Gilles Lépine espère que SIC donnera quatre mois de plus aux footbaleurs qui perdaient une année d'admissibilité en vertu du nouveau réglement.

Football universitaire: l'âge limite réévalué

Les footballeurs qui perdaient une année d'admissibilité en vertu du règlement adopté en juin dernier, qui limitait à 24 ans au 1er septembre l'âge des membres de son réseau, pourraient disputer une saison de plus au sein du réseau universitaire. SIC (Sport interuniversitaire canadien) a décidé de se pencher sur le dossier des joueurs dits «tardifs».
«Les gens du SIC ont demandé aux universités de leur envoyer des données concernant les athlètes qui seront touchés cet automne, mais aussi lors des années subséquentes si jamais la règle est appliquée comme c'est actuellement le cas», a indiqué Gilles Lépine, directeur adjoint-programme des activités d'excellence. 
«Toutes ces informations vont permettre d'argumenter auprès du comité, qui va ensuite pouvoir se faire une idée. L'intérêt des gens est bien sûr de déplacer la date où l'on prend en considération l'âge d'un étudiant-athlète du 1er janvier au 1er septembre. Et il n'y a rien qui nous laisse présager que le bébé ne se présentera pas bien.» 
Chez le Rouge et Or, deux joueurs de la dernière campagne sont actuellement pénalisés par cette nouvelle règle, soit Jean-Alexandre Bernier et Boris Bede. Avant son application, ils auraient pu jouer une cinquième et dernière saison à Laval. Mais ils ne le peuvent dorénavant plus parce qu'ils auront
25 ans au cours de la saison, Bernier célébrant son anniversaire le 11 septembre, et Bede, le
20 novembre.
Plusieurs autres joueurs évoluant au sein de la Ligue du RSEQ sont dans la même situation, ainsi que des footballeurs de la conférence de l'Ouest évoluant pour des formations de l'Alberta. Cet imbroglio est causé par le fait que dans le système scolaire québécois, on prend en considération l'âge des étudiants au 1er octobre et dans le système d'éducation albertain, on le fait le 1er septembre.
«Toutes les universités sont invitées à faire parvenir leur dossier le plus rapidement possible. Je crois que la date limite a été fixée au 21 février. Par la suite, le comité va se pencher sur le dossier pour prendre une décision pour faire non pas des cas d'exception pour chacun, mais une règle qui s'appliquerait à tout le monde», a ajouté Lépine, qui croit qu'une décision ne devrait pas être rendue avant le début du mois de mars.
Simplifier l'admissibilité
L'adoption du nouveau règlement par SIS l'été dernier avait pour but de simplifier le calcul de l'admissibilité des joueurs, admissibilité qui à la base avait pour but de limiter l'âge des étudiants-athlètes au sein du réseau. C'est en 2008, quelques mois après la conquête de la Coupe Vanier par les Bisons, que SIC avait décidé d'instaurer un règlement en ce qui a trait à l'âge des joueurs, quand plusieurs avaient fait remarquer que la moyenne d'âge de deux équipes de la LCF était inférieure à celle de la formation du Manitoba. Un non-sens pour une formation universitaire.
Le CIS avait décidé d'imposer une limite qui tenait compte du cheminement d'un étudiant-athlète à partir de son passage en quatrième secondaire. C'est dans le but d'éviter tous ces calculs que la nouvelle règle du 24 ans au 1er janvier avait été instaurée. Son application ne devait toucher que 3 % des étudiants-athlètes. Mais on s'est vite aperçu que la grande majorité de ceux-ci évoluaient au Québec et en Alberta.
«Tout le monde était d'accord pour l'application du fameux time clock pour que la carrière des étudiants-athlètes s'arrête en quelque part. Mais à l'origine, il était calculé différemment. On s'est dit : si on prend la règle du «time clock» et qu'on la transforme avec une limite d'âge et qu'on arrive au même résultat, mais que tout est plus clair et plus simple, tout le monde sera heureux. C'est ce que l'on a essayé d'appliquer. Mais il restait à sabler les coins, et ces coins, ce sont les quatre mois qu'il manque, qu'il faut ajouter. C'est quelque chose de plus simple que de faire des dérogations individuelles pour chaque personne qui en fera la demande. Ça se présente bien. Mais il n'y a rien de voté ou de décidé.»