Frank Gore (21) est cinquième de tous les temps pour les verges au sol, derrière Emmitt Smith, Walter Payton, Barry Sanders et Curtis Martin.

Frank Gore, encore dans le coup à 35 ans

DAVIE, Flo. — Le meneur pour le nombre de verges au sol chez les joueurs actifs se bat encore pour un poste de partant, même à l’âge de 35 ans.

En effet, à un âge où les joueurs voient leur temps de jeu réduit de manière significative, Frank Gore peut aspirer au poste de demi offensif numéro 1 des Dolphins, titre appartenant à Kenyan Drake.

Lorsque Gore a signé avec l’équipe de sa ville natale, en mars, il était surtout considéré comme le substitut à sa position. Mais, même avec 13 saisons et 196 matchs dans le corps, il semblerait que le statut de substitut ne lui convienne pas encore. 

Après une dizaine de jours à l’entraînement, Gore paraît en meilleure forme que jamais.  «Je ne suis pas surpris», a expliqué lundi l’entraîneur-chef des Dolphins, Adam Gase. «Ça fait des années qu’il fait taire ceux qui doutent de lui. En fait, c’est une erreur de douter de ce joueur.»

«Chaque jour, je viens ici avec l’idée de compétitionner», dit Gore qui, avec 14 026 verges au compteur, n’est devancé que par Emmitt Smith, Walter Payton, Barry Sanders et Curtis Martin à ce chapitre. «Et pas juste contre Drake, mais contre tous les gars qui jouent à ma position. Je crois que cette compétition nous aide tous, car on se pousse l’un l’autre. En ce qui me concerne, je vais faire tout ce que les entraîneurs me demanderont de faire.»

Mais Drake pourrait être difficile à déloger. Le porteur de ballon de 24 ans s’est classé au sixième rang de la NFL la saison dernière avec une moyenne de 4,8 verges par portée, amassant plus de 100 verges deux fois de suite après avoir obtenu le poste de partant à la semaine no 13.

«En ce moment, je ne crois pas que les gars se soucient de qui est numéro 1 ou numéro 2. Les gars doivent juste se battre pour gagner leur place», soutient Drake.

Au sujet de ce dernier, Gore prend soin de souligner qu’il est un compétiteur «amical».  «Kenyan est extrêmement talentueux. Il est très intelligent et il peut tout faire sur le terrain. Je crois que nous deux, ensemble, on pourra réellement aider l’équipe à connaître du succès cette saison.»

Attaque à relancer

Du succès, les Dolphins en prendraient volontiers. En 2017, la formation floridienne a terminé la saison avec une fiche de 6-10 et s’est classée au 28e rang pour les points marqués et les verges au sol. Un recul par rapport à la saison précédente, où ils avaient participé aux séries. 

Cet espoir de succès est aussi alimenté par une ligne offensive revampée et par le retour au jeu du quart-arrière Ryan Tannehill, qui a raté toute la dernière campagne. 

Gore a été partant lors de tous ses matchs depuis 2012, mais a présenté la saison dernière une statistique qui peut paraître inquiétante : avec les Colts d’Indianapolis, il a obtenu une moyenne de seulement 3,7 verges par portée, la plus basse de toute sa carrière. Par contre, la faible ligne des Colts peut expliquer ce déclin apparent.

Gore, qui s’est surtout illustré pendant ses 12 saisons à San Francisco a toutefois franchi la barre des 100 verges en un match deux fois lors du dernier mois de la saison, une statistique qui peut laisser penser qu’il n’est pas encore au bout du rouleau. 

Après trois saisons à Indianapolis, Gore est heureux de pouvoir revenir aux sources, lui qui a joué son football universitaire avec les Hurricanes de Miami. Heureux au point d’être excité à l’idée de disputer le match préparatoire de jeudi soir, alors que les Dolphins recevront les Buccaneers de Tampa Bay. 

«Pop Warner [une ligue de football pour les enfants], l’école secondaire, l’université et maintenant la NFL», énumère Gore. «J’ai toujours voulu bien faire pour représenter ma ville. Et je veux aussi montrer aux autres que même en vieillissant, si tu as encore la passion du jeu et que tu travailles fort, l’âge n’a aucune importance. C’est mon objectif principal cette saison.»

Donc, s’il obtient le poste de partant, ce sera un beau boni.