Sebastian Vettel tentera de devenir le premier pilote de la «Scuderia» à l'emporter à Montréal depuis le légendaire Michael Schumacher, il y a 13 ans.

Ferrari en quête d'une première victoire en 13 ans au Canada

Ferrari se présente au Grand Prix de Formule 1 du Canada cette fin de semaine avec un objectif ambitieux en tête : signer une première victoire depuis 2004.
L'équipe italienne, qui vient de réaliser son premier doublé depuis le Grand Prix d'Allemagne en 2010, est présentement sur une lancée. Sebastian Vettel a signé trois victoires en six courses jusqu'ici cette saison, dont celle à Monaco il y a deux semaines.
Le pilote allemand, quadruple champion du monde, domine présentement le classement des pilotes avec une récolte de 129 points, soit 25 de plus que son plus proche poursuivant, Lewis Hamilton. Le coéquipier du Britannique chez Mercedes, Valtteri Bottas, est troisième avec 75 points, et celui de Vettel, Kimi Raikkonen, suit au quatrième rang à 67.
Vettel tentera de devenir le premier pilote de la Scuderia à l'emporter à Montréal depuis le légendaire Michael Schumacher, il y a 13 ans. Ce ne serait toutefois pas une première pour l'Allemand, qui l'avait emporté en 2013 alors qu'il pilotait pour Red Bull.
Vettel devra cependant avoir à l'oeil Hamilton, vainqueur des deux dernières éditions du Grand Prix du Canada qui sera aussi à la recherche d'une troisième victoire cette saison. Le Britannique est aussi le pilote actif qui compte le plus de victoires en carrière sur le circuit Gilles-Villeneuve, avec cinq (2007, 2010, 2012, 2015 et 2016).
Hamilton tentera également de devenir le premier pilote depuis Schumacher, de 2002 à 2004, à l'emporter trois années de suite au Grand Prix du Canada et de s'approcher à une seule victoire du célèbre pilote allemand pour le plus grand nombre en carrière à Montréal, avec sept.
En dépit des succès obtenus par Mercedes au fil des ans, Ferrari semble être la favorite à l'aube du GP du Canada. «C'est douloureux, mais nous ne sommes pas les favoris pour le championnat de cette année», a dit le directeur technique de Mercedes Toto Wolff au site internet formula1.com. «Actuellement, c'est Ferrari. Il reste encore 14 courses et tout est encore possible. Nous attendons avec impatience Montréal et nous espérons avoir l'opportunité de rebondir avec un bon résultat, ce qui permettra d'obtenir des réponses précieuses à certaines questions difficiles dans le processus.»
L'équipe allemande a connu des ennuis avec ses pneus à Monaco - Bottas a fini quatrième, et Hamilton septième -, et le problème pour les Flèches d'argent, c'est que la piste montréalaise nécessite peu d'appuis aérodynamiques, ce qui complique encore plus la tâche de les faire monter en température. Hamilton est conscient que son équipe est sous pression pour trouver rapidement des solutions, afin de ne pas revivre le cauchemar de Monaco.
«Il sera difficile de trouver une solution et j'espère que les ingénieurs y arriveront, car dès que nous aurons trouvé la réponse à ces pneus ultratendres, nous serons en meilleure posture pour attaquer nos rivaux», a confié le triple champion du monde au site internet Motorsport.com.
«C'est ce que nous devons absolument régler. Montréal a toujours été un terrain de prédilection pour moi, et je compte bien en profiter. Nous allons donc travailler extrêmement dur afin que nos voitures occupent la place qui leur revient, et que nous soyons devant Ferrari.»
Bottas, le seul autre pilote à avoir triomphé cette saison, sera également à surveiller sur le circuit Gilles-Villeneuve, tout comme Kimi Raikkonen, qui a décroché sa première position de tête en 129 départs il y a deux semaines avant d'aboutir sur la deuxième marche du podium, derrière Vettel, au Grand Prix de Monaco.
Stroll vise un premier point
Les doutes et les critiques se sont multipliés à propos du début de saison du pilote recrue de Williams, Lance Stroll.
Lance Stroll deviendra cette fin de semaine le premier pilote canadien à participer au Grand Prix du Canada depuis Jacques Villeneuve en 2006.
Avant de songer à devenir le premier représentant de l'unifolié à l'emporter au Canada depuis Gilles Villeneuve en 1978, la recrue de 18 ans aura toutefois un objectif bien plus modeste : inscrire un premier point de classement. Pour y parvenir, il devra terminer au minimum 10e, dimanche.
Le meilleur résultat de Stroll, qui a abdiqué quatre fois en six courses jusqu'ici cette saison, est une 11e place à Sotchi, en Russie, en avril. Selon le principal intéressé, une partie de ses résultats est attribuable à la malchance.
«Un peu, notamment en Chine et au Bahreïn, où je me suis fait pousser», a-t-il dit. «Puis il y a eu mes ennuis de freins en Australie et à Monaco, où je crois que nous aurions pu marquer des points. Mais j'ai aussi connu des moments positifs : j'ai participé à Q3 en Chine et j'ai fini 11e en Russie. Il faut donc essayer d'être positif et continuer de travailler.»
Les particularités du circuit Gilles-Villeneuve, qui est doté de longues lignes droites, seront toutefois favorables aux voitures Williams et à leur moteur Mercedes. D'ailleurs, depuis le début de la campagne, Stroll figure régulièrement parmi les meneurs au chapitre des vitesses de pointe, tant en qualifications qu'en course.
Mur des champions
Mais comme cela a souvent été le cas cette année, Stroll devra tout d'abord se familiariser avec le tracé de l'île Notre-Dame, sur lequel il n'a encore jamais couru. Et bien qu'il dise depuis des semaines déjà qu'il a hâte de retourner aux sources et de retrouver ses racines québécoises, le pilote de Mont-Tremblant voudra très certainement éviter d'embrasser une tradition locale : le fameux mur des champions, situé après le dernier virage, tout juste avant le fil d'arrivée.
«C'est sûr que je vais devoir faire attention, surtout au début de la fin de semaine, parce que je dois tester les limites et savoir à quel moment prendre des risques à cet endroit-là.»