Championnes du RSEQ, les basketteuses du Rouge et Or de l’Université Laval ont pris le train, mardi matin, en direction de Toronto où sera disputé le championnat canadien universitaire de basket féminin.

Favorites, les filles du Rouge et Or sautent dans le train des championnats canadiens [VIDÉO]

Les basketteuses du Rouge et Or de l’Université Laval ont pris le train pour Toronto mardi matin. Jeudi, elles affronteront en lever de rideau des championnats canadiens universitaires l’équipe hôtesse de l’événement, les Rams de l’Université Ryerson.

Même si ses joueuses sont classées premières au pays et les Rams, huitièmes, l’entraîneur Guillaume Giroux insiste pour dire que ça ne signifie pas pour autant que le Rouge et Or aura la partie facile. «N’oublions pas que l’équipe championne des Maritimes (les Axewomen d’Acadia) doit obligatoirement être classée «top 6» même si les Stingers de Concordia [que le Rouge et Or a battues en finale québécoise samedi] leur sont probablement supérieures. De plus, Ryerson était classée deuxième au pays jusqu’à la fin novembre», analyse-t-il.

Bref, pas question de prendre les Rams à la légère. «Elles ont battu les Marauders de McMaster [deuxièmes au pays] deux fois et une fois les Gee-Gees d’Ottawa [quatrièmes] contre qui elles ont aussi perdu par seulement trois points. C’est une très bonne équipe qui pourrait être capable de nous battre», ajoute-t-il.

Giroux note la taille des attaquantes des Rams, notamment Sofia Paska, qui fait 6 pieds 4 pouces et montre une moyenne de 13,3 points par match, ainsi que Katherine Follis, Bronwyn Williams et Emma Fraser, qui font toutes les trois 6 pieds 2 pouces, sans compter six autres joueuses de 5 pieds 10 pouces et plus. 

«Elles sont très grandes, elles sont quatorzièmes au pays en attaque et septièmes en défensive. C’est évident que contre elles, on veut courir. On ne changera pas notre stratégie et peut-être même qu’on va encore mettre davantage d’emphase là-dessus. Nous aussi, notre équipe est grande, mais notre grandeur est quand même très mobile alors que Ryerson a plus de poids. Leurs joueuses sont quand même très costaudes.»

Relativement en santé

L’entraîneur pourra aussi compter sur un alignement relativement en santé. «Bien sûr, il y a des petits bobos, mais rien de grave. Elles sont toutes prêtes à jouer», indique-t-il, ajoutant qu’il attend beaucoup de quatre joueuses qui ont mérité des étoiles, notamment les ailiers Khaleann Caron-Goudreau, leader pour les blocs et les rebonds, et Jane Gagné, meilleure marqueuse de l’équipe cette année, ainsi que les arrières Sarah-Jane Marois et Claudia Émond, dont les talents de passeuses ne sont plus à prouver.

«On aura aussi besoin de filles comme Naomi Lavallée [ailier], qui a connu un gros match en finale du Québec et qui est toujours efficace au périmètre. Ce seront de gros matchs et le tournoi peut être long, alors si je suis capable de faire jouer huit ou neuf joueuses, je vais le faire», poursuit-il. Advenant une victoire jeudi, les filles du Rouge et Or auront congé vendredi avant de sauter sur le terrain de nouveau samedi et dimanche. Si elles perdent, elles joueront vendredi avec le cinquième rang canadien comme ultime objectif.

«Un championnat national, c’est très exigeant, mais nous avons cette année une équipe qui a beaucoup de profondeur. C’est pourquoi je crois vraiment en nos chances de succès», résume Guillaume Giroux. Le Rouge et Or n’a jamais remporté le championnat canadien de basketball féminin, terminant cependant deuxième à deux reprises, en 2017 et en 2002. Les Martlets de McGill, en 2017, et les Gaiters de Bishop’s, en 1983 et 1984, sont les seules équipes féminines québécoises à avoir savouré un championnat national.