Roger Federer n'a pas triomphé aux Internationaux des États-Unis depuis 2008.

Federer débarque à Flushing Meadows en pleine forme

NEW YORK — Le Suisse Roger Federer a assuré vendredi qu’il abordait les Internationaux des États-Unis, dernier tournoi du Grand Chelem de l’année, dans de meilleures dispositions que lors de son incroyable saison 2017.

«Je suis vraiment impatient, je suis content d’être en forme et de me sentir bien pour ce tournoi», a expliqué le numéro 2 mondial en conférence de presse, vendredi.

«Les Internationaux des États-Unis sont encore une plus grande priorité cette année qu’ils ne l’étaient l’an dernier. Non pas que ce n’était pas une priorité en 2017, mais Wimbledon était alors vraiment clef pour moi», a rappelé le Suisse de 37 ans.

«C’est là-bas que je n’avais pas été bien l’année d’avant, c’est pour cela que je voulais être prêt pour Wimbledon en 2017, j’avais même fait l’impasse sur Roland-Garros», a poursuivi le joueur aux 20 titres du Grand Chelem.

Sacré à cinq reprises à Flushing Meadows — la dernière fois en 2008 —, Federer n’avait pas participé à l’édition 2016 du tournoi new-yorkais après avoir mis un terme à sa saison dès juillet en raison d’une blessure à un genou. En 2017, alors qu’il avait réussi un retour tonitruant au sommet en remportant notamment les Internationaux d’Australie et Wimbledon, il avait été arrêté en quarts de finale des Internationaux des États-Unis par l’Argentin Juan Martin del Potro.

«Je n’étais pas à 100 % l’an dernier, c’était difficile, dès le début du tournoi, je savais que cela ne serait pas possible de viser la victoire», a admis Federer. «Il aurait fallu que tout me soit favorable, comme des adversaires qui abandonnent ou qui sortent le pire match de leur carrière pour que j’ai une chance de gagner», a avancé le maestro suisse.

Parcours ardu

Federer pourrait retrouver dès les quarts de finale le Serbe Novak Djokovic, sixième joueur mondial, qui vient de le dominer en finale du Masters 1000 de Cincinnati.

«C’est le tirage au sort, on ne peut pas le contrôler, il faut juste l’accepter», a-t-il noté, fataliste. «Mais je ne suis pas encore en quarts de finale, ni même au deuxième tour, les prochains jours vont être important», a conclu Federer qui aura pour premier adversaire le Japonais Yoshihito Nishioka (177e). Il pourrait retrouver au troisième tour l’imprévisible Nick Kyrgios (30e).

Quant à l’Espagnol Rafael Nadal, numéro un mondial, il sera opposé d’entrée de jeu à une vieille connaissance : son compatriote David Ferrer (79e). En cas de victoire, il bénéficiera d’un tableau relativement dégagé jusqu’en quarts de finale, où il pourrait retrouver le Sud-Africain Kevin Anderson (5e), qu’il a battu en finale de l’édition 2017.

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MURRAY DANS LE PLUS GRAND FLOU À NEW YORK

Andy Murray a admis vendredi qu’il abordait dans le plus grand flou les Internationaux des États-Unis, son premier tournoi du Grand Chelem depuis Wimbledon 2017. «Ce tournoi est un peu différent, car chaque année depuis 10-11 ans, quand je viens ici, je me suis préparé pour essayer de gagner le titre alors que c’est un objectif qui n’est pas réaliste pour moi cette année. C’est un état d’esprit un peu différent pour moi par rapport à ce que j’ai connu, c’est un peu bizarre.» L’Écossais de 31 ans a remporté à New York en 2012 le premier de ses trois titres du Grand Chelem. Il abordera toutefois l’édition 2018 à la 378e place mondiale après avoir manqué 11 mois de compétition entre juillet 2017 et juin 2018 à cause d’une blessure à une hanche, pour laquelle il a été opéré en janvier dernier. Depuis, il a participé aux tournois de Washington, où il a atteint les quarts de finale, et de Cincinnati, où il a chuté d’entrée face au Français Lucas Pouille. «Je ne sais pas comment mon corps va réagir aux matchs au meilleur des cinq sets, il n’y a qu’en les jouant que je le saurais. Je me sens mieux physiquement qu’il y a quelques semaines et c’est positif», a conclu Murray, qui sera opposé pour son entrée en lice au modeste Australien James Duckworth (445e).  AFP

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LA COUPE FED VA AUSSI CHANGER DE VISAGE

Après la Coupe Davis, c’est la Coupe Fed qui pourrait subir une métamorphose. La Fédération internationale de tennis (ITF) étudie en effet la possibilité de changer le format de la compétition féminine par équipes après avoir déjà modifié celui de la Coupe Davis masculine. L’ITF a fait connaître son intention de mettre en place un tournoi de la Coupe Fed à 16 équipes qui sera disputé au même endroit, similaire au nouveau format de la Coupe Davis approuvé la semaine dernière. Des nouveautés seront d’ailleurs en vigueur dès l’édition 2019 la Coupe Fed : ajout du bris d’égalité au troisième set et autorisation d’avoir cinq joueuses au sein de l’équipe au lieu de quatre. La bourse totale doublera à 7,5 millions $US l’an prochain. Au fil des quatre dernières années, la Ville de Québec a accueilli trois fois un affrontement de la Coupe Fed, alors que le Canada battu la Slovaquie en 2014 et subi des défaites contre la Répuplique tchèque en 2015 et la Biélorussie en 2016.  D’après AP

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«Je n’ai pas le sentiment que je suis tout en haut et que les autres sont plus bas, on est toutes sur la même ligne, j’essaie de gagner mes matchs quand je rentre sur le court» – Simone Halep. La numéro un mondiale refuse de se voir comme la favorite des Internationaux des États-Unis. Couronnée à Montréal le 12 août, elle n’a pas été gâtée pour son entrée en lice à New York puisqu’elle affrontera l’Estonienne Kaia Kanepi (44e mondiale), qui avait atteint les quarts de finale à Flushing Meadows en 2017.