En attendant la reprise des activités dans la LNH, plusieurs joueurs passent le temps en jouant au populaire jeu Fortnite
En attendant la reprise des activités dans la LNH, plusieurs joueurs passent le temps en jouant au populaire jeu Fortnite

Fortnite en attendant la reprise dans la LNH

Comment les joueurs de la LNH occupent-ils leurs journées en attendant la reprise des activités du circuit Bettman? Plusieurs ne seront pas surpris d’apprendre que le célèbre jeu vidéo Fortnite occupe au moins une partie du temps libre de plusieurs d’entre-eux.

«Les séries télés, les films et un peu de Fortnite! Moi, je n’ai pas d’enfants, alors j’ai l’occasion de jouer plus souvent. Mais le meilleur, c’est David!», a déclaré Anthony Duclair des Sénateurs d’Ottawa en conférence de presse jeudi avec David Perron des Blues de Saint-Louis, Pierre-Luc Dubois des Blue Jackets de Columbus et Kristopher Letang des Penguins de Pittsburgh.

Perron a souri en entendant la remarque de Duclair. «Moi, mes journées sont dédiées à mes enfants. C’est du temps en famille qu’on n’aurait pas normalement à cette période de l’année», indique celui qui est rentré à Magog, où réside sa famille, depuis le confinement. «Mais à partir de 8h le soir, j’ai plus de temps, alors c’est là que je joue à Fortnite.»

«Quand on joue à des jeux vidéo ensemble, c’est souvent à Fortnite», confirme également Dubois.

Vie de famille

Letang, pour sa part, a avoué qu’il avait découvert que la vie de famille était un autre genre de sport depuis qu’il passait ses journées à la maison avec son épouse et leurs enfants.

«On a la chance de faire un travail qu’on aime, de vivre notre passion, mais quand vient le temps de divertir tout le monde dans la maison, c’est du sport. Surtout qu’il y a un écart d’âge de six ans entre mes deux enfants», indique le défenseur.

Quant à Dubois, il s’est tapé une balade de 17 heures en voiture pour retourner chez ses parents, qui résident à Winnipeg. Son père, l’ancien espoir des Nordiques Éric Dubois, est en effet l’entraîneur des défenseurs du Moose du Manitoba de la Ligue américaine.

«Je me suis fait un gym dans le garage chez mes parents, je prends des marches, et je jase beaucoup de hockey avec mon père», indique celui qui était en tête de la colonne des marqueurs des Blue Jackets avant l’arrêt des activités de la LNH.

Entraînements sur Zoom

Chez les Sénateurs d’Ottawa, Anthony Duclair ajoute que l’équipe garde contact avec ses joueurs en tenant un entraînement sur la plateforme de vidéoconférence Zoom une fois par semaine.

«C’est une bonne chose, ça nous permet de voir les gars au moins une fois par semaine et une fois l’entraînement terminé, quelques gars restent pour parler un peu», explique-t-il.

David Perron a d’ailleurs trouvé excellente l’idée des entraînements par vidéoconférence. «Je pense que ce serait une bonne idée que les Blues fassent comme les Sénateurs», ajoute-t-il.

Reprise espérée

Une chose est certaine, tous ont hâte que les activités de la LNH reprennent enfin. «C’est sûr qu’en tant qu’athlètes, on aimerait que la saison reprenne le plus rapidement possible même si ce serait difficile de retourner rapidement à notre «game shape»», indique Duclair.

Pour Perron, le confinement sert cependant aussi à guérir quelques petites blessures qui traînaient. «J’espère que le temps «off» m’aidera à retrouver la forme quand tout repartira.»

Dubois rêvait aussi de guérison, mais pour ses coéquipiers Oliver Bjorkstrand, Seth Jones et Alexandre Texier. «Il restait 12 matchs avant les séries et les trois étaient blessés. S’ils peuvent être de retour quand ça va reprendre, ce sont trois gars qui nous aideront beaucoup pour les séries.»

Letang partage ce point de vue, mais avec un bémol. «De notre côté, c’est certain que de revoir un gars comme Jake Guentzel, ce sera positif. Par contre, ça aurait été bien aussi d’avoir le temps de mieux connaître les nouveaux joueurs qui se sont greffés à l’équipe dernièrement pour leur permettre de créer une chimie avec les gars», termine le vétéran des Penguins.