Accueillir des pee-wee, c’est une histoire de famille chez Caroline Côté. Non seulement elle et son conjoint (à l’extrême gauche) accueillent les joueurs des Junior Bruins de Boston depuis 1981, mais son oncle et sa tante reçoivent aussi des pee-wee et ses grands-parents en ont hébergé pendant près de 20 ans.
Accueillir des pee-wee, c’est une histoire de famille chez Caroline Côté. Non seulement elle et son conjoint (à l’extrême gauche) accueillent les joueurs des Junior Bruins de Boston depuis 1981, mais son oncle et sa tante reçoivent aussi des pee-wee et ses grands-parents en ont hébergé pendant près de 20 ans.

Famille d’accueil depuis trois générations au Tournoi pee-wee

Dans la famille de Caroline Côté on aime les pee-wee. Ses grands-parents en ont hébergé pendant près de vingt ans. Son oncle aussi, et depuis maintenant 18 ans Caroline fait pareil. Même ses jeunes enfants souhaitent déjà suivre la tradition familiale.

Même si ses grands-parents ont hébergé plusieurs équipes au fil des ans, depuis 1981 la famille de Caroline s’occupe uniquement de la formation des Junior Bruins de Boston.

«Ça fait vingt ans qu’on côtoie le même entraîneur [Mike Cashman] chez les Junior Bruins, c’est plus facile de s’organiser d’année en année. J’ai habité chez mes grands-parents et j’ai toujours vécu avec des pee-wee chez nous, donc c’était naturel de prendre la relève», a-t-elle raconté en entrevue avec Le Soleil.

«Mes garçons et mon cousin me disent déjà que lorsque j’en aurai assez, ils sont prêts à poursuivre la tradition». 

Caroline apprécie la nouvelle énergie que les pee-wee apportent dans la maison familiale durant leur séjour. Elle trouve aussi bénéfique que ses enfants maîtrisent très bien l’anglais, et ce à force de côtoyer ces jeunes joueurs américains.

Elle les surprend régulièrement à jouer en ligne avec des pee-wee, comme quoi l’amitié se poursuit bien au-delà du tournoi. 

Cette relation de longue date avec les Junior Bruins ne s’est pas limitée au hockey.

Chaque printemps, la famille Côté rend visite au Junior Bruins pour célébrer la fin de sa saison.

Mais ce n’est pas les seules célébrations auxquelles la famille de Caroline a été invitée. «On a assisté au mariage d’anciens joueurs, à des baptêmes, des graduations. Des parents me contactent même parce qu’ils veulent héberger mes garçons, histoire de rendre la pareille. Ils sont très impressionnés par notre implication bénévole», a-t-elle déclaré. «On fait partie de leur famille».

Cette proximité entre la famille Côté et l’organisation de Boston s’avère aussi rassurante pour les parents, qui envoient parfois pour la première fois leurs enfants faire un tournoi dans un autre pays. 

«Y a des enfants qui ont rarement dormi ailleurs que chez eux, et là ils se retrouvent dans un autre pays au sein d’une famille francophone, c’est un tout autre environnement.»

Questions sur Bergeron

Qui dit Bruins, dit Patrice Bergeron. Quand les jeunes arrivent à Québec, ils ont forcément beaucoup de questions sur le joueur natif de L’Ancienne-Lorette.

«Ils me demandent souvent si je le connais personnellement. Ils ont un peu la vision que Québec est un petit village où tout le monde se connait». 

«Je les ai amenés au restaurant Le Sagamité, et je leur dis que c’est là que Patrice Bergeron a célébré sa réception de mariage, et là ils sont tous impressionnés.» 

Les joies de Québec

Chaque année, Caroline est impressionnée de voir à quel point les jeunes apprécient les activités hivernales à Québec.

«La gérante m’expliquait qu’à Boston, il n’y a pas beaucoup de neige. Donc d’en voir autant, c’est souvent une première pour eux. Ils vont au Village vacances Valcartier, ils font du traineau à chiens. Des activités qu’ils ne feraient pas chez eux.»

Elle invite régulièrement les familles des pee-wee à visiter Québec durant l’été pour voir une autre facette de la ville.

En plus d’héberger, Caroline Côté est aussi capitaine des Junior Bruins depuis cinq ans. 

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DES JEUNES DE L’OCÉANIC DE RIMOUSKI INSPIRÉS PAR LAFRENIÈRE

Peu d’équipes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) sont représentées au Tournoi pee-wee de Québec. Parmi elles, il y a l’Océanic de Rimouski, dont les représentants sont très fiers de porter le même uniforme que leur idole Alexis Lafrenière.

Le capitaine de l’Océanic est plus que dominant cette saison, et ses performances laissent présager qu’il sera le tout premier choix du prochain repêchage de la Ligue nationale de hockey (LNH) à Montréal.

Pour les jeunes de la région du Bas-Saint-Laurent, Lafrenière, qui a participé au tournoi en 2014, est l’exemple à suivre. «Pour moi il est une grande source d’inspiration. Il est bon, il a des mains et tout un lancer, en plus d’être rapide», explique Pierre Lambert. 

En plus de la jeune sensation québécoise, les jeunes peuvent s’inspirer aussi d’un autre ancien porte-couleur de l’Océanic : Sidney Crosby.

«Je suis fier de porter l’uniforme de l’Océanic, car Sidney Crosby est aussi une idole», raconte Pierre. Son coéquipier, Noa Lévesque, se dit «inspiré» par le parcours professionnel du capitaine des Penguins de Pittsburgh.

Selon, le jeune Eliot St-Pierre, Alexis Lafrenière pourrait bien suivre les traces de Crosby.

«Je pense qu’Alexis pourrait avoir une carrière similaire à Crosby. Il n’a pas l’air d’un joueur qui s’assoie sur son talent».

De faire partie d’une des six équipes à représenter une formation de la LHJMQ est aussi un élément très motivant pour ces jeunes hockeyeurs.

«C’est plus le fun de représenter des équipes de la LHJMQ. En plus, on a fait une pratique avec eux [joueurs de l’Océanic] avant le tournoi. Et durant leur match suivant, on a été présenté à la foule», raconte un Pierre Lambert visiblement marqué par cette expérience. 

Ces trois jeunes joueurs natifs du Bas-Saint-Laurent vivent un rêve en participant au Tournoi pee-wee. Un autre de leur rêve sera d’un jour porter l’uniforme de l’Océanic mais au niveau junior.

L’Océanic de L’Est-du-Québec a plié l’échine par la marque de 4 à 0 lors de leur match inaugural contre les Cataractes de Shawinigan.