François Rocheleau a pu capter quelques passes, cette année, en plus d’évoluer au sein des unités spéciales sur les retours de bottés.

François Rocheleau veut aussi sa Coupe

Alors que plusieurs de ses coéquipiers des Mustangs de l’Université Western Ontario ont goûté au champagne de la Coupe Vanier l’an dernier, le receveur de passes de première année François Rocheleau aimerait bien les imiter.

Le natif de Saint-Basile-le-Grand a décidé de suivre un parcours différent de la plupart des footballeurs collégiaux du Québec en s’exilant dans la province voisine pour y poursuivre ses études et ses exploits sur le terrain. «Ce n’est pas tant le fait qu’ils soient les champions de la Coupe Vanier qui m’a amené là-bas. Cette université et cette équipe m’intéressaient déjà. Quand j’ai visité, j’ai vu que c’était ce qui me convenait le mieux académiquement et au niveau sportif», explique l’étudiant en actuariat lors d’une entrevue téléphonique avec Le Soleil.

Il faut dire que l’ancien du Phénix du Collège André-Grasset a aussi de la famille à London, ce qui rendait également le campus de l’Université Western Ontario encore plus attrayant à ses yeux.

Alors que plusieurs joueurs de première année attendent patiemment leur tour avant de fouler le terrain au niveau universitaire, Rocheleau a pu capter quelques passes, cette année, en plus d’évoluer au sein des unités spéciales sur les retours de bottés.

«J’estime avoir vécu une belle progression. Il fallait que je me prouve en arrivant, il fallait que je montre que j’étais capable d’être un joueur fiable. C’est un processus en continu. Ce que j’ai aimé, c’est qu’en travaillant fort comme ça chaque jour, je me suis beaucoup amélioré en cours de saison.»

Filière québécoise

Ils sont un contingent de 10 Québécois à porter les couleurs des Mustangs, dont le très dangereux porteur de ballon Cedric Joseph, qui a dominé la conférence ontarienne pour les touchés et les verges par match encore cette année.

Lors du match de la Coupe Vanier, Rocheleau verra chez le Rouge et Or plusieurs joueurs qu’il a déjà affrontés au niveau scolaire ou collégial, mais aucun ex-coéquipier. «Peut-être quelques-uns avec qui j’ai joué avec Team Québec ou Team Canada, cependant. Mais je les ai presque tous déjà affrontés si on exclut les plus vieux du lot», poursuit-il, ajoutant qu’on ne lui demande pas vraiment de renseignements sur ses anciens adversaires.

«Je ne crois pas que c’est nécessairement un avantage d’être du Québec et de connaître les joueurs. Mes coachs sont meilleurs que moi pour analyser tout ça, avec les vidéos qu’ils ont sur les équipes. Au mieux, on me demande ce dont je me rappelle d’eux.»

Étant natif du Québec, Rocheleau connaît cependant très bien la réputation de ses adversaires. «C’est le Rouge et Or, alors on s’attend à un match difficile. Un très bon match, comme tous les matchs où on affronte une bonne équipe.»

Comme il n’était pas encore un Mustangs l’an dernier, Rocheleau aimerait aussi beaucoup aider son équipe à ramener un autre titre en Ontario. Surtout qu’il n’a jamais réussi à remporter un championnat au football collégial.

«Le Phénix avait déjà gagné le Bol d’or en troisième division [2010] et en deuxième division [2011 et 2012]. Il était passé en première division les années où j’ai joué là-bas, mais on n’a pas gagné le championnat», raconte-t-il au sujet de la défaite en demi-finale contre les Cheetahs de Vanier, l’an dernier, et en grande finale contre le Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy, en 2016.

Rocheleau a cependant suivi de près la première conquête du Bol d’or en première division de ses anciens coéquipiers il y a quelques jours, un gain de 41-17 sur les Élans de Garneau. «J’ai encore des amis dans cette équipe et de les voir gagner le Bol d’or à leur quatrième année en première division, je pense que c’est très très bien.»