Les Predators auront besoin du Pekka Rinne des beaux jours, dimanche, s'ils veulent retourner à Pittsburgh disputer un septième match aux Penguins.

Finale de hauts et de bas pour les gardiens

Jusqu'à maintenant, la finale de la Coupe Stanley en est une de montagnes russes pour les gardiens partants des Penguins et des Predators.
Matt Murray et Pekka Rinne alternent en effet les hauts et les bas. Le gardien des Penguins a repris le dessus jeudi, bloquant 24 tirs et signant le jeu blanc dans la victoire de 6-0 plaçant Pittsburgh aux commandes de la série, 3-2. Il rejoignait du même coup Tom Barrasso dans l'histoire des Penguins avec sept gains en carrière en finale.
Quant à Rinne, il a été remplacé à compter du deuxième vingt, ayant flanché trois fois en neuf tirs. «Nous pouvons mieux faire devant son filet», a estimé Peter Laviolette, l'entraîneur-chef des Predators. «Je ne pense pas nécessairement qu'il a accordé de mauvais buts.»
Il reste que le Finlandais a bien des ennuis au PPG Paints Arena de Pittsburgh, où les Penguins l'ont déjoué 11 fois en 45 tirs, depuis le début de la ronde ultime. Bonne nouvelle pour les Preds, le sixième match se déroulera dimanche (20h) à Nashville, où Rinne excelle lors des présentes séries (9-1), contrairement à l'étranger (5-6).
Laviolette continue de soutenir Rinne, qui a bloqué 50 tirs sur 52 lors des deux gains des siens en finale. Il faudra toutefois un retour du gardien des beaux jours pour espérer un septième match contre les Penguins. 
Quant à l'entraîneur des Penguins Mike Sullivan, sa confiance envers Murray a encore une fois été justifiée, jeudi. En carrière, l'athlète de Thunder Bay affiche un rendement exemplaire de 8-1 en séries après avoir subi une défaite.
«Matt connait ses forces et il sait ce qu'il doit faire pour nous aider à gagner», a assuré Sullivan. «Il croit en lui-même et nous aussi. Il a été brillant [jeudi], et nous croyons pouvoir nous fier à lui pour les gros arrêts. C'est ce que montre sa feuille de route avec nous.»