Le quart-arrière Tristan Blais est freiné dans son élan par le demi défensif du Notre-Dame Samuel Tavernier.

Football collégial: le CNDF abonné aux séries

Le club de football du Campus Notre-Dame-de-Foy n’avait jamais raté les éliminatoires. Pas question de perdre cette bonne habitude, alors que le Notre-Dame a vaincu ses voisins des Élans de Garneau 26-19, samedi après-midi, pour mettre un pied dans les séries. La défaite de Limoilou en soirée a confirmé le tout.

Garneau (4-4) et le CNDF (3-5) seront des festivités de novembre en première division collégiale, tandis que Lévis-Lauzon (2-6) et Limoilou (1-7) concluent leur campagne la semaine prochaine.

Le Notre-Dame a toujours participé à la ronde d’après-saison en 16 ans d’existence, de la troisième division de ses débuts à la première actuelle et son titre de champion du Bol d’or de 2016. Pour poursuivre cette impressionnante séquence, quoi de mieux que de prolonger une autre suite heureuse. Garneau n’a pas vaincu le CNDF depuis 2013.

Les résidents de Québec menaient pourtant 11-0 après un quart, sur leur terrain du boulevard de l’Entente. Mais dans un match fortement influencé par le vent, les visiteurs de Saint-Augustin ont repris le contrôle jusqu’à mener 19-11, puis briser une égalité de 19-19 au quatrième quart à l’aide d’un placement de 35 verges de Vincent Blanchard.

Le quart-arrière recrue Jérôme Rancourt, troisième dans la hiérarchie de l’équipe, a abattu de du bon boulot pour les vainqueurs avec 11 passes réussies en 20 pour 197 verges de gains. Dont 113 sur ses passes de touché à Gabriel Loiselle (66 v.) et Vincent Carbonneau (47 v.). Moins mobile et moins puissant pour lancer contre le vent, Alexandre Naud avait amorcé le match avant d’être remplacé par Rancourt.

«En deuxième demie, on a marqué contre le vent et on les a arrêtés alors qu’ils avaient le vent dans le dos. On a aussi fait du bon travail à limiter les longs jeux», a résumé l’entraîneur-chef du CNDF Marc-André Dion, dont la troupe n’avait gagné qu’une seule fois à leurs cinq rencontres précédentes.

Haro sur les arbitres

De son côté, le pilote des Élans blâmait ses protégés pour ne pas avoir su conserver leur sang-froid dans un affrontement chaud entre rivaux régionaux. Quelques pénalités pour comportement antisportif ont été distribuées, Garneau écopant au mauvais moment à moins de 20 verges de la zone des buts.

Claude Juneau se questionnait toutefois sur d’autres appels discutables qui, dans un match aussi serré, font la différence. «Les entraîneurs, on suit des formations. Est-ce que les arbitres en ont aussi? Je pose la question», a commenté celui qui a tenté sa chance sur un quatrième essai et cinq verges à faire après avoir reçu une mauvaise information d’un officiel, ce qu’il croyait avoir provoqué la reprise du troisième essai.

De retour après avoir manqué quatre parties à la suite d’un plaquage à la tête, Olivier Lapointe a marqué deux touchés pour Garneau et a combiné 157 verges de gains.

À Saint-Jean-sur-Richelieu, le revers de 24-17 des Titans de Limoilou (1-7) face aux Géants (5-3) exclut les hommes de Dave Parent de la ronde éliminatoire pour la première fois en quatre ans.

Humiliation pour Lévis-Lauzon

En après-midi, à Montréal, les Faucons du Cégep de Lévis-Lauzon (2-6) ont subi un cuisant revers de 63-27 aux mains du Phénix d’André-Grasset (6-2). «C’était humiliant», a jeté au téléphone l’entraîneur-chef Pierre-Alain Bouffard, après le revers.

«Je déplore que certains joueurs ne soient pas à 100% sur le terrain. C’est ça qui m’écœure! Ce ne sont pas des erreurs de système de jeux ou un problème de philosophie, c’est que quelques joueurs ne sont pas où ils doivent être mentalement. Si au moins on avait eu une étincelle, si on avait au moins donné un match, j’accepterais le résultat. Ce n’est pas le pointage, c’est le manque d’effort et de préparation qui m’a vraiment déçu», a ragé le coach.

Selon Bouffard, ce «manque de maturité» émane d’un groupe très jeune composé de plusieurs joueurs de première année collégiale, dont certains ne font en fait que profiter de nombreux blessés pour obtenir du temps de jeu.

Lévis-Lauzon encaisse une quatrième défaite de suite. Trois de ces quatre rencontres ont été disputées à l’extérieur de la région de Québec et les trois perdues par une trentaine de points. Après avoir atteint les demi-finales l’an passé, les Faucons ratent les éliminatoires pour la deuxième fois en trois ans.