En avance 5-3 au troisième set, Bianca Andreescu (165e mondiale) a été incapable de conserver son service avec le match à sa portée.

Fin de l'aventure d'Andreescu

Bianca Andreescu a servi pour la victoire, mais elle a flanché, perdant un match marathon de 122 minutes au compte de 2-6, 6-2 et 7-5 contre la Tchèque Lucie Hradecka, jeudi soir. L'aventure de la prometteuse ontarienne à la Coupe Banque Nationale s'arrête au deuxième tour.
En avance 5-3 au troisième set, Andreescu (165e mondiale) a été incapable de conserver son service avec le match à sa portée. Les choses ont ensuite mal tournées. À 5-5, l'Ontarienne a connu une difficile partie conclue par un autre bris pour donner une chance à son adversaire d'en finir. La Tchèque a conclu le match avec son service... et toute l'expérience de ses 32 ans.
«Je ne dirais pas que j'étais nerveuse [en servant pour le match]. Je voulais vraiment cette partie, alors je pense que je me suis mis un peu de pression», a reconnu Andreescu. «Mais elle a joué une excellente partie en retour, elle a frappé deux coups sur la ligne. Je ne pouvais pas faire grand-chose.»
Même si elle parlait d'une voix monocorde après la rencontre, elle assure ne pas être découragée par cette défaite crève-coeur. «C'est un processus d'apprentissage pour moi. Je ne suis pas trop déçue de la façon dont j'ai joué. [...] J'ai affronté une fille très expérimentée, qui est très calme sur le court. La façon dont elle se bat, comment elle reste dans le moment présent... C'est inspirant. J'essaie de faire ça aussi.»
Hradecka s'enguirlande
Andreescu était pourtant en parfait contrôle au premier set. Elle a brisé à la quatrième partie, puis à la huitième alors que son adversaire avait le dos au mur. Hradecka (166e) n'a pas caché sa frustration, s'enguirlandant elle-même. Elle a demandé la visite de son entraîneur pendant la courte pause entre les deux sets, ce qui est rarement bon signe.
Mais ce fut efficace. «Elle a augmenté son niveau de jeu», a constaté Andreescu. «Au premier set, elle faisait beaucoup plus d'erreurs. Dans le second, elle frappait les balles plus tôt et mettait plus de pression.»
«Au premier set, c'est comme si je n'avais jamais joué, je me cherchais», avait d'ailleurs commenté Hradecka tout de suite après la rencontre. La Tchèque a en effet pris l'ascendant dans le match en deuxième manche, brisant la Canadienne à la cinquième partie. La machine Andreescu s'est ensuite mise à dérailler. La jeune femme a multiplié les fautes pendant quelques jeux, dont plusieurs balles envoyées au milieu du filet.
Andreescu et Hradecka se retrouveront face-à-face vendredi soir pour leur match de deuxième ronde en double. D'ici la fin de la saison, la Canadienne compte entre autres disputer le tournoi ITF de Saguenay, à la fin octobre.
La favorite poursuit sa route
Plus tard jeudi soir, la grande favorite Lucie Safarova a poursuivi sa route en battant une autre jeune joueuse bourrée de talent, l'Américaine Sofia Kenin. La 33e au classement mondial l'a emporté 6-4 et 6-3.
En première manche, le seul bris de service est survenu à la dernière partie. Kenin (112e) a ensuite réussi le premier du deuxième set et menait 3-2, mais Safarova a rapidement retrouvé sa touche pour remporter quatre jeux de suite. Et le match. Elle retrouvera sa compatriote Hradecka en quarts de finale.
NOTES : Andreescu, Hradecka, Safarova et Kenin ne s'étaient pas consultées avant leur sortie sur le court central, car elles portaient toutes les quatre exactement la même tenue, à l'exception du couvre-chef... Le programme de la soirée a attiré la meilleure foule jusqu'ici cette semaine... Vers 22h30, l'annonceur maison a appris à la foule que les Capitales de Québec venaient de remporter le septième titre de leur histoire.
Fidélité musicale
Elle fait partie des meubles. Les habitués de la Coupe Banque Nationale l'associeront pour toujours au tennis. Cette fameuse musique qui accompagne les joueuses à leur entrée sur le court, puis pendant leur échauffement... Il s'agit de la chanson Children, du DJ italien Robert Miles, lancée en 1995. Son utilisation a commencé à la Coupe Rogers de Montréal, explique la responsable des communications chez Tennis Canada (et ex-joueuse), Valérie Tétreault.
