Pierrick Dubé (72) a déjoué le gardien Lukas Fitzpatrick en première période pour inscrire le but qui allait se révéler celui de la victoire.

Festin offensif des Remparts à Shawinigan

SHAWINIGAN — Les Remparts de Québec ne sont pas rentrés les mains vides du plus long voyage de leur histoire. Au huitième et dernier jour de leur périple, ils ont mis fin à une séquence de quatre revers d’affilée grâce à une victoire de 7-2 aux dépens des Cataractes de Shawinigan, vendredi, au Centre Gervais Auto.

Partis depuis vendredi dernier, ils ont roulé 1930 kilomètres sur les routes du Québec pendant cette escapade de cinq matchs, dont quatre complétés. Ils en reviennent avec une récolte de trois points sur une possibilité de huit. Les deux autres points seront mis aux enchères le 14 janvier, lorsqu’on poursuivra le match suspendu de dimanche à Gatineau en raison d’une panne électrique. Les Remparts menaient 2-1 avec 21:54 à jouer.

«Admettons qu’on gagne le match contre Gatineau, on sortirait de ce voyage avec une fiche de ,500. Et ,500, c’est très acceptable dans cette Ligue. On voulait un bon départ dans ce match, c’est ce qu’on a eu», disait l’entraîneur-chef Patrick Roy.

Son club a en effet ouvert la marque dès la 43e seconde. Les visiteurs menaient 3-1 après 20 minutes et 5-2 après deux périodes. Ils ont eu l’avantage 43-17 aux lancers.

Philipp Kurashev (7e et 8e), Andre Coxhead (7e et 8e), Olivier Mathieu (6e), Sam Dunn (5e) et Pierrick Dubé (5e) ont participé au festin offensif contre Lukas Fitzpatrick, qui fut jadis un choix de deuxième ronde des Remparts. Kurashev a amassé huit points dans ce voyage et mène l’équipe avec 28. Jérémy Martin et Jérémy Manseau ont répliqué pour les Cataractes contre le gardien Anthony Morrone.

«On a été pas mal sur la route, dernièrement, c’est plaisant de mettre fin à ce voyage avec une victoire. Ça va nous permettre de passer la prochaine semaine sur une bonne note. Ça va aussi faire du bien de profiter de quelques bonnes nuits de sommeil», notait Kurashev.

Les Remparts profiteront d’un repos salutaire d’une semaine avant de recevoir ces mêmes Cataractes, vendredi prochain. «Comme on joue contre eux, vendredi, le message était de ne pas prendre de mauvaises habitudes», précisait Roy, satisfait par le rendement de tous ses joueurs, notamment celui de l’ailier Brandon Frattaroli.

SAVOIE BLESSÉ

La victoire s’accompagnait cependant d’une mauvaise nouvelle, puisque le défenseur de 16 ans Nicolas Savoie a subi une commotion cérébrale en tout début de match après avoir été frappé à la ligne bleue adverse par Vincent Senez, qui s’en est tiré sans punition sur la séquence. Son visage a donné contre la rampe, il a aussi saigné du nez.

«Je pense que ça mérite une suspension, il a nettement levé les pieds. C’est pas facile [pour Savoie], il a subi une commotion», indiquait Roy à propos du jeune défenseur, qui sera absent quelque temps. Les Remparts avaient l’intention d’envoyer la séquence à la Ligue «parce qu’il faut protéger notre jeune de 16 ans», précisait Roy.

Les Remparts sont déjà privés de plusieurs joueurs, notamment le gardien Dereck Baribeau et les attaquants Louis-Filip Côté et Mikaël Robidoux, tous blessés. Robidoux a subi lui aussi une commotion, à Val-d’Or, mercredi.

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EN VITESSE...

La LHJMQ a dévoilé les dates des différents arrêts de la Tournée du 50e anniversaire. Les Remparts en seront les hôtes, le 1er février… En raison du départ éventuel de Philipp Kurashev pour l’équipe nationale junior de la Suisse, le 10 décembre, les Remparts ont préféré faire appel à Samuel Dickner (junior AAA) pour le match contre les Cataractes au lieu de Thomas Caron, puisque ce dernier a déjà disputé cinq matchs avec l’équipe comme joueur affilié. «Si j’avais à me mouiller, je dirais qu’il a de grosses chances de rester avec nous après les Fêtes», soulignait Roy à propos de Caron… Victime d’une commotion cérébrale à Val-d’Or, Mikaël Robidoux n’a pas joué pour les Remparts… En plus de l’entraîneur-chef Daniel Renaud, trois joueurs des Cataractes étaient absents en raison du Défi mondial des moins de 17 ans, soit Mavrick Bourque, Charles Beaudoin et Xavier Bougault… Les Remparts sont en congé jusqu’à vendredi prochain et disputeront leurs cinq prochains matchs au Centre Vidéotron.

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Réduction du calendrier : Courteau souhaite une étude

Le commissaire Gilles Courteau (photo) a pris note de la constatation de Patrick Roy à l’effet que les équipes de la LHJMQ disputaient trop de matchs en milieu de semaine. Courteau reconnaît que les jeunes de 16 à 20 ans qui évoluent dans la LHJMQ ont un calendrier chargé avec le hockey, les études et les diverses activités de la Ligue canadienne, mais des impératifs financiers sont aussi en jeu.

«Il s’agit d’un message qui est généralisé parmi les entraîneurs et directeurs généraux, mais dans le moment, il n’y a pas de volonté de la part du bureau des gouverneurs pour réduire le calendrier. Mais je pense qu’on est peut-être rendu à l’étape de se doter d’une étude pour déterminer le manque à gagner si on le faisait, pour évaluer la compensation qu’il faudrait remettre aux équipes et pour trouver d’autres sources de financement», expliquait Courteau, de passage à Shawinigan pour le lancement de la Tournée du 50e anniversaire du circuit.

Depuis qu’il est de retour à la barre des Remparts, Roy a constaté que l’équipe joue souvent en semaine. Avant Shawinigan vendredi, ils avaient disputé huit de leurs 21 matchs du lundi au jeudi. «Depuis le début du camp d’entraînement, nous n’avons eu que 31 pratiques, incluant les exercices matinaux la journée d’un match. Ce n’est pas beaucoup. Je fais plus une constatation et je ne blâme surtout personne, car je comprends très bien les contraintes de calendrier et de budget de chaque équipe», expliquait Roy avant le match contre les Cataractes.

Selon lui, cette charge de travail en semaine empêche les différentes formations de remplir une partie de leur mission de développement. Et cela n’avait surtout rien à voir avec le fait que sa troupe rentrait à la maison après un voyage de huit jours. «Je demande aux joueurs d’être résilients, je ne commencerai pas à me plaindre», ajoutait Roy.