Arik Sikula, qui a œuvré pendant six manches, a été crédité de la victoire.

Festival offensif des Capitales contre les Aigles

En l’absence de plusieurs éléments clés, Patrick Scalabrini espérait voir le reste de sa formation se donner à 110 % : mission accomplie. Dans le premier match d’une série contre les Aigles, les Capitales sont sortis en lion, l’emportant 12 à 3 devant 4067 personnes, la plus grosse assistance à domicile de la saison.

Les Capitales devaient se frotter au lanceur Garrett Harris, invaincu avant le match (7-0). Ils n’ont pas été intimidés du tout.

Commençant le match avec deux points marqués en première (Fisher, Jackson), les Capitales ont assommé les Aigles avec trois points en deuxième (Bass, Fisher, Jackson) et deux autres en troisième (Bass, Fisher).

«Très content, j’avais hâte de voir comment on allait réagir après le match émotif de dimanche. J’ai aimé l’énergie, mais il faut dire que le lanceur adverse [Harris] a donné le ton. Il nous a ouvert une porte, on est rentré dedans et ça nous a donné de la confiance pour le reste du match», a détaillé le gérant des Capitales.

Questionné sur les performances des joueurs les plus productifs durant le match, Scalabrini a expliqué que c’est ce qu’il attendait d’eux dans les circonstances. 

«C’est le genre de performance qu’on a besoin de ces joueurs, car il nous manque des éléments importants», résume-t-il.

Les contre-performances de Harris ont conduit le gérant des Aigles, TJ Stanton, à envoyer Bubby Russman sur la butte. S’ensuivra une valse des lanceurs : cinq d’entre eux seront utilisés au cours du match. 

À la fin de la rencontre, Stanton a décidé d’oublier cette contre-performance.

«Quand ton lanceur partant commence un match de la sorte, c’est presque impossible d’effectuer un retour. On attend de notre partant qu’il nous donne cinq ou six manches, mais ça n’a pas été le cas ce soir.»

Loin d’être découragé, le gérant des Aigles se dit optimiste que son équipe sera en mesure de rebondir lors des deux prochains matchs de la série.

Seul point positif pour les Aigles, le rendement au bâton du Québécois, Raphaël Gladu, qui a affiché une moyenne de ,378. 

Arik Sikula a été crédité de la victoire, lui qui a œuvré pendant six manches. Levi Marhovis a pris la relève. En neuvième, c’est l’ancien des Diamants Vincent Ruel qui s’est amené sur la butte pour sa première sortie professionnelle. Il aura fait bonne impression en n’accordant qu’un seul coup sûr en plus de retirer deux frappeurs dans la mitaine.

TJ White inspirant

Avec ses trois coups sûrs et trois points produits, TJ White a été inspirant pour ses coéquipiers. Lui dont l’absence de 30 matchs a fait très mal aux Capitales semble retrouver de plus en plus ses repères.

«En début d’année, on l’a dit, TJ, c’est le pire gars qu’on peut perdre. C’est notre meilleur frappeur, il peut jouer partout. Son retour a tout changé de par sa prestance et ses performances. Son effort au travail déteint sur les autres», a expliqué Scalabrini. À la suite du match de mardi, il affiche une moyenne au bâton de ,320.

Remplacer Gillies

Le gérant des Capitales s’est dit à la recherche d’un nouveau voltigeur vétéran, alors qu’il a libéré Tyson Gillies à la veille des Jeux panaméricains.

«Je n’ai pas pour le moment un joueur dans la mire pour le remplacer. On a pris une chance avec Gillies avec l’espoir qu’il puisse jouer à la hauteur de son talent, et qu’il reste concentré sur le terrain et en dehors, mais ça n’a pas été le cas», a expliqué Scalabrini, qui a ajouté que les nombreuses blessures du voltigeur ont joué dans sa décision. 

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QUATRE SUSPENSIONS À LA SUITE DU MATCH CONTRE OTTAWA

Quatre joueurs ont été suspendus par la ligue Can-Am en raison de l’escarmouche du match de dimanche contre les Champions d’Ottawa. David Salgueiro et Lachlan Fontaine des Capitales ont été suspendus trois matchs, tandis que chez les Champions, Austin Glorius a aussi écopé de trois rencontres, et Eduard Pinto réfléchira à son comportement pendant 10 matchs. Ce dernier a posé un geste particulièrement vicieux en frappant Salgueiro au sol. Des décisions justes pour le gérant des Capitales, Patrick Scalabrini : «Je suis heureux, j’ai beaucoup de respect pour Boucher [gérant des Champions] et cette organisation. J’espérais des suspensions sérieuses pour qu’on puisse passer à autre chose. Pour la prochaine partie qu’on s’affronte, on repart à zéro.» Les Capitales sont déjà privés de cinq joueurs en raison des jeux panaméricains.