Luis-Andres Guimont-Mota, jeune espoir de l'Université McGill, a mené à la victoire les Élans du Cégep Garneau au Bol d'or en 2011.

Football collégial: Claude Juneau à la tête des Élans

Le club de football du Cégep Garneau a un nouvel entraîneur-chef : Claude Juneau fils. Ex-joueur de ligne offensive du Rouge et Or de l'Université Laval, il quitte son poste de coordonnateur à l'École secondaire Curé-Antoine-Labelle de Laval pour venir prendre les rênes des Élans.
Il s'agit d'un retour en première division collégiale, Juneau ayant déjà dirigé les Spartiates du Vieux-Montréal. L'homme de bientôt 35 ans est aussi passé chez les Carabins de l'Université de Montréal, comme entraîneur responsable de la ligne offensive.
Les contingences familiales l'ont fait dévier vers un emploi de gestionnaire, il y a deux ans, aux commandes du programme des Loups. Mais fiston entre maintenant à l'école et maman sur le marché du travail.
«Il était temps de revenir faire du foot et que du foot. Garneau me convient parfaitement !» a commenté Juneau, au Soleil, lundi soir. Il a été préféré à six autres candidats rencontrés par la direction des activités sportives du collège. Il sera présenté en conférence de presse lundi prochain. Le 1er février, il emménagera dans sa nouvelle maison de Québec.
Bergeron adjoint
Juneau succède à Jean-François Bergeron, auteur d'une fiche globale de 12-11 en deux ans à la barre. Détenteur d'un bon emploi dans le domaine de la vente, Bergeron n'a pu acquiescer à la demande de la direction d'être en poste à temps plein. Il reste à titre d'adjoint, responsable des unités spéciales, tout comme le coordonnateur défensif Francis Boivin, ex-coéquipier de Juneau chez le Rouge et Or.
Le sort du coordonnateur à l'attaque, Nicolas Grenier, demeure en suspens. Grenier occupait jusqu'ici le seul poste à temps plein au sein du groupe d'entraîneurs et son contrat prend fin le 15 janvier. Juneau dit vouloir «s'asseoir avec tout le monde et leur exposer son plan» avant de confirmer quelque autre embauche. Il a lui-même paraphé une entente de trois ans.
«Je veux propulser le programme au maximum de ses capacités», lui «redonner ses lettres de noblesse», promet le nouveau patron. «Garneau a toujours été une organisation solide avec beaucoup de potentiel et des bonnes bases», souligne-t-il, à propos des champions du Bol d'or en 2011 et en 2008.
La bataille se livre dorénavant à quatre dans la capitale, avec Notre-Dame-de-Foy, Lévis-Lauzon et bientôt Limoilou, aussi en première division. Une «lutte coriace» qui ne fait pas peur à Juneau. «Le recrutement, c'est mon dada depuis que je suis dans le coaching. Et je connais bien le juvénile division 1», assure-t-il.