Les Capitals de Washington ont remporté mercredi leur premier titre d'association depuis 1998.

Fin d'une longue attente pour Martin Pouliot

Il aura fallu 20 ans, mais Martin Pouliot peut enfin goûter de nouveau aux joies d’une finale de la Coupe Stanley.

Le résident de Québec est recruteur chez les Capitals de Washington depuis 21 ans. Mercredi soir, il a savouré la victoire de 4-0 des siens devant le Lightning de Tampa Bay dans le septième match de la finale de l’association Est, triomphe qui propulsait la formation de la capitale américaine en finale pour la première fois depuis 1998.

Cette percée arrive au moment où on ne l’attendait plus. Au cours des deux campagnes précédentes, les Caps avaient remporté le championnat de la saison régulière avant de s’effondrer en séries. Cette année, ils ont évolué sous le radar, en quelque sorte.

«Il y avait beaucoup d’experts qui ne nous voyaient pas là», convient Pouliot, dépisteur au niveau professionnel. «On a commencé la saison so-so. Barry [Trotz] a ensuite accepté de faire jouer beaucoup plus les jeunes joueurs, plus rapides. On a quand même une grosse équipe, dans les plus pesantes de la ligue. Mais l’influx des jambes de [Chandler] Stevenson, [Jakub] Vrana et [Andre] Burakovsky nous a aidés à passer au travers de Pittsburgh et de Tampa Bay», continue celui qui est aussi connu comme l’entraîneur-chef des Voyageurs de Saguenay de la Ligue de baseball junior élite du Québec. 

Ovechkin, un vrai leader

Selon Pouliot, le capitaine des Capitals, Alex Ovechkin, est devenu un véritable leader, loin de la rock star de ses jeunes années. Plus mature, il rallie ses coéquipiers, entre autres par son jeu physique. Voilà sa chance d’effacer l’image de perdant qui lui colle à la peau.

«Souvent, quand un gars ne gagne pas, on dit : c’est un ci, c’est un ça. Je fais souvent le parallèle avec John Elway et Peyton Manning, qui ont eu des brillantes carrières, mais à qui on a attaché une étiquette qu’ils ne méritaient pas», souligne Pouliot.

Mais Elway et Manning ont éventuellement remporté (deux fois) le Super Bowl. «C’est sûr qu’il lui reste encore une étape», ajoute Pouliot, en parlant d’Ovechkin.

Frapper tôt

Il faudra un meilleur dénouement qu’en 1998. Washington s’était alors incliné en quatre petites rencontres contre les puissants Red Wings de Detroit. Pour faire mieux, et pour enfin remporter la première Coupe Stanley de l’histoire de la concession, les Capitals devront renverser les rapides Golden Knights de Vegas, l’équipe d’expansion qui déjoue même les plus fous des pronostics. Et percer la muraille Marc-André Fleury, impeccable dans les dernières semaines.

«Si on est capable tôt dans la série de l’ébranler comme il faut, ça va être à notre avantage», a affirmé Pouliot, dont l’ancien patron chez les Caps, George McPhee, est désormais le grand manitou de l’adversaire.

«Ça va être une bonne série, parce qu’on est plus capable de patiner avec eux étant donné l’ajout de jeunes. Mais il ne faut pas perdre notre identité et jouer vraiment physique, comme on a fait contre Tampa Bay. On les a maganés