En cinq épreuves cette saison, le Britanno-Colombien Finnley Iles a obtenu quatre victoires et une deuxième place.

Finnley Iles, le jeune prodige de Whistler

Au milieu de ces athlètes aguerris présents au mont Sainte-Anne cette semaine, un Canadien de 17 ans fait tourner les têtes, alimente les discussions. Finnley Iles connaît une saison du tonnerre et semble perçu comme l'homme sur qui l'avenir de la descente pourrait être fondé.
Chez les juniors, le Britanno-Colombien compte quatre victoires et une deuxième place en cinq épreuves jusqu'ici en 2017. «Tout a bien été pour moi cette saison. Je n'ai eu aucun ennui majeur pendant mes courses ou mes qualifications. Dans les dernières épreuves, je sentais que j'allais très vite. Ma confiance est très haute, alors la dernière partie de la saison devrait bien se dérouler», indique le champion du monde junior en titre.
Journaliste et photographe spécialisé dans le vélo de montagne, l'Espagnol Antonio Obregón assure n'avoir jamais vu un talent pareil au même âge. «Finn est vraiment quelqu'un d'exceptionnel», souligne-t-il. «À part être très vite sur son vélo, [il] a une chose que je ne vois pas trop chez les juniors : on le voit vraiment s'amuser lors des entraînements. Et je crois que c'est ça qui marque la différence avec les autres, à part son talent naturel.»
Rencontré jeudi matin, Iles avait dormi 14 heures la veille. Il combat un streptocoque et doit prendre des antibiotiques. Ce qui donnera peut-être une petite chance à ses adversaires. Mais le jeune homme ne croit pas que sa santé fragile des derniers jours sera un enjeu, samedi, lorsqu'il s'élancera du haut du mont Sainte-Anne pour la descente chez les juniors, où s'affrontent des gars nés en 1999 et en 2000. «Je suis seulement un peu plus fatigué pour le début de la semaine. Ça m'a hypothéqué un peu. Mais en ce moment, je crois que je serai prêt à l'action», a affirmé avec aplomb l'athlète de Whistler.
Avant de montrer son savoir-faire en finale, il devra toutefois passer le test des qualifications, vendredi, à 12h30. En se fiant sur ses résultats, ça risque de n'être qu'une formalité.
Avec tout le talent qu'il possède, Iles pourrait se retrouver rapidement en lutte avec les meilleurs de son sport. Il s'inspire entre autres de son coéquipier chez Specialized Gravity, le Français Loïc Bruni, actuellement sixième au monde.
N'empêche, la marche est haute entre les juniors et l'élite, prévient Obregón. «Avec les juniors, il n'y a qu'un ou deux [gars] avec qui il se dispute la victoire. Mais dans les élites, il y aura 15-20 coureurs qui seront en jeu pour être dans les cinq premiers. Et là, il doit être mentalement fort pour supporter la pression.»