Si Roger Federer l’emporte vendredi contre Robin Haase, il deviendra, à 36 ans et six mois, le plus vieux joueur à s’emparer du premier rang du classement de l’ATP.

Federer à un pas d'un nouveau record

ROTTERDAM — Plus qu’une victoire et Roger Federer deviendra le plus vieux joueur à régner sur le tennis mondial. Le maestro suisse est en passe d’écrire un nouveau chapitre de l’histoire du tennis après son succès devant l’Allemand Philipp Kolschreiber, jeudi à Rotterdam.

Le record de l’Américain Andre Agassi ne tient plus qu’à un fil. En 2003, le «Kid de Las Vegas» s’était hissé au sommet de l’ATP à tout juste 33 ans. Federer peut le surpasser à 36 ans et six mois. Il ne lui reste plus qu’un match à remporter, vendredi face au Néerlandais Robin Haase (42e mondial).

En écartant Kohlschreiber en deux manches de 7-6 (8) et 7-5, l’obstacle le plus haut (36e mondial) sur sa route vers la couronne, l’homme aux 20 titres majeurs semble avoir fait le plus dur. Après les trois quarts d’heure d’échauffement mercredi contre le Belge Ruben Bemelmans (6-1, 6-2), le niveau d’adversité est monté en flèche sur le court central de Rotterdam.

«C’était compliqué. J’ai dû lutter», a reconnu Federer. «Mon plan de jeu était bien, mais je n’étais pas en capacité de le mener à bien», a ajouté le Suisse, vainqueur de Kolhschreiber pour la 13e fois en 13 duels.

«C’est un défi excitant. J’ai cravaché pour pouvoir me retrouver là. J’ai dû remporter de nombreux matchs l’an dernier», a expliqué Federer, qui ne s’imaginait pas être en mesure de redevenir numéro un mondial après son opération du genou gauche en février 2016, année très délicate pour lui.

Ajout de dernière minute

À l’origine, le tournoi de Rotterdam n’était pas inscrit à l’agenda de Federer. Mais il a modifié ses plans afin de combler l’écart (155 points) le séparant du roi Rafael Nadal, qui soigne actuellement une blessure à une cuisse. S’il franchit les quarts de finale, il se parerait de la couronne pour la première fois depuis 2012.

«Je devais choisir entre Rotterdam et Dubaï [26 février au 3 mars]. J’aime jouer les deux, mais j’ai opté pour Rotterdam parce que c’est un tournoi à l’intérieur», a-t-il expliqué plus tôt cette semaine. «J’y ai de bons souvenirs. En 1999, j’ai reçu une invitation pour les qualifications et j’ai réussi à accéder au grand tableau [battu en quarts de finale]. Cela représentait un cap franchi dans ma carrière.»