Les anciens Nordiques faisaient partie des invités d’honneur des Remparts, vendredi, au centre Videotron. Daniel Bouchard et Alain Côté en ont profité pour renouer avec Max Gros Louis, l’un des plus ardents partisans de la formation fleurdelysés.

Fraser et Lindros: les anciens Nordiques sont passés à autre chose

Alain Côté avoue qu’il n’a toujours pas pardonné à Kerry Fraser de lui avoir refusé son but lors du cinquième match de la finale de la division Adams en 1987, mais il reconnaît tout de même la «belle carrière» de l’arbitre. Une trentaine d’années plus tard, les deux hommes sont capables de «fraterniser».

Fraser sera un invité d’honneur lors du 61e Tournoi international de hockey pee-wee de Québec, ce qui peut sembler surprenant pour les fidèles partisans des Nordiques étant donné qu’il a été longtemps détesté pour sa décision. 

«C’est un gars qui a fait une belle carrière dans la ligue nationale, il y a des faits saillants dans sa vie, mon but en est un, mais il y en a eu d’autres. Ça fait quand même 32 ans, il y a beaucoup d’eau qui a coulé en dessous des ponts. Deux ou trois ans après le match, il fallait me laisser du temps, mais après ça c’est correct», confie Alain Côté. 

L’ancien joueur des Nordiques a eu d’autres occasions de se «réconcilier» avec Fraser, il n’y aura donc pas de drôle d’ambiance au tournoi pee-wee en février. 

«J’ai fait des choses avec lui après cet événement-là, il est venu arbitrer le pro am Gagné-Bergeron et on m’avait demandé d’être coach [en 2010], donc j’ai fait la promotion du tournoi avec lui. Ça m’a donné une chance de lui parler un peu. J’ai aussi fait une publicité avec lui pour Réno-Dépôt [en 2014], c’est une super de bonne personne. J’ai eu bien du plaisir avec lui.»

Côté se souvient même des séances d’autographes avec Fraser dans les magasins Réno-Dépôt. Les fans venus les rencontrer ne semblaient pas amers.

«Ça avait super bien été. Peut-être un gars qui s’était énervé, mais il était dans le fond. Kerry, c’est un blagueur à travers tout ça», termine-t-il. 

Finn n’en veut pas à Lindros

Une autre surprise dans la liste d’invités d’honneur du tournoi pee-wee : Eric Lindros. Le joueur avait refusé de porter l’uniforme des Nordiques, qui l’avaient sélectionné avec le tout premier choix du repêchage en 1991. 

«Pour nous les joueurs, la décision d’Eric a été dure à digérer, c’est sûr qu’on n’avait pas l’information de tout ce qui s’est passé, mais c’était difficile de ne pas lui en vouloir à l’époque. Ce qui est certain, c’est que ça a été tout un joueur de hockey et tout un athlète, puis qu’il soit invité ici à Québec, je n’ai pas de problème avec ça», indique Steven Finn, joueur des Nordiques au moment de toute la saga avec Lindros.

Quelques partisans de l’équipe ont certainement encore du mal à avaler que Lindros ait refusé de porter le chandail fleurdelysé.

«Je peux comprendre les fans de Québec, c’est probablement la place où les fans sont les plus loyaux, ce sont des passionnés de hockey, ils ont été privés de tout un athlète. Ça nous a fait mal sur le coup, mais par la suite ça nous a aidés. Je peux comprendre que des gens l’aient encore sur le cœur, mais il faut passer à autre chose. On reconnaît la carrière de l’athlète.»