouvent en Angleterre, aux États-Unis ou ailleurs. «Il se fait quelque chose de bon partout, mais avant, il fallait voyager, alors que maintenant, on a la chance d’ajouter à nos connaissances sans avoir le faire», ajoutait celui dont l’académie enseigne le golf à plus d’une centaine de jeunes allant du troisième cycle du primaire jusqu’à l’université. Il est notamment associé aux programmes de l’Académie Saint-Louis et du collège St. Lawrence. Au fil du temps, plus d’une vingtaine de joueurs de l’AGFC ont été recrutés dans divers programmes universitaires aux États-Unis et au Canada.