À Québec, le Challenge Bell l'a ensuite fait sienne, et la pièce instrumentale a survécu au déménagement du Club Avantage vers le PEPS, puis au changement de nom du tournoi. À Montréal, elle a été délaissée, au grand désarroi de certains amateurs, raconte Tétreault. Malheureusement, Miles est décédé des suites d'un cancer en mai, à 47 ans. Vendu à cinq millions d'exemplaires, Children demeure son plus grand succès.
Babos vise le coup double à Québec
Timea Babos et Andrea Hlavackova
Timea Babos ne fait aucun secret de ses ambitions : elle veut gagner le simple et le double, à la Coupe Banque Nationale. «C'est pour ça que je suis venue ici!» lance la Hongroise avec le sourire.
Pour y arriver, la 68e joueuse mondiale en simple et 17e en double devra toutefois se débarrasser de la favorite locale, Françoise Abanda, avec qui elle a rendez-vous vendredi soir sur le court central du PEPS. Il s'agira d'un premier affrontement entre les deux joueuses, et Babos admet aborder ce choc avec la Montréalaise un peu à l'aveugle.
«Honnêtement, je ne la connais pas très bien», a expliqué la troisième favorite lors d'un entretien avec Le Soleil, après sa victoire en double, jeudi. «Mais j'ai parlé à mon entraîneur et nous avons récolté quelques informations, évidemment. Mais ce qu'il y a de plus important, c'est de jouer mon match, de rester agressive», a analysé Babos, une joueuse intimidante sur le terrain, par sa puissance et ses cris.
À ne pas négliger
Jusqu'ici, elle a fait son chemin dans l'ombre des Canadiennes et des favorites, Lucie Safarova et Océane Dodin. Mais on aurait tort de l'ignorer. À la fin de la saison 2016, elle pointait au 26e rang de la WTA. Un passage à vide pendant les récentes saisons sur terre battue et gazon lui a coûté quelques places, mais elle a depuis vaincu la jeune vedette canadienne Bianca Andreescu à Toronto et la 14e au monde Kristina Mladenovic à New Haven. Il a fallu trois manches à Maria Sharapova pour lui montrer la sortie en deuxième ronde des Internationaux des États-Unis.
Sans compter qu'elle se régale d'une surface comme celle du court Banque Nationale. «Le dur à l'intérieur est ma surface favorite, et de loin. Parce que c'est très rapide et que je suis une cogneuse. Parce que je suis agressive, aussi. [...] C'est pour ça que j'ai décidé de venir ici. Pour ça, et parce que j'aime la ville de Québec», a indiqué Babos, éliminée en deuxième ronde par l'éventuelle championne Mirjana Lucic-Baroni, en 2014, sa seule autre présence en ville.
Pour ce qui est du double, Babos et son équipière, Andrea Hlavackova (7e au monde), sont les grandes favorites. Elles ont facilement remporté leurs deux premiers matchs, ce qui les place déjà dans le carré d'as. Ensemble, elles viennent tout juste d'atteindre les quarts de finale aux Internationaux des États-Unis. Hlavackova tente de défendre son titre à Québec, puisqu'elle a triomphé l'an dernier avec sa compatriote tchèque Lucie Hradecka.
Résultats de jeudi
Simple
Sachia Vickery  (É.-U.) bat 8 Viktorija Golubic (Sui) 2-6, 6-3 et 6-4
7 Alison Van Uytvanck (Bel) bat Marina Erakovic (N.-Z.) 6-4, 7-6 (4)
Lucie Hradecka (RT) bat Bianca Andreescu (Can) 2-6, 6-2 et 7-5
1 Lucie Safarova (RT) bat Sofia Kenin (É.-U. 6-4 et 6-3)
Double
1 Timea Babos (Hon) et Andrea Hlavackova (RT) battent Desirae Krawczyk et Jamie Leob (É.-U.) 6-3 et 6-3 
Maria Irigoyen (Arg) et Camilla Rosatello (Ita) battent Naomi Broady (G.-B.) et Asia Muhammad (É.-U.)  7-6 (5) et 7-6 (6)
À l'horaire vendredi
Court Banque Nationale
(12h)
Sachia Vickery (É.-U.) c. 4 Tatjana Maria (All)
7 Alison Van Uytvanck (Bel) c. Q Caroline Dolehide (É.-U.)
(Pas avant 17h)
1 Lucie Safarova (RT) c. Lucie Hradecka (RT)
(Pas avant 19h15)
3 Timea Babos (Hon) c. Françoise Abanda (Montréal)
WC Bianca Andreescu (Can) et Carson Branstine (Can) c. 2 Lucie Hradecka (RT) et Barbora Krejcikova (RT)
Court Banque Nationale
(Pas avant 15h30)
Kaitlyn Christian (É.-U.) et Giuliana Olmos (Mex) c. Irina Falconi (É.-U.) et Fanny Stollar (Hon)