Le quart-arrière suppléant des Eagles de Philadelphie, Nick Foles, prend son rôle de substitut très au sérieux, même s’il sait que le poste de partant appartient à Carson Wentz.

Foles, en attendant le retour de Wentz

PHILADELPHIE — Nick Foles a trop de respect pour Carson Wentz pour s’affubler le titre de quart-arrière partant des Eagles de Philadelphie. Ce poste temporaire pourrait transformer le suppléant en légende de la Ville de l’amour fraternel.

Si Foles peut mener les Eagles (12-2) jusqu’au premier Super Bowl de l’histoire de la franchise, il deviendra un héros folklorique condamné à retourner sur le banc au retour au jeu de Wentz. «C’est l’équipe de Carson», a tranché le quart de 28 ans. «J’adore ce gars. Je travaille avec lui à tous les jours et je vais lui donner le respect qu’il mérite, car il est le quart-arrière de cette équipe.

«Mon travail en ce moment est de mener ces gars sur le terrain et c’est ce que je vais faire», a ajouté Foles. «Je suis en terrain connu. Je sais ce que ça implique, je suis au courant des responsabilités. Mais c’est l’équipe de Carson Wentz. Ça ne change pas mon état d’esprit. Mon état d’esprit quand j’embarque sur le terrain est d’aller chercher une victoire. Je n’ai pas besoin de porter le titre de quart partant.»

Avec Foles à sa barre, l’offensive est allée chercher des victoires, dont un gain de 34-29 au domicile des Giants, à New York. Il a lancé quatre passes de touché à quatre différents receveurs et n’a pas commis de revirement à son premier départ depuis l’année dernière, à Kansas City.

«Ce n’est pas une situation facile de remplacer celui qui aurait pu être nommé le joueur le plus utile de la NFL», croit le centre Jason Kelce. «Il a de grands souliers à remplir. Il a fait un travail extraordinaire. Il a exécuté le plan de match tout en gardant son sang-froid.»

Des échos de 2013

Protéger le ballon est la priorité pour Foles, qui a lancé 29 passes de touché, dont deux en séries, et seulement deux interceptions en 2013 quand il a mené les Eagles jusqu’au sommet de la divison Est de la conférence Nationale.

«Nick n’a pas de problème à se débarrasser du ballon», a expliqué son entraîneur Doug Pederson. «S’il est menacé, il va le lancer hors limites ou il va l’envoyer au sol, pour mieux combattre un autre jour. C’est ancré en lui. Il fait un bon travail comme ça.»

Pederson et le coordonnateur offensif Frank Reich ont insisté que l’offensive des Eagles ne changerait pas avec Foles. Après un match, force est d’admettre qu’ils ne blaguaient pas.

«Ça fait partie de notre ADN», a expliqué Reich. «Nous sommes agressifs. Nous pensons beaucoup à qui nous sommes et à qui nous voulons être. Nous voulons prendre des chances. Nous voulons être agressifs dans notre choix de jeux. Nous voulons montrer que nous pouvions perdre notre quart étoile, et que Nick pouvait prendre la place et faire le travail comme il l’a fait.»

Wentz est de retour aux installations de pratique pour commencer sa réadaptation après son opération au genou gauche. Il participe aux rencontres des quarts-arrières et il tente d’aider Foles du mieux qu’il peut. Et Foles apprécie le soutien.

«Il est le meneur de cette équipe, il est le quart-arrière de cette franchise, il a beaucoup d’influence et il est une des principales raisons pour lesquelles nous en sommes là maintenant».

Les Eagles peuvent prendre la tête de la conférence Nationale avec une victoire contre Oakland (6-8) lundi soir ou si les Vikings (11-3) perdent à Green Bay (7-7), samedi soir.

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LES VIKINGS N'ONT PAS D'AMIS À GREEN BAY

S’il n’en tenait qu’aux Vikings du Minnesota, ils n’auraient plus à voyager cette année, pas même pendant les éliminatoires.

Afin que ce scénario soit possible, les champions de la section Nord de la Nationale doivent remporter leurs deux derniers matchs, contre des rivaux de section déjà éliminés. Les Vikings pourraient alors obtenir toute une récompense : s’ils réussissent à naviguer à travers les matchs éliminatoires sans embûches, ils pourraient disputer le Super Bowl devant leurs partisans, au U.S. Bank Stadium.

«C’est la seule chose que je leur ai dite : nous aimerions bien que ce soit notre dernier vol», a affirmé l’entraîneur-chef Mike Zimmer.

Les Vikings (11-3) sont déjà assurés d’un match éliminatoire à domicile. Ils compléteront leur saison avec deux rencontres à leur portée, face aux Packers de Green Bay, samedi, puis à domicile, contre les Bears de Chicago, pour clore le calendrier régulier. De leurs côtés, les Eagles de Philadelphie (12-2) terminent leur campagne à domicile contre les Raiders d’Oakland et les Cowboys de Dallas.

Les Packers (7-7) seront guidés par le quart no 2 Brett Hnudley, puisqu’ils ont inscrit le nom d’Aaron Rodgers sur la liste des blessés pour longue durée cette semaine. Comme ils sont éliminés, il ne valait pas la peine de courir le risque de compromettre la santé de Rodgers, dont la fracture à la clavicule n’est pas guérie à 100 %.

Le secondeur des Vikings, Anthony Barr, est un des responsables des déboires des Packers, lui qui a blessé le quart Aaron Rodgers lors du duel entre les deux équipes, à la sixième semaine.

Après des débuts difficiles, Hundley a montré des signes encourageants. Les Vikings, plus que quiconque, savent à quel point un quart substitut peut connaître du succès.

En remplacement de Sam Bradford, Case Keenum a mené les siens à une fiche de 9-3. Il a complété 68 % de ses passes, dont 20 pour des touchés, contre seulement sept interceptions. Son coefficient d’efficacité est de 98,9, un sommet personnel. Pas mal pour un joueur qui a beaucoup roulé sa bosse depuis qu’il s’est joint aux Texans de Houston sans être repêché en 2012.

«Case a abattu un boulot incroyable», a dit Zimmer. «Je pense que plus il joue, plus il est confiant dans sa prise de décision.»

Exclus des séries pour la première fois en huit saisons, les Packers étaient à cran cette semaine. Ils ne sont pas habitués à jouer des matchs sans signification en décembre et refusent d’être qualifiés de trouble-fête. «Ça ne m’intéresse pas d’être un trouble-fête ou l’équipe négligée. Nous sommes les Packers de Green Bay. Ça ne change pas», a lancé l’entraîneur-chef, Mike McCarthy. «Je m’attends à ce que notre équipe joue pour gagner.»

L’un des responsables des déboires des Packers est le secondeur des Vikings Anthony Barr. C’est lui qui a plaqué Rodgers au sol, choc qui a provoqué la blessure du quart lors de la semaine 6. Il ne s’attend pas à un accueil chaleureux au Lambeau Field, samedi soir. «C’est inévitable. Aaron Rodgers est aux Packers ce que LeBron James est aux Cavaliers de Cleveland», a illustré Barr. Si vous êtes responsable de la sortie d’un gars de cette envergure, vous allez en entendre parler. Ça vient avec le poste.»