Pour la première fois depuis 1998, Roger Federer arborait d'autres couleurs que celles de la compagnie Nike, lui qui vient de s'entendre pour 10 ans avec la firme japonaise Uniqlo.

Federer victorieux dans ses nouveaux habits

WIMBLEDON — En quête d’un neuvième titre record à Wimbledon, Roger Federer a réussi ses débuts dans une nouvelle tenue, siglée Uniqlo, après 20 ans de partenariat avec Nike, lundi lors d’une première journée chaude et ensoleillée.

Federer n’a pas tremblé face au Serbe Dusan Lajovic (58e mondial) battu 6-1, 6-3, 6-4. Il l’avait déjà dominé, sans concéder de set, l’an dernier au deuxième tour. Passer cette première étape à Londres est devenu une simple formalité pour le Suisse de 36 ans. La dernière fois qu’il avait chuté d’entrée, c’était... en 2002, un an avant d’y soulever son premier trophée majeur. 

Et depuis 2003, le Suisse de 36 ans s’est qualifié pour le deuxième tour 15 fois sur 16 sans perdre un set. Le seul à lui en avoir pris un — et même deux — est le Colombien Alejandro Falla en 2010.

Bien plus que sa prestation sur le court central, c’est le nouvel habit de Federer qui a attiré toute l’attention. Équipé par Nike depuis ses débuts professionnels en 1998, Federer a opté pour la firme japonaise de vêtements Uniqlo. La rumeur enflait depuis son retour sur les courts le 13 juin à Stuttgart, après deux mois et demi de repos.

«C’est un changement, je suis convaincu que cela m’a inspiré. Cela faisait trois ou quatre mois que je jouais sans contrat. Cela donne de l’énergie», a affirmé le no 2 mondial au sujet de l’accord négocié avec Uniqlo, dont le montant n’a pas été révélé. Selon plusieurs médias, dont le Times, le Suisse va toucher 300 millions $ sur dix ans. La marque, qui équipe aussi le Japonais Kei Nishikori (ex-4e mondial, aujourd’hui 28e), s’était attaché les services de l’ancien no 1 mondial Novak Djokovic entre 2012 et 2017.

Demandez, et vous recevrez!

Si Federer est en quête d’un neuvième titre record à Wimbledon, il n’a eu besoin que de se présenter sur le court pour écrire une autre page d’histoire. Il est en effet devenu le premier homme de l’ère professionnelle, qui débute en 1968, à disputer un match du Grand Chelem sur gazon pour une 20e année consécutive.

Avant de quitter le court, il a donné son bandeau à une jeune femme dans la foule et il a plaisanté en disant qu’il pourrait donner beaucoup plus avant la fin de la quinzaine.

La jeune fille avait brandi une pancarte disant : «Puis-je avoir votre bandeau, s’il-vous-plaît!!» et lors de l’engrevue d’après-match, on lui a fait remarquer qu’il pouvait s’attendre à d’autres demandes dans les matchs à venir. Et il est apparemment prêt à s’y plier.

«Oui, ils veulent une montre, une voiture, une raquette, une chemise, ils peuvent tout avoir en ce moment», a déclaré Federer en plaisantant.

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EN BREF

Murray, un entraîneur prisé

Andy Murray a dégagé du temps dans son agenda depuis qu’il a renoncé, dimanche, à participer au tournoi de Wimbledon, s’estimant encore trop juste physiquement pour jouer des matchs en trois sets gagnants. L’ancien no 1 mondial a donc proposé ses services en tant qu’entraîneur sur les réseaux sociaux. Les demandes n’ont pas tardé à pleuvoir. «Si tu n’as rien de mieux à faire lors des deux prochaines semaines, alors fais-moi signe», lui a notamment répondu l’Allemand Alexander Zverev. L’Américaine Sloane Stephens, championne des Internationaux des États-Unis s’est ajoutée à la liste. «Comme vous le savez, mon entraîneur [l’Américain Kamau Murray] est toujours endormi! On a besoin d’aide! Mon échauffement est prévu à 10h30 sur le court no 5. On se retrouve là-bas?» La quatrième joueuse mondiale aurait bien eu besoin d’un coup du main du double lauréat du tournoi, car elle s’est inclinée d’entrée (6-1, 6-3) face à la Croate Donna Vekic (55e). «C’est une journée difficile pour moi», a réagi la Floridienne de 25 ans, qui s’incline d’entrée à Londres pour la deuxième année consécutive. Elle avait obtenu son meilleur résultat sur le gazon londonien en 2013 en se hissant jusqu’en quarts de finale.  AFP

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Raonic n’a pas trop sué

Finaliste à Wimbledon en 2016 et 13e tête de série, Milos Raonic n’a eu besoin que de 91 minutes pour éliminer le Britannique Liam Broady (173e joueur mondial). L’Ontarien de 27 ans a terminé le duel avec 18 as, bien qu’il ait eu quelques ratés au service. Son pourcentage de réussite de premières balles n’a été que de 54 % et il a commis sept doubles fautes. Il n’a cependant affronté aucune balle de bris. En deuxième ronde, il affrontera l’Australien John Millman (56e), qui a vaincu l’Italien Stefano Travaglia 6-7 (6), 6-3, 7-5 et 6-2. Quant au Canadien Peter Polansky (110e), il a baissé pavillon 6-2, 6-3 et 7-6 (7) devant l’Autrichien de 24 ans Dennis Novak (171e).  La Presse canadienne

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Tenue plus classique et victoire pour Williams

Absente en 2017 pour cause de grossesse, Serena Williams a réussi son retour à Wimbledon, lundi, en dominant 7-5 et 6-3 la Néerlandaise Arantxa Rus (105e mondiale). «C’est très réjouissant d’être de retour. Cela fait deux ans que je n’avais pas joué sur herbe, donc c’était difficile de retrouver le rythme.» Aujourd’hui 181e joueuse mondiale, l’ancienne no 1 n’avait plus joué depuis le 2 juin et son succès au troisième tour de Roland-Garros face à l’Allemande Julia Görges. L’Américaine de 36 ans avait fait le buzz sur la terre battue parisienne avec une combinaison intégrale noire et moulant favorisant une meilleure circulation sanguine pour l’Américaine, qui avait connu des complications après la naissance de sa fille en septembre. Lundi sur le court no 1, la septuple lauréate du tournoi a opté cette fois pour une tenue classique agrémentée toutefois de bas transparents qui recouvraient ses jambes. Car dans le royaume du blanc, les organisateurs ne plaisantent pas avec le règlement.  AFP