Marc-André Dion

Football collégial: le Notre-Dame sait à qui il a affaire

Les joueurs du Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy n’ont pas à chercher bien loin pour se rappeler leur dernier match sur le terrain de leur adversaire de la demi-finale de samedi en première division du football collégial québécois. Le 19 octobre, ils s’inclinaient 32 à 20 contre les Cheetahs sur le terrain du Collège Vanier, une défaite qui est encore bien fraîche à leur mémoire et à celle de leur entraîneur Marc-André Dion.

Une simple discussion avec Dion est suffisante pour réaliser qu’il se rappelle tous les détails de ce match contre l’équipe qui a remporté une seule victoire de plus que les siens cette année. «Avec deux minutes à faire, on a marqué et on a réduit l’écart à 25 à 20. On voulait faire un touché pour remporter le match, mais la stratégie qu’on a adoptée, notamment en bottant dans le fond du terrain, a débouché sur une course de 80 verges des Cheetahs. Ce sont eux qui ont inscrit un touché», raconte Dion, qui n’a toutefois aucun regret relativement à la tactique qu’il avait choisie. «Si j’avais à le refaire, je choisirais la même stratégie. Il faut donner le crédit à Vanier.»

Ces jours-ci, Dion prépare ses protégés pour le gros match de la fin de semaine dont il aimerait bien sortir gagnant cette fois. «Disons que la préparation mentale, c’est le plus facile à cette période de l’année. Ce sont les matchs pour lesquels on s’entraîne toute l’année. La motivation est à son comble», poursuit-il.

Cheetahs améliorés

Dion sait que les Cheetahs ont amélioré leur jeu d’un cran depuis la semaine de congé du début du mois d’octobre. «Ils ont resserré leur jeu en défensive, alors pour les battre, il faudra vraiment jouer notre meilleur match de l’année», analyse-t-il. Le ballon sera encore une fois confié au quart-arrière Jérôme Rancourt, qui a fait du bon travail après la blessure à Raphaël Latulippe, écarté du terrain pour la saison. C’est d’ailleurs lui qui était en poste lors du dernier match contre les Cheetahs. «Jérôme est capable de nous faire gagner. Il faudra cependant avoir à l’œil la défensive de Vanier. Ils ont probablement le meilleur demi de coin du football collégial en Benjamin Labrosse. C’est un gars qui a déjà une bourse d’études avec l’Orange de Syracuse et il est très bon.»

La défensive du Notre-Dame devra de son côté surveiller le quart-arrière recrue Éloa Latendresse-Régimbald, le receveur de passes Nicholas Cénacle-Altidor et le porteur de ballon Dwante Morgan, trois menaces importantes chez les Cheetahs. «Latendresse-Régimbald est très athlétique et a un bras canon, Cénacle est très explosif et Morgan est rendu leur numéro un. Il nous avait fait très mal dans le match que nous avons joué contre eux», relate-t-il, rappelant les deux touchés et les 190 verges cumulées par Morgan durant cette partie.

«De notre côté, notre meilleur joueur, le demi défensif Francis Bouchard, est blessé à un pouce et ne sera pas disponible, mais on deale avec ça depuis un certain temps. Randy Gibuku le remplace et nos recrues jouent du gros football. Nous sommes une équipe qui n’abandonne jamais et le leadership vient de nos joueurs. On a le bon momentum et toute l’équipe y met du sien, ce n’est pas juste l’affaire d’un gros quart-arrière ou d’un gros receveur», poursuit Dion, qui aimerait bien décrocher un autre ticket pour le Bol d’or, que ses protégés ont remporté pour la dernière fois en 2016